Abellard Karate Dojo International

Abellard Karate Dojo International Les Professeurs ABELLARD ont fait du karaté un ART de VIVRE et de PENSER durant toute leur vie. Le no

13/09/2025
La course continue et nous remercions l'Unique de nous laisser encore poursuivre notre destinée de pionnier avec toutes ...
16/03/2025

La course continue et nous remercions l'Unique de nous laisser encore poursuivre notre destinée de pionnier avec toutes les potentialités corporelles d'action pour oeuvrer dans la matière et partager nos connaissances avec nos élèves. Bénie soit mon äme qui se souvient aujourd'hui encore des bienfaits de l'Eternel Un par Trois fois Un Seul... Amen !

Bonjour les amis du Karaté. La reprise est en route ! Et les inscriptions sont en cours. Heureux sommes-nous de vous rec...
21/08/2024

Bonjour les amis du Karaté.
La reprise est en route ! Et les inscriptions sont en cours.
Heureux sommes-nous de vous recevoir en notre DOJO et d'accompagner vos enfants dans la voie noble de la Discipline Martiale que nous professons depuis plusieurs années sans interruption.
Ainsi le veut la Providence ! Profitez-en !

16/05/2024

CHAPITRE ONZIÈME

LES ÉTAPES VERS LA MAÎTRISE DE SOI

(Un simple rendez-vous ; Les 20 préceptes de la maîtrise ; Dojo Kun ; Le Crédo du karaté ; Le Crédo du Samourai ; La maîtrise du moment, par le contrôle du souffle et de la pensée, à travers les activités de la vie ; Importance de la mémoire ; La discipline du corps.)

LES ÉTAPES VERS LA MAÎTRISE

Les étapes vers la maîtrise sont longues, très longues. Elles durent toute une vie.

Ce sont des moments de silence en soi, d’introspections, d’analyses en profondeur. Des moments où le cours de l’existence doit s’arrêter pour soi si l’on peut dire, afin de pouvoir dans cet instant revenir sur ses pas, après avoir déjà avancé de plusieurs pas peut-être. Après avoir avancé de plusieurs pas, disons-nous, parce que la vie nous emporte vers un ailleurs que nous avons peine à concevoir mathématiquement dans le temps.

Pour transcender ces moments, il faut être tout entier en soi, dans l’oubli de l’extérieur, dans l’oubli des gestes trompeurs, dans l’oubli du monde alentour enfin.

Mais comment maîtriser un instant comme celui-là, quand la nécessité de l’heure vous commande de vous concentrer sur le présent de vos activités, ou mieux encore, sur l’objectif de l’heure à atteindre ?

Comment, dans le cas d’un rendez-vous important, par exemple, où il faut tout faire pour arriver à l’heure, ce qui oblige le mental à rester concentré sur le rendez-vous d’ailleurs, comment répétons-nous peut-on concevoir la maîtrise de cet instant-là ?

Comment cette maîtrise peut-elle s’articuler valablement au point que nous puissions affirmer que l’instant est sous notre contrôle !

Décrivons un peu cet instant avant sa prise sous tutelle par l’esprit dans ce cas spécifique.

D’abord, tout nous porte vers le désir de faire vite, et le corps ne fait que suivre le courant de l’idée force qui l’entraîne vers l’aboutissement de sa soif ! Pour pouvoir contrôler cette phase d’excitation du mental, il faudrait figer le désir que réactionne le rendez-vous, suspendre le cours de la pensée qu’il entraîne, ramener le souffle au calme et de suite, contrôler le corps dans sa totalité. Ceci est le point de vue global.

Mais, quand l’esprit est ainsi tendu vers l’objet de sa soif, il conditionne tout le corps, sentiments inclus, vers ce but. Le pauvre cœur, dans l’angoisse et l’impatience de l’heure, bat plus vite. Ce qui retourne un effet amplifié à l’esprit, qui lui-même se surchauffe. Et dans cette surchauffe, retourne cette ardeur encore au cœur, qui relance le cycle jusqu’à ce que le but soit atteint ou qu’on l’abandonne. Autrement, c’est un cycle infernal d’excitations et de surexcitations jusqu'à leur phase finale dans la normale, mais après un temps variablement long à supporter.

Pour arriver donc à cet exploit de contrôle de soi, il faut reconnaître que dans l’instant immédiat de son applicabilité, nous perdons l’objet de notre but, le rendez-vous que nous ne devons pas rater.

Essayons alors d’expliciter les choses et articulons les d’une autre façon.

Pour résumer la question, il nous faut contrôler l’instant jusqu’à le maîtriser, sans pour autant rater le rendez-vous. Il nous faut gérer l’instant présent, quand bien même ce dernier nous échapperait d’ailleurs, et nous emporterait dans son courant passionnel et temporel. Ce doit être la démarche. Mais comment s’y prendre ?

Juste un retour sur soi, un grand retour en arrière, tout en étant dans le temps du rendez-vous, et mesurant le temps de l’activité motrice qui nous entraîne vers le but à atteindre.

La mesure de ce moment, demande que nous rentrions en nous-même en recommandant à l’esprit de s’observer pendant cet instant dans l’attente et la recherche du calme. Dans cet instant immédiat, nécessaire à la conscience pour se transcender, nous perdons l’objet de notre hâte, le rendez-vous, comme dit plus haut, parce que l’esprit se concentre sur son retour au calme. Il s’achemine progressivement vers ce retour au calme. L’activité motrice entraînante diminue et cesse. Nous voici en parfaite condition préparatoire pour gérer l’instant et le maîtriser. Parce que le calme s’installe, le rythme cardiaque revient à la normale, les battements désordonnés cessent. Nous revenons à la case départ, juste avant de nous porter à notre rendez-vous. Mais il se trouve que maintenant, nous n’avons nul désir, nulle envie. Nous sommes maîtres de nous-mêmes. Et si cet instant dure trop longtemps, nous pouvons rater notre rendez-vous.

Que faire alors ? Nous installer dans le temps de notre préparation à ne pas rater notre rendez-vous. Nous devons continuer nos activités tout en nous observant. Ou encore conditionner notre corps dans cette activité et maintenir l’esprit dans les limites de ses circonvolutions et en discontinuité d’action avec le corps. Ce qui s’explicite ainsi : continuer notre activité en nous observant.

Vous reconnaîtrez qu’une telle pratique demande un temps de recherche, un temps de répit par rapport aux activités de l’existence, qui dans leur rythme effréné, ne nous laissent guère de temps pour nous-même. C’est pourquoi, il est important pour soi de trouver des balises tout au long de notre cheminement afin de pouvoir arriver à un minimum de contrôle de notre vie. Le bon départ commence par une juste réglementation des heures de sommeil. On ne saurait en comprendre l’importance, tant cela demeure vital pour notre corps tout entier.

LES 20 PRECEPTES DE L’ART MARTIAL
(KARATE JUTSU NIJU KYOKUN )

1. KARATE JUTSU WA REI NI HAJIMARI, REI NI OWARU KOTO WO WASURERU NA
 LE KARATE COMMENCE ET FINIT PAR LE SALUT

2. KARATE JUTSU NI SEN TE NASHI
 LA PREMIERE INITIATIVE NE CONSISTE PAS A ATTAQUER EN KARATE JUTSU

3. KARATE JUTSU WA GI NO TSUKUKE
 LE KARATE EST UN COMPLEMENT DE LA JUSTICE

4. MAZU JIKO WO SHIRE, SHIKASH*TE TA WO SHIRE
 CONNAIS TOI TOI-MEME POUR CONNAÎTRE LES AUTRES

5. GI-JUTSU YORI SHIN JUTSU
 L’ESPRIT EST SUPERIEUR A LA TECHNIQUE

6. KOJORO WA HANNATAN KOTO WO YOSU
 L’IMPORTANT EST DE GARDER L’ESPRIT OUVERT SUR L’EXTERIEUR
7. WAZAWAI WA GETAI NI SHO ZU
 LE MALHEUR PROVIENT DE LA PARESSE

8. DOJO NO MI NO KARATE TO OMOU NA
 KARATE AU DOJO, KARATE DANS LA VIE

9. KARATE NO SHUGYO WA ISSEI DE ARU
 LE KARATE EST AFFAIRE DE TOUTE UNE VIE

10.ARANOYU MONO WO KARATEKA SEYO, KOKO NI MIYOMI ARI
 TROUVER LA PERFECTION DU KARATE DANS LES EXEMPLES DE LA NATURE

11.KARATE WA YU NO GOTOKU, TAESUNETSU WO ATAEZAREBA MOTO NO MIZU NI KAERU
 ENTRETENIR LE FEU SOUS LE KARATÉ POUR QU’IL NE SE REFROIDISSE PAS

12.KATSU KANGAE WA MOTSU NA MAKENU KANGAE WA HITSU YO
 NI GAGNER, NI PERDRE

13. TEKIN YO TSUTE TENKA SEYO
 MODIFIER SA PROPRE ATTITUDE SELON CELLE DE L’ENNEMI

14. SEN WA KYO-JUTSU TENKA SEYO
 LE SECRET DU COMBAT EST LA MANŒUVRE ENTRE LE PLEIN ET LE VIDE

15. HITO NO TE ASHI WO KEN TO OMOE
 NOS BRAS ET JAMBES DOIVENT MANOEUVRER COMME DES SABRES

16. DANSHI MON WO IZUREBA, YAKU MAN NO TEKI ARI
 UN HOMME QUI SORT DE SA MAISON FAIT FACE A UN MILLION D’ENNEMIS

17. KAMAE WA SHOSHISHA NI ATO WA SHIZENTAI
 TOUT COMMENCE DANS LE KAMAE, LA FORME NATURELLE VIENT ENSUITE

18. KATA WA TADASHIKU JISSEN WA BETSU MONO
 LE KATA EST UNE CHOSE , LE COMBAT UNE AUTRE

19. CHIKARA NO KIO-JAKU, KARADA NO SHIN JUKU
 VARIEZ FORCE, SOUPLESSE ET RYTHME

20. TSUNE NI SHINEN KUFU SEYO
 PENSEZ ET ELABOREZ TOUJOURS


LE DOJO KUN

En salle de karaté, à dessein de fixer l’attention et les lignes directrices de la pensée et de la démarche dans les limites de l’action juste et ordonnée, le pratiquant de karaté récite le Dojo Kun à cet effet. Il existe également un Crédo qui remplit le même office.

 HITOTSU, JINKAKU KANSEI NI TSUTOMURUKOTO

TRAVAILLER À PERFECTIONNER LE CARACTÈRE

 HITOTSU, MAKOTO NO MICHI WO MAMORUKOTO

PROTÉGEZ LE CHEMIN DE LA VÉRITÉ, OU DEMEUREZ DANS LA VÉRITÉ

 HITOTSU, DORYOKU NO SEISHIN WO YASHINAUKOTO

ELEVER L’ESPRIT PAR LE DUR LABEUR

 HITOTSU, REIGI WO OMONZURUKOTO

COURTOISIE ET RESPECT

 HITOTSU, KEKKI NO YUU WO IMASHIMURUKOTO

CONTENIR SON IMPÉTUOSITÉ



LE CREDO DU KARATÉ :

JE DOIS ME RAPPELER

QUE J’AI ENTREPRIS L’ÉTUDE DU KARATÉ

POUR AVOIR UNE CLAIRE CONSCIENCE EN TOUTE CHOSE.

JE SUIS SANS IDÉE PRÉCONÇUE,
PRÊT À RENDRE LA JUSTICE
ET À PROTÉGER MON PROCHAIN.

JE NE SERAI JAMAIS CRUEL NI ORGUEILLEUX.

JE N’UTILISERAI MES CONNAISSANCES EN KARATÉ QUE SI JE NE PUIS ABSOLUMENT PAS L’ÉVITER

ET TOUJOURS COMME MOYEN DE DÉFENSE.


LE CREDO DU SAMOURAI

JE N’AI PAS DE PARENTS ;
JE FAIS DU CIEL ET DE LA TERRE MES PARENTS.

JE N’AI PAS DE POUVOIR DIVIN ;
JE FAIS DE L’HONNÊTETÉ MA FORCE.

JE N’AI PS DE RESSOURCES ;
JE FAIS DE L’HUMILITÉ MON EXPÉDIENT.

JE N’AI PAS DE DON MAGIQUE ;
JE FAIS DE MA FORCE D’ÂME MON POUVOIR MAGIQUE.

JE N’AI NI VIE NI MORT ;
JE FAIS DE L’ÉTERNEL MA VIE ET MA MORT.

JE N’AI PAS DE CORPS ;
JE FAIS DU COURAGE MON CORPS.

JE N’AI PAS D’YEUX ;
JE FAIS DE L’ÉCLAIR DU TONNERRE MES YEUX.

JE N’AI PAS D’OREILLES ;
JE FAIS DU BON SENS MES OREILLES.

JE N’AI PAS DE MEMBRES ;
JE FAIS DE LA VIVACITÉ MES MEMBRES.

JE N’AI PAS DE PROJET ;
JE FAIS DE L’OPPORTUNITÉ MON DESSEIN.

JE NE SUIS PAS UN PRODIGE ;
JE FAIS DU RESPECT DU DHARMA (DOCTRINE) MON MIRACLE.

JE N’AI PAS DE PRINCIPES ;
JE FAIS DE L’ADAPTABILITÉ À TOUTES CHOSES MES PRINCIPES.

JE N’AI PAS D’AMI ;
JE FAIS DE L’ESPRIT MON AMI.

JE N’AI PAS D’ENNEMI ;
JE FAIS DE LA DISTRACTION MON ENNEMI.

JE N’AI PAS D’ARMURE ;
JE FAIS DE LA BIENVEILLANCE ET DE LA RECTITUDE MON ARMURE.

JE N’AI PAS DE FORTERESSE ;
JE FAIS DE LA ‘SAGESSE IMMUABLE DE L’ESPRIT’ MA FORTERESSE.

JE N’AI PAS D’ÉPÉE ;
JE FAIS DU ‘SILENCE DE L’ESPRIT’ MON ÉPÉE

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Voici donc l’orientation de la discipline martiale en ces quelques préceptes. Ils ont valeur de vérité et couleur de vie supérieure. A chacun d’en faire son propre profit au milieu des activités quotidiennes. Pour ma part, ils sont vie et vérité.

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LES TROIS NIVEAUX

Après les vingt Préceptes du karaté, le Dojo Kun et les deux Crédo, abordons les trois niveaux de la pratique pour comprendre comment ces derniers s’inséraient dans le cadre d’une pratique contrôlée. Nous allons pour parler de ces trois niveaux devoir faire appel au Shihan Henry Plée qui traite de l’importance du fond plutôt que de la forme en karaté. En effet, dit Shihan Plée :

« Avant l’invention du système des Dan, il existait trois niveaux , qui étaient sanctionnés par des titres : RENSHI, KYOSHI, HANSHI.

RENSHI était le niveau de la maîtrise technique. Savoir exploiter la faiblesse du cerveau de ses adversaires. Les techniques elles-mêmes n’étaient pas considérées comme le critère le plus important. La façon de les réussir comptait beaucoup plus que la forme extérieure.

KYOSHI était le niveau où l’on maîtrisait les faiblesses paradoxales de notre esprit. Et l’on était admis à enseigner à partir de ce niveau comme assistant d’un Hanshi ou SHIHAN.

HANSHI représentait le niveau où l’on pouvait exploiter les faiblesses de ses adversaires sans se laisser piéger soi-même. »

C’était donc la dernière étape dans l’ordre hiérarchiquement mental. Dans ce contexte tridimensionnel, la justification de ces principes trouve sa raison d’être dans une forme de manifestation du geste technique que nous allons analyser tout de suite.

Quand nous avons accumulé tout le bagage technique nécessaire au combat pur, étape du 1er niveau, nous aurons à éviter de tomber dans le piège du 3e niveau. Et dans cette approche, nous pouvons concevoir la situation de cette manière.

Techniquement préparé, nous engageons le combat avec un adversaire. Connaissant nos faiblesses propres pour les avoir reconnues et dénombrées au cours de nos introspections et méditations, nous devons nous appliquer à éviter leur emprise fatale en projetant l’idée que nous avons d’elles sur notre vis-à-vis dans une recherche et une identification de leurs effets à même de renverser la situation à notre profit. Ce qui nous permettra d’entrer dans sa garde plus facilement. Le fait d’avoir réussi à entrer dans sa garde peut amener une première forme de satisfaction dans le mental, comme dit plus haut. Ce danger doit être contourné par la maîtrise de l’instant. Contenez ce début de satisfaction et avancez vers la victoire en dépassant ce stade. Ce qui va vous inciter à continuer l’attaque jusqu’à la victoire méritée si la technique est supportée par la détermination surajoutée.


Autrement dit encore, après avoir porté un coup qui atteint son but, nous avons une première forme de satisfaction sur le moment. Ce début de satisfaction, alors que le combat ne fait que commencer, peut nous amener à perdre le combat si nous subissons une autre attaque. Le meilleur est de contenir cette satisfaction tout en continuant jusqu’à la victoire définitive.

C’est ce que le Shihan Plée a voulu nous faire comprendre et que j’ai choisi de vous expliquer en d’autres termes. Je pourrais résumer ces trois niveaux ainsi :

Renshi = Technicité

Kyoshi = Connaissance

Hanshi = Victoire


LA MAÎTRISE DU MOMENT EN KARATÉ

De tout temps, l’homme a cherché à maîtriser la plupart des moments de son existence. Cette possibilité lui est enfin offerte par la pratique du karaté. Mais, comment y arriver en karaté ?

Dès les premières séances de la pratique, chaque moment requiert un examen de conscience. Chaque étape de la pratique interpelle une prise de conscience de la réalité de l’instant.

L’étudiant tout d’abord entre par la porte du DOJO en saluant à l’entrée. Il se porte résolument vers le lieu désigné en face du Sensei pour se mettre en position si la classe est sur le point de commencer. Autrement, il va se mettre à côté des autres en position assise ( Tate-Hiza ) pour attendre le moment de commencer à travailler.

Le contrôle commence déjà parce qu’il y a une façon de s’asseoir en classe de karaté. Cette façon accorde à l’étudiant le maximum de protection contre toute attaque provenant de son vis-à-vis. C’est le Tate-Hiza ou la position des deux jambes croisées en ciseaux de tailleur. Le corps est droit, l’esprit en éveil, les oreilles en alerte pour capter toute information, instruction ou injonction du Sensei.
Au commandement TATE, il se met promptement debout conformément à la façon qu’on lui a enseignée de le faire, car, là encore, il y a une façon de le faire. Elle consiste à avancer la jambe droite de la position assise étant, à presser le genou de la jambe gauche par terre et à basculer le corps dans cet espace du genou et du pied en avant pour se mettre debout. Et là, se tenant à la verticale, le corps, des pieds à la tête,parfaitement droit, il s’immobilise une seconde pour fixer l’instant : c’est le premier exercice de contrôle. La seconde suivante, il incline le corps en avant pour respectueusement adresser son salut. Il se redresse après le salut, une autre seconde d’arrêt, le corps à la verticale et le regard horizontalement droit devant, le maintien altier. Il amorce ensuite un mouvement des deux bras vers le bas et en avant pour se mettre en garde, ferme ses poings fortement dans ce premier temps. Les poings sont relaxés légèrement dans un deuxième temps pour attendre les instructions du Sensei.

L’on peut remarquer ici dans cette simple application du contrôle de l’instant en karaté que cinq étapes sont accomplies :
• La première, la position assise où l’on se concentre sur soi-même pour dompter l’impatience de l’attente.
• La deuxième, la position debout et tenue exprès une seconde pour l’immobilisation du corps.
• La troisième, le salut adressé à son vis-à-vis respectueusement et en toute conscience.
• La quatrième, l’immobilisation du corps encore après le salut martial.
• La cinquième, l’écartement des deux jambes chacun de son côté accompagné du mouvement montant et descendant des deux poings qui se ferment pour passer à HACHIJI DACHI ou YOI DACHI.

Un autre volet, soit dit, disciplinaire en karaté, consiste à maintenir le HEISOKU DACHI en station debout aussi longtemps que le réclame l’instructeur, de manière à contrôler les élans du corps en dehors des moments choisis pour lui imprimer un mouvement.

Cela peut se concevoir différemment pour un étudiant avancé. Il pourra se tenir en Kiba Dachi pour forcer le maintien de la colonne vertébrale en ligne droite et préparer le corps et l’esprit à se cantonner dans la ligne de force des positions de base. De manière à bénéficier d’un positionnement fort des hanches au cours des déplacements et des assauts techniques.
Voici ci-dessus donc décrit un mode de contrôle qui est réalisé en tout temps par les pratiquants des arts martiaux avant toute séance si tel est le vœu du Professeur.

Ce premier exercice de contrôle en classe de karaté va permettre au pratiquant d’approcher la réalité de son corps d’une autre façon, justement par le travail en profondeur qu’il sera appelé à expérimenter sur lui-même dans le futur de sa progression. Il verra le champ de sa conscience s’élargir dans le sens d’une recherche de contrôle de son corps tout entier, par une mémorisation des gestes et des activités du corps, au point de pouvoir rattacher à l’exercice y relatif toute sensation de douleur due à un mouvement quelconque exécuté à froid par mégarde ou absence d’échauffement.

C’est à ce point de vue que le karaté demeure une science. Car après avoir appris à utiliser valablement ses membres et tout son corps dans cette activité, on se trouve projeté sans avoir pu le prévoir dans une quête des profondeurs, jusque dans les méandres infinis de soi-même à soi-même et vers la sublimation des élans de l’âme et de l’esprit.


LA MAÎTRISE PAR LE CONTRÔLE DU SOUFFLE ET DE LA PENSÉE

Mettez-vous en condition de détente, assis ou allongé confortablement.

Provoquez ainsi la respiration profonde. Suivez dans un premier temps le mouvement du souffle dans votre cage thoracique et au moment ou vous le sentez descendre en phase d’expiration, saisissez-le et obligez-le à continuer l’expiration jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’air en vous-même. A ce moment, la prise d’air par le nez devient nécessaire et vous allez devoir inspirer profondément pour rétablir l’équilibre de l’inspiration et de l’expiration en poussant l’air vers le bas-ventre, de manière à le sentir jusqu’au niveau du HARA. Profitez-en pour continuer cinq fois de suite cette respiration profonde afin de stabiliser le souffle dans l’intention d’atteindre la phase du retour au calme.

Explication du retour au calme. Le souffle en période d’activité, suit le mouvement désordonné de l’instant, obéissant à l’humeur du moment. Il est indispensable de devoir travailler à son retour au calme pour pouvoir le contrôler.

Ceci dit, le corps étant calmé par suite de cet exercice, et s’il ne l’est pas, reprenez les étapes précédentes, jusqu’à vous rendre compte que les phases respiratoires deviennent plus longues et que tout s’est calmé.

Maintenant il faut reporter l’attention de l’esprit sur la pensée. Là, le travail commence vraiment, car le processus de la pensée actionne des mouvements désordonnés du souffle en soi par l’effet produit par ces pensées mêmes en phase d’excitation découlant des sentiments qu’elles charrient.

Vous allez dans le contrôle de l’instant ressentir tout le déséquilibre que subit le corps ainsi que toute la pression exercée par le duo pensées–sentiments à notre insu des fois, au cours de nos différentes activités.

Dans un premier temps, laisser aller et venir les pensées sans les retenir et suivez le rythme cardiaque pendant tout ce temps.

Dans un deuxième temps, écartez les pensées qui ne réclament point votre attention. S’il y a persistance de leur part, éliminez les par le raisonnement analytique qui seul pourra les reléguer dans le compartiment des données irrationnelles et absurdes. Continuez comme cela jusqu’à réaliser ce premier essai de contrôle.

A cette phase de notre contrôle, si toutes les pensées indésirables ont été repoussées et contenues dans leur sphère, hors de notre conscience du moment, sans aucune possibilité de réminiscence, nous pouvons aborder cette troisième étape. Car si vous y êtes arrivé vraiment, un grand pas est fait, vous pouvez le croire sans hésitation. D’ailleurs, le calme s’est fait dans votre mental. Ordinairement, ce moment prend trente minutes jusqu’à une heure d’horloge. Quel calme ! Quelle paix ! Nous avons le sentiment dans ces moments d’être en dehors des assauts de l’heure, hors du champ des activités envahissantes. Nous sentons un écran qui nous fait protection contre toute chose alentour. Nous avons le sentiment de ce bien-être…divin. Nous sommes dans le vide du tout où tout est tout et où tout n’est rien. Plénitude de l’être, vacuité de l’instant. Nous sommes en face du néant de soi en soi et face à soi, dans le vide de soi.

Si votre quête devait s’arrêter là, alors, vous y êtes et profitez-en. Mais si vous vouliez passer à une autre étape dans l’ordre des expériences à réaliser autour des effets de la pensée, continuez alors dans ce sens.

Introduisez maintenant l’idée que vous voulez dans l’instant. Cette idée subira la pression des autres qui voudront s’installer à sa place, mais gardez votre calme. C’est un travail de longue haleine. On n’y parvient pas tout de suite. C’est la fréquence et la régularité des séances accordées à cette pratique qui vont vous permettre de contrôler la situation.

L’idée que vous voulez garder, travaillez-la, analysez-la et choisissez si elle vaut la peine d’être mise en application. Si c’est le cas, apprêtez-vous à vous battre pour la réaliser. Car pour s’exprimer et s’extérioriser, elle va devoir affronter la réalité qui l’éprouvera au cours de son implantation, autant que votre déterminisme dans cette direction.

Cette épreuve sera donc double et servira à vous mettre sur la bonne voie. Si vous avez la chance de vous en sortir victorieux, cela se conçoit. Il en a été assez dit pour permettre à un Renshi de continuer son chemin tout seul. Le reste est une affaire de pratique. La voie est difficile au début, mais sa finalité est si noble que cela vaut la peine de s’engager. Allez-y ! Le chemin est tracé. Impossible de se tromper, la voie est en chacun de nous, la force également. Il suffit de regarder où l’on pose ses pas. Et même si vos pas vous détourneraient du chemin, la voie en soi vous y ramènera. L’énergie cosmique salutaire est en tous. L’élévation de l’âme est une nécessité cosmique autant que son aboutissement dans la lumière incréée. De lumière en lumière, nous devons avancer,de dimension en dimension, nous devons transcender jusqu’à percevoir soi-même dans l’autre et vice-versa. Le loup et l’agneau cohabiteront ensemble dans notre propre esprit après avoir pacifié nos instincts débordants de passion vitale. Paix aux âmes de bonne volonté qui s’engageront dans la voie de la maîtrise du corps et de l’esprit. Le karaté est par cela même un art de vivre et de penser.


LA MAÎTRISE A TRAVERS LES ACTIVITÉS DE LA VIE

Dans tout ce que nous faisons dans la vie, nous projetons une image de nous-même. Nous exprimons quelque chose, et notre entourage sait un petit quelque chose de ce que nous représentons. Il suffit des fois de prêter seulement l’oreille pour entendre des bribes de conversation qui commentent quelques-unes de nos actions sans qu’il soit nécessaire de se faire trop d’illusions sur notre compte...

Une certaine réalité nous entoure, et nous réagissons d’une certaine façon à cette réalité. Ce qui fait que nos proches ont une petite idée de notre façon de nous comporter. Autant dire que ces derniers sont même capables de prévoir une certaine réaction de notre part sans en avoir l’air. Il nous faut donc comprendre qu’ils peuvent valablement nous aider à contrôler notre propre situation, nos propres élans coutumiers, rien qu’en les écoutant parler. Nous apprenons tellement de choses de cette façon là, seulement en écoutant les autres et en observant autour de nous.

Et en parlant d’élans coutumiers, je dois vous apprendre que c’est là qu’il faut chercher à se connaître dans cette structure externe qui est la nôtre, expression de notre structure interne profonde. En nous observant dans notre comportement habituel, nous pouvons arriver à corriger certains travers qui nous guettent à chaque pas. Je m’en vais vous fournir des exemples.

Je vais m’appliquer à m’observer tout au long de mes activités journalières et vous allez voir quelles sont les expériences de maîtrise de soi que je suis à même de réaliser.


DANS LA SALLE DE BAIN

Si nous parlions maintenant de l’expérience que nous pouvons faire à partir d’une simple habitude matinale qui s’est installée dans nos activités de tous les jours avant le départ pour le bureau : la salle de bain.

La salle de bain est le lieu le plus fréquenté dans une maison. On y entre, on y sort à tout moment, comme le frigo qu’on ouvre et ferme un million de fois par jour sur notre passage. Ces choses là sont si bien ancrées dans nos habitudes que nous ne nous rendons plus compte des gestes que nous faisons, toujours les mêmes, invariablement au point que nous n’en avons plus connaissance. Et c’est là que commence le problème de la recherche de la maîtrise. Tous nos gestes se meuvent hors de la portée de notre conscience. Nous n’avons pas conscience de leurs mouvements, de leurs répétitions, de leur accoutumance. Et pour reprendre les choses en main, c’est-à-dire reprendre le contrôle de la situation de non contrôle, il faut vivre ces moments, les remettre en surface au niveau de la conscience de façon à leur imprimer le cours de la chose voulue.

Déjà, j’entre dans la salle de bain, je ferme la porte après moi, j’ouvre le robinet, je me lave les mains. Je me tourne vers le WC, soulève le couvercle, puis le deuxième, j’ouvre ma braguette, sors mon pistolet, et me mets à uriner. Je finis mon arrosage, je secoue le tuyau, le rentre dans son habitacle et l’y enferme. Je referme les deux couvercles du WC et me tourne du regard vers la salle de bain. A ce moment, j’enlève ma chemise et tout l’attirail avant de lever ma jambe pour pénétrer dedans. Dans le même temps, je me retourne vers la porte pour voir si je l’ai verrouillée ? Si je l’ai verrouillée, à coup sûr, je ne m’en souviens plus. Voilà comment cela se passe. Tout s’est fait en dehors du champ de la conscience lucide.

Maintenant pour s’en souvenir, il faut accorder à chaque chose vraiment importante, le temps qu’il faut pour le mémoriser. Nous avons besoin de savoir si la porte a été fermée par nous. Eh bien ! Laissons les yeux s'attarder un instant sur le geste. Ainsi le tour est vite joué, parce que la mémoire visuelle ajoutée au geste retient ce moment dans la conscience lucide.

Donc, pour chaque geste à retenir, attardez la conscience sur ce geste. La mémoire comprendra que vous y tenez et le retiendra. Autrement, pour la mémoire, cet instant doit se confondre indistinctement avec le tout. D’où il sera difficile de l’extraire par la suite.

Ceci élude le problème que me présente souvent quelques adultes autour d’une soi-disant perte de mémoire sans aucun handicap physique réel relevé par la médecine. Cela réside tout simplement dans le fait que nous faisons tout dans un seul temps, sans prêter attention véritablement à l’une ou à l’autre de nos activités. On approfondira soi-même.


L’IMPORTANCE DE LA MÉMOIRE

En parlant de mémoire, je crois devoir dire que l’on peut distinguer plusieurs types de mémoire. Mon expérience personnelle me porte à avancer ceci : il y a une mémoire découlant de tous les sens individuels, une découlant de la vue, de l’ouie, de l’odorat, du goût et du toucher. Ce dernier sens nous conduira à la mémoire gestuelle.

Quoique l’on fasse pourtant, pour solliciter l’un ou l’autre dans cette action, il s’agira toujours de s’arrêter un instant sur le moment pour provoquer le déclic de la mémoire. Et cela devrait suffire. Là toutefois où la fixation gestuelle ne devient plus nécessaire, c’est seulement quand les sentiments se mêlent de la partie, en agitant la mémoire consciente pour lui imprimer son sceau indélébile du moment.

Le grand inconvénient dans le concept de la maîtrise à ce propos, est que notre esprit fuit le moment de l’action corporelle pour se porter sur ce qui pour lui doit retenir l’attention. Puisqu’il n’a pas de directives précises. C’est pourquoi, ceci peut être une idée venue d’ailleurs, une inspiration venue d’ailleurs, un désir tout autre, etc. Nous parlons de ce qui doit être retenu pour l’esprit. Pour le corps, même sans l’interpellation de la conscience, toute douleur retiendra son attention. L’esprit n’en tiendra compte que parce que sa propre sphère en sera ébranlée.

Pour revenir à la situation de l’esprit et de la conscience lucide dans l’acte de mémorisation, voici un exemple. Je mange à table, mon esprit n’est pas du tout dans le repas, mais dans les colonnes de mon journal. Parce que je suis en train de questionner les activités de la veille afin de comprendre la situation de la cité. Ou encore, je me dirige vers la barrière de ma cour, en laissant uniquement mes pas me porter dans cette direction. Je ne prends même pas le temps de regarder sur quoi mes pieds se posent. Seule l’idée de la barrière vers laquelle je me dirige m’occupe l’esprit.

De tout cela, il ressort que les activités de l’existence orientent nos pensées toujours dans un sens qui n’est jamais celui du geste et de l’instant.

Ce qui oblige tout individu à profiter au maximum de tous ses acquis personnels afin de pouvoir au mieux j***r de ses potentialités existentielles.

Pour en j***r, il faut tout simplement savoir s’accorder un moment d’attention sur l’heure. Car la mémoire consciente retient seulement la partie de l’instant qui interpelle sa propre conscience. Quand ce n’est pas le cas, la mémoire subconsciente s’en empare et nous n’en avons plus conscience d’une manière tangible et palpable.

Le sujet est important pour la simple et bonne raison que pour contrôler le corps, il faut faire appel à la mémoire consciente. La conscience du geste, de l’instant, est une nécessité dans ce contexte précis.

L’inverse nous vaut une dérive de tous les instants ; dérive dont l’aboutissement le plus certain est dans la douleur et la maladie.

Car tout corps abandonné à la seule fatalité est susceptible de connaître la souffrance et la maladie afin que par ce moyen, il sache se réveiller de sa léthargie. L’expérience prouve que nous devrions pouvoir comprendre en cela qu’il s’agisse d’une loi de la nature. La nature nous incline vers la dérive dont j’ai parlé plus haut, mais a horreur de cette dérive. Car tout pour elle consiste à faire de nous des surhumains, à PRODUIRE UNE GENERATION D’HOMMES SUPERIEURS par les combats qu’elle nous impose, les soucis qu’elle nous inflige. Ceci m’incite à me reporter à un passage biblique qui m’a toujours ravi : « LA NATURE EST EN TRAVAIL D’ENFANTEMENT JUSQU'A L’AVENEMENT DES FILS DE DIEU. » Hum ! C’est déjà l’objet d’une grande espérance spirituelle pour certains. En ce qui me concerne, ceci fait l’objet d’une conviction personnelle.

Je me demande non sans raison si notre existence ici-bas n’est pas un rêve conscient de notre vraie nature qui se trouve en quelque part de cet ailleurs en train de dormir de son saint sommeil de géant. Ce qui pour moi demeure certain dans mon entendement, est que l’essence de notre existence n’est point dans la matière. Il est dans cet ailleurs qui nous fait rêver un peu de sa nature réelle la nuit au cours de notre sommeil terrestre. N’avons-nous pas là déjà matière à réflexion pour un autre ouvrage ? L’avenir nous le dira.

LA DISCIPLINE DU CORPS

Disons que ma fille souffre de constipation par suite des retentions qu’elle doit faire quand elle est en classe. Les règlements de l’école laissent très peu de liberté de manœuvre aux élèves pour aller et venir à dessein d’accomplir leurs besoins physiologiques. Question de ne pas perturber les cours et de discipline de travail !

Pour l’aider à reprendre la situation en main, nous lui avons fait la recommandation d’entrer dans la salle de bain avant d’aller à l’école et d’y rester le temps qu’il faut jusqu’à accomplir tous ses besoins.

Petit à petit, le corps s’est habitué à cet exercice jusqu’à ce qu’il devienne impossible pour elle d’y penser en dehors de ces heures prédéfinies. Voilà comment on arrive à imposer de bonnes habitudes au corps qui ne demande que cela, c’est-à-dire à être discipliné.

Il y a plein d’autres exemples que je pourrais citer, mais que l’on trouvera tout seul si on veut se lancer dans cette direction. Pour ma part, le plus important est dévoilé désormais.

On retiendra pourtant que le corps peut faire tout ce que nous lui demandons. Il aime exécuter les ordres. Il aime que l’on se soucie de ses besoins également. Les besoins physiologiques doivent être respectés. Il faut les laisser s’exercer dans leur liberté d’expression en relation avec l’ordre et la discipline retrouvée par l’observation et le respect des principes. Sinon, la maladie fait son apparition pour rappeler l’attention que quelque chose est à corriger.

Il nous faut apprendre à observer notre corps dans ses multiples expressions, à l’apprécier dans son contexte fonctionnel et régulateur afin de pouvoir lui réclamer le maximum productif qu’il nous doit en toute occasion. Donnez lui de l’exercice, de la nourriture sobre, de l’attention. Et il vous retournera ces bienfaits au centuple. Cherchez pour lui la juste mesure. Il s’en trouvera satisfait et bienveillant à votre endroit pour vous accorder plein accomplissement de vos désirs. Soyez un bon maître et votre monture s’en trouvera protégée à long terme. Si vous arrivez à bien gérer votre corps, le monde alentour ne pourra plus vous effrayer. Et puisque tous vos membres ont été déjà mis en adéquation de par la pratique du karaté, il sera facile, face à un danger, de répondre dans l’immédiat de la sollicitation et obtenir gain de cause.
L’élasticité du corps, sa disponibilité de tous les instants est la réplique du maître. Etre prêt au combat dans tous les moments de son existence, c’est avoir un esprit alerte pour saisir toutes les opportunités. C’est là encore, l’expérience d’une vie.
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C'est la fin du chapitre Onze.
Le suivant mettra à votre portée les clefs du Karaté selon ma propre expérience du sujet tout au long de ce parcours. Ce sera pour plus loin !

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