25/10/2025
LE JOUR OÙ DES AFRICAINS ONT ÉTÉ JETER VIVANT DANS LA MER ET MANGER PAR LES POISSONS
Il y a des pages de notre histoire qu’on a voulu effacer à coups d’eau salée.
Mais même la mer n’a pas pu tout avaler.
Parce que le s@ng crie encore.
Le 29 novembre 1781, sur le navire ZONG, l’Afrique a pleuré ses enfants
et l’humanité a perdu son âme.
Le Zong est parti d’Accra, sur la Côte de l’Or le Ghana d’aujourd’hui.
Les captifs venaient de peuples fiers :
les Akan, les Ga-Adangbe, les Ewe, les Yoruba, les Fon…
Des hommes, des femmes, des enfants arrachés à leurs villages, vendus dans les forts de James, de Christiansborg, de Cape Coast,
et embarqués comme du bétail vers la Jamaïque, colonie britannique.
Ils étaient 440 âmes entassées dans l’obscurité,
enchaînées, affamées, privées de souffle.
Mais ce n’était que le début de l’horreur.
Le capitaine Luke Collingwood, incapable de naviguer correctement, s’est égaré.
Le navire a manqué d’eau.
Mais au lieu d’assumer son incompétence, il a choisi la barbarie.
Il a ordonné qu’on jette à la mer 132 Africains vivants.
Oui, vivants.
Des hommes, des femmes, des enfants.
Jetés dans les vagues, les mains ligotées,
leurs cris étouffés par la houle,
leurs corps engloutis par l’océan Atlantique.
Et tout ça… pour l’argent.
À l’époque, les esc.laves étaient assurés comme du bé.tail . S’ils mouraient de maladie, le capitaine ne recevait rien. Mais s’ils étaient ''perdus en mer'', la compagnie d’assurance devait payer une indemnité. Alors Collingwood a fait je.ter nos anc.êtres à la mer pour pouvoir toucher 30 livres sterling par tête, soit environ 4 000 livres au total l’équivalent aujourd’hui de plus de 600 000 euros.
Tu lis bien : des êtres humains, év.alués comme du bé.tail, sa.crifiés pour une somme d’argent. Et plus t**d, les armateurs du navire ont eu l’audace d’aller devant un tribunal britannique pour réclamer le remboursement de leurs pertes.
Pas une seule poursuite.
Pas une seule condamnation.
Pas une seule excuse officielle.