Ecrivain-Poète et Artiste

Ecrivain-Poète et Artiste Poète et Artiste, ayant publié plusieurs ouvrages, amoureuse des Lettres et de l'Art. Mon Amour !

25/10/2024

Hommage à Pascal Payen-Appenzeller, que j'ai eu la chance de rencontrer et de côtoyer :

Pascal Payen-Appenzeller

Biographie
Naissance
13 mai 1944 (80 ans)
Paris
Pseudonyme
Jacques-Emmanuel Weiss
Nationalité
française
Activité
Poète

Pascal Payen-Appenzeller est un historien, écrivain et poète français, né en 19 . . à Paris, français par son père, suisse par sa mère, elle-même fille du pasteur et imprimeur suisse alémanique Friedrich Appenzeller.

Biographie
Il effectue des études supérieures de lettres et de droit, et, par le hasard d’une offre d’emploi pour étudiant s’intéresse aux visites guidées touristiques dans Paris1.

Il fonde, en 1966, l'association Connaissance de Paris, devenue ensuite Association fédérative pour la Connaissance de Paris et le rayonnement du tourisme (AFCRRT), dont le but est de présenter Paris au public sans se limiter aux monuments. Cette association prend en 2007 la dénomination Association pour faire connaître Paris en réponse au temps. Son objectif est de présenter Paris et la ville urbaine, en s’intéressant non seulement aux monuments, mais aussi par exemple à ses métiers d’art, ses sociétés et la littérature.

Il fonde la r***e Connaissance de Paris et de la France entière et il est directeur de la r***e Paris aux cents villages. Il prend la suite de Pierre Dehaye puis de Jean Decellas comme directeur de l’émission mensuelle Promenade et flâneries aux domaines de poésie sur Radio Courtoisie.

À la fin des années 1960, il s’investit comme porte-parole des associations en faveur du maintien du canal Saint-Martin, que Georges Pompidou et la mairie de Paris veulent transformer en axe autoroutier nord-sud. Il fait de même pour les squares menacés par les parkings souterrains et, plus t**d, pour la cité fleurie. En 1994, il participe à la création du Groupement d'étude de la Petite Ceinture pour émettre des propositions sur l’aménagement de cette ancienne ligne ferroviaire.

Il est aussi collectionneur et critique d'art contemporain : commissaire d'exposition, il a organisé plusieurs expositions dont, en 2009 l'exposition « Les stèles de la Création ». Il est actuellement directeur général délégué du Geste d'Or, mouvement fondé en 2007 mais dont l'origine remonte à 2007.

Il a utilisé le pseudonyme « Jacques-Emmanuel Weiss ».

Créateur de musées, muséographe : Atelier Hoguet, musée de l'éventail, (1996), musée de la première traversée transatlantique en mer, années 90. A ouvrir, musée Jeff Banc à Salbris (2025-26). Conservateur des Stèles de la création à l'Eglise de la Madeleine.

Fondateur du Geste d'Or

Publications
Littérature, essais, ouvrages documentaires
Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit
Le créateur du dictionnaire Jacques Hillairet et l'éditeur Jérôme Lindon lui ont demandé d'assurer les mises à jour à compter de la 3e édition de 19721.
Paris Métro, Éditions du Dauphin, 1975
Les bonnes adresses du Paris secret, sous le pseudonyme de Emmanuel Weiss, avec Claude Tille, Éditions Promacy, 1977
Le Peigne de Vénus, avec Odile Lozet, Éditions Maritimes et d'Outre-mer, 1978
Poulbots de Montmartre, éditions PCV, 1979
Promenons-nous dans Paris, 2 tomes, Rive Gauche, Rive Droite, Éditions Princesse, 1980
Mon Canal Saint-Martin, Éditions Imprimerie de l'Indre, 1984
Malraux, l'homme des univers, entretiens avec André Malraux sur le musée imaginaire, éditions Comité André Malraux, 1989[réf. souhaitée]
Les Mystères de Paris en l'An 1789, Éditions Sylvie Messinger, 1989
Henri Ren, Regards d’atelier, éditions HENRI-REN, 1989
Vriz, œuvres de 1983 à 1989, éditions Arts et Formes, 1990
Au jardin des artistes, le Parnasse de Montmartre, Éditions Gaz de France / Distribution Île-de-France, 1990
Catalogue raisonné de l'œuvre peint de Stanislas Lépine (1835-1892), en collaboration avec R. Schmitt et M. Schmitt, éd. Galerie Schmitt, 1993
Fedor Hoffbauer, Images de Paris du Moyen Âge à nos jours, Éditions Sand, 1993 ; réédité à plusieurs reprises sous le titre Paris à travers les âges, Place des Victoires éditions, 2011
La Broderie, histoire et technique de la broderie libre, Arts d'intérieur, Éditions Armand Colin, 1994
Le livre blanc de la Petite Ceinture, Éditions du GEPC, 1996
Le Désert de Retz, paysages choisis (la symbolique maçonnique) Éditions Stock, 1997
L’inconnue de la Bastille, Éditions Austerlitz, 1999
Emile Hecq, monographie, édition Galerie Bernaerts, Anvers, 2000
Les Éventails, objets de désirs, Éditions Parangon, 2001
Arthure, Éditions Crépin-Leblond, 2002
Alfred Georges Regner 1902-1987, Éditions Somogy, 2002[réf. souhaitée]
Villes et mégapoles, Yvelinédition[réf. souhaitée], 2002 (4 rééditions, dernière réédition 2016)
Le jardin de la terre, Éditions Courant d’Art, 2003[réf. souhaitée]
Hôtel Plaza Athénée, Assouline Éditions, 20047
Promenades hors sentiers au bois du Père-Lachaise, Yvelinédition[réf. souhaitée], 2005
Hommage de l'Amérique au général Lafayette, Yvelinédition, 2008
Les pensées du vivant. Introduction à l'Etiothérapie, avec le docteur Patrick Latour, Yvelin édition, 2013
La Halle Freyssinet, Éditions Groupe Jaulin, 2013
Dictionnaire historique architectural et culturel des Champs-Élysées, avec Brice Payen, Ledico éditions, et Gourcuff Gradenigo, 2013 ( édition Anglaise 2015)
La France des Ingénieurs et Architectes Suisses, édition du Geste d'Or, 2014
La Bonne Graine, école d'ameublement de Paris, 1866-2016, édition de la Bonne Graine, 2016
De Paris au Grand Paris, 35 ans, 35 chantiers, Yvelinédition, 2016
Les pensées du vivant. Introduction à l'Etiothérapie, avec le docteur Patrick Latour, Yvelinédition, 2017 ( Deuxième Edition
Publications à paraître, ouvrages généraux : Le centenaire de la régie immobilière de Paris ( histoire du logement social, 2024).
Le 13e arrondissement, une autre ville à côté de Paris (2025)
NOTRE DAME DE Pythagore à l’Evangile 2026
Poésie
Dans les sables des sommeils (poèmes accompagnant des dessins à la mine de plomb de Tanagra, préface de Christian Loubet, 48 pages) Éditions Tipaza, Cannes, 1994.
Sables du sommeil, 1998
L’accès d’amour, éditions caractères, 1998, réédité par Yvelinéditions, 2001
Les ombres nous envahissent, Yvelinédition, 2001
Vers ma vie I, Yvelinédition, 2002
Phrases, ou la vie d'un homme, Yvelinédition, 2004
Thanatos Eros, Yvelinédition, 2005
Vers ma vie II, Yvelinédition, 2007
Vers ma vie III, Yvelinédition, 2008
Au fil 2, sortilèges des bords de Seine, poésies accompagnant les gravures à la pointe-sèche de Jean-Michel Mathieu-Marie, Édition hors commerce, 20 ex, 2008
De l'autre côté du monde, l'immensité, Éditions Musée eucharistique du Hiéron, Paray le Monial, 2008
Le Dernier Chant autour de Roland Buraud, éditions Cheng Dali, 2010
Par les épars, éditions Unicité, 2011
Le Mercure de Paris, Constellation édition, 2016
L'écriture, textes de Pascal Payen-Appenzeller, Gilbert Lascault et Michel Conil-Lacoste, lithographies originales d'Élisabeth Delesalle, IDEM éditeur, 2016
Le Mercure de Paris II, Constellation édition, 2017
Elu prince en poésie, 2023.
Poésie et musique
La Voix de l'homme, Éditions Aquilion[réf. souhaitée], 2007
Filmographie
Comme auteur / acteur :

Quasimodo, réalisateur Bruno Gantillon, 1974
L’Embarquement pour Cythère, de Watteau, série Les enthousiastes, réalisateur Jean Frapat, 1982
Paris Transitoire, réalisateur Olivier Mergault, 1985[réf. souhaitée]
Plaisance, réalisateur Olivier Mergault, 1986
À travers Paris, réalisateur Alain Mart, 1986
Petite ceinture, petite campagne10, réalisateur François Godard, 1997
7 artistes / 7 Encadreuse, École d'ameublement de Paris, réalisateur Liza-Maria Winterhalter / Frédéric Phillipe BEUVE, 2016
Audio
Paris des contes et des rêves, flâneries dans les 20 arrondissements. Éditions Minakhe, cassette
Entretiens amicaux de JF Bordier avec Pascal Payen-Appenzeller, août 2012-août 2013
Notes et références
J.-M. D.-S., « En faisant découvrir le Paris quotidien, Pascal Payen-Appenzeller est devenu le Cicérone de l’insolite », Le Monde,‎ 22 avril 1972 (lire en ligne [archive])
L'ensemble de ses émissions depuis 2005 [archive] ; L'ensemble de ses émissions depuis mi-2012 [archive].
« Que reste-t-il des années Pompidou? », Le Parisien,‎ 14 juin 2011 (lire en ligne [archive])
David Dufresne, « La Petite Ceinture cherche sa voie. Pour lui inventer un avenir, un livre blanc sera remis à la SNCF en septembre », Libération,‎ 5 juillet 1995 (lire en ligne [archive])
« Le Geste D'Or [archive] », sur legestedor.com (consulté le 21 avril 2022)
Emmanuel Ratier (préf. Henry Coston), Encyclopédie des pseudonymes, t. I, Paris, Faits et Documents, 1993, 330 p. (ISBN 2-909769-10-0), p. 313.
« Le blues du concierge », Le Monde,‎ 11 septembre 2004 (lire en ligne [archive])
François-Guillaume Lorrain, « Les secrets des Champs-Élysées », Le Point,‎ 14 septembre 2013 (lire en ligne [archive])
Dominique Poiret, « Dico Les Champs expliqués », Libération,‎ 6 septembre 2013 (lire en ligne [archive])
Notices bibliographiques [archive] du catalogue général de la BnF.
Liens externes
PRESSE : Les échos, vendredi 20 Septembre 2024

Notices d'autorité : VIAFISNIBnF (données)IdRefLCCNGNDPays-BasIsraëlNUKATWorldCat
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Catégories : Historien français du XXe sièclePersonnalité masculine française de la radioAnimateur sur Radio CourtoisieNaissance en mai 1944Naissance à Paris

25/10/2024

Noelle Arnoult à Radio France Bleu Bourgogne avec Delphine, interviewée en 2017 à Dijon :

23/10/2024

En 2014...

OUVRIR LES VEINES...

S'ouvrir les veines...
Serait-ce de la veine
Ou de la déveine ?

Tel Dracula
Ou Vampirella,
Boire ton sang
Me semble passionnant,
Attirant, à flots bouillants,
Puissant Pacte des Amants !...

Que n'as-tu épongé mes larmes,
Me laissant dans l'alarme,
A présent, rouges sont-elles devenues,
De sang, passion, déconvenue,
Perlant, ainsi que pleurs de Rouge Rose,
Lorsque rosée la dédaigne, car de peu de choses...

Sur soie de ses pétales,
Suinte l'émotion qu'elle exhale ;
Qu'un soudard malmène sa tige armée,
Et la voici dépérissant, désespérée !
Souffrant aux Quatre Vents, aux Quatre Veines,
Sinistre obscurité en plaine murmure de haine...

… Outre « Pas de veine »,
Devant tant de déveine,
Revival amoureux colmatera nos plaies,
Tandis que le tuteur servira d'étai...
Amour et Souffrance
Fomenteront étrange danse !...

Tel sang en corps humain
Circule, charrie, impulse, expulse, avec soin,
T'offrirai-je ma vie, « l'âme dans le sang », d'erreur ?
L'épancher en vaine terre, par malheur ?
Ou te l'offrir en Présent, cadeau insane,
De mes souterrains méandres, Ouvrir les Vannes....

Dijon-Châtillon,
Tous droits réservés
Noelle Arnoult
Mercredi 15 Janvier 2014
Minuit

ANGELISMESC'était pour la sortie du recueil poétique "Angélismes" en Février 2023, Editions Encre Rouge. N'hésitez pas, ...
23/10/2024

ANGELISMES

C'était pour la sortie du recueil poétique "Angélismes" en Février 2023, Editions Encre Rouge. N'hésitez pas, car ce recueil se trouve toujours en vente sur le site d'Encre Rouge ou pour commande à mon domicile, livraison immédiate avec dédicace. Prix de l'ouvrage : 17 eur plus frais d'envoi, trois euros participatifs, 150 pages, quelques illustrations en noir-et-blanc.
Photo de Couverture, Cimetière de Bellu, Bucarest.

De 2019, Tous droits réservés,JE NE ME SOUVENAIS PAS QUE J’ÉTAIS ADORABLE….(Sous-titre : Variations autour d'un chapeau)...
21/10/2024

De 2019,
Tous droits réservés,

JE NE ME SOUVENAIS PAS QUE J’ÉTAIS ADORABLE….
(Sous-titre : Variations autour d'un chapeau)

Je ne me souvenais pas que j’étais adorable,
Jolie et mignonne à aller voir la rose,
Regardant d’anciennes photos si désirables,
Moi qui vois la vérité en si peu de choses….

Bien sûr, en ces temps, Jeunesse eut ses saisons,
Yeux volubiles, regards ,bouches tournés vers moi,
Devenue une Eve sans en avoir raison,
Passées, enfance, adolescence, doux émois !

Enfin, connaître l’amour et être adorée,
Qu’ils venaient, leurs corps chauds tremblants me désirant,
Qu’ils me trouvaient tous, enthousiaste et étonnée,
Frémissante de désir et d’amour comblant…

J’étais jeune, je me croyais quelconque, laide
Pour ainsi dire insignifiante mais joyeuse,
Je trouvais sublime qu’on me veuille non tiède,
Sans attente et sans méfiance, me crus heureuse…

Quand je vois ces anciennes, charmantes photos,
Je comprends que je fus cette proie si facile,
Qui toujours eut tant besoin d’être aimée, sans mots,
Juste en cœurs pressés sur ma poitrine gracile.

J’avais tant besoin d’amour, offrir, tout donner !
Je fus cet agneau mené à un abattoir,
Si naïve en sentiment amoureux lésé,
Que le vin me tournait la tête en quelques soirs…

Je comprends pourquoi des hommes me poursuivaient,
D’un métro de Belleville, Couronnes, triste,
Me sentant ce gibier, je fuyais, me cachais,
Me pensant simplement proie pour des fumistes,

Pourchassant quelconque biche aux abois, anxieuse,
Craignant les « Mademoiselle » de mise, encore,
Croyant qu’il suffisait de se voiler, peureuse,
Pour leur échapper, d’un grand manteau sans décor…

Je ne savais pas que j’étais jolie, voyante,
On me reconnaissait quand ne voyais personne,
Pour moi invisible, ces hommes sans amante,
Acculant n’importe qui, pensai-je, maldonne.

Je ne savais pas que je fus jolie, un jouet,
J’ignorais qu’en jeu, l’on conspirait d’infâmie,
Par delà la comédie de l’amour, truquée,
Pensant que l’on m’aimait pour moi, aimante aussi…

Quand mes larmes coulaient sans cesse, jours durant,
Quelques sillons creusèrent mon visage clair,
Me pensant encore plus anodine, souriant
Pourtant à la vie, enfantant, au regard fier !

Me confondant pour autrui, et tout éventrée,
D’un geste rendre la grâce, ôter le tourment,
Qui pouvait sonder mon âme, la caresser,
Quand en l’ombre, jetai mes avilissements.

Enfin, retrouvant ces images, chapeautée,
Me dire que mon visage fut joie et chant,
Que j’échappai à mille aventures et dangers,
Que mon cœur toujours vif claire en face, brillant…

Que chapeaux se cueillent toujours au vent pour moi,
Que Vénus me couvre enfin de bienfaits, jalouse,
Que mon rouge joue les stars alanguies d’un roi,
Que je peux bien rire d’avoir pleuré, épouse.

Car je sais pourquoi les ogres accouraient toujours,
Humant ma main comme un enivrant parfum,
Tout en en vidant la fiole sans nul recours,
En ayant retroussé mes jupes et mon sein...

Puisque j’étais jolie, suis-je encore adorable,
En dépit des méchants et de la vie cruelle,
Mes breloques une profession de foi aimable,
Qu’ils ne m’ont pas tuée, que je suis encor belle...

Que mon cœur hausse toujours son intégrité,
Que mon sang coule rubis, franchit Rubicond,
Que hyènes peuvent crier, fouetter, tempêter,
Je suis toujours la même et aime sans façon.

Je vois ces gens englués en sombres mensonges,
Sont-ce ceux-là les adultes ayant bien vécu ?
Moi j’ai vécu à travers oracles des songes,
En payant le prix, même si l’on m’a battue.

Née timide d’une écume en flots d’Aphrodite,
Je ne crains pas d’ôter ma ceinture fleurie,
Capable de ba**er en caresses interdites,
D’un ciel refusant d’attendre de boire lie.

Je ne m’abandonne plus au fil des Sœurs Parque,
Loin de moi cauchemar d’aveugle destinée,
A prendre ou à laisser d’un Sagittarius Arc,
Je n’ai de cesse d’enfin me savoir aimée…

Noëlle Arnoult
Dijon, le 29 Décembre 2019, 1 h 50

GEORGES LHUILLIER, Suite !Voir autres publications récentes...
12/10/2024

GEORGES LHUILLIER, Suite !
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LE LABEUR ET L'ESPRIT Il demeure malheureusement remarquable, bien que je ne veuille pas me l'avouer, qu'à la longue en ...
12/10/2024

LE LABEUR ET L'ESPRIT

Il demeure malheureusement remarquable, bien que je ne veuille pas me l'avouer, qu'à la longue en travaillant laborieusement (ceci étant dit, bien que "labeur" constitue quasiment un pléonasme de "travail", il est à noter que j'insiste sur le fait d'une activité usante et non enrichissante, par là-même), nous perdons de nos facultés intellectuelles.... En raison de la nature de ces activités journalières imposées, précisément et où l'intelligence ou intellect n'intervient pas du tout et à contrario, où l'on vous recommande plutôt avec instance, de vous conformer à... Et avec mille bras, jambes, mouvements, actions...

Et bien que j'aie toujours oeuvré, même la nuit s'il le fallait, et en dormant très peu, à motiver et utiliser mes "cellules grises", à écrire, à réfléchir, à rechercher la difficulté et à me cultiver, m'enrichir donc par moi-même (car ne comptez jamais sur personne !), il me paraît que mon activité intellectuelle s'étiole parfois, que ma capacité surtout d'élaboration sur un long cours acharné, se trouve quelque peu entravée par un certain brouillard de l'esprit ou pourrait-on dire, fatigue intellectuelle tout simplement.

Du fait qu'il n'est que moi qui me tire de la fange, en quelque sorte, en recherchant le Beau de la Créativité, comme son effervescence, et durant toute ma vie, incessamment en mes espaces de liberté,
la lutte s'avère de plus en plus serrée, je pense, surtout après avoir rédigé tant de lignes ou vers, et ce que je continue encore de faire, sans jamais me lasser mais bien plutôt avec pugnacité. Même en augmentant mes défis, à vrai dire, en collaborant à des r***es internationales, réalisant des traductions, des préfaces, analyses diverses, en dessinant lorsque j'en ai le temps, aussi en postulant à des concours littéraires et artistiques, ce qui prend un temps fou, tout ceci cumulé : une évidence. Plus, les déplacements puisque je ne suis qu'excentrée en province. Donc peu de temps pour mes propres réalisations en vue de mes ouvrages que je désire pourtant toujours relativement complets, au titre d'une oeuvre bâtie ainsi.
Evidemment, l'on n'obtient rien sans rien et également, l'on ne réalise rien sans effort, exigence ou travail dantesque.

Cependant, il s'agit surtout de la déconsidération déjà évoquée et de labeur difficile, quasiment décérébré, que l'on a toujours considéré malheureusement comme "alimentaire" qui veut vous ôter vos forces irrépressiblement vitales voire puissantes.
En cela, je dis, qu'à moins de se voir fort nanti, la Société veut décidément condamner les artistes.

J'évoquerais tout de même encore mon père qui, s'il fit une hémorragie méningée à l'âge de 48 ans, ce ne fut pas sans raison...
Du reste, le pauvre homme et artiste s'était fait dérobé une bonne partie de ses oeuvres (tableaux, bronzes, plâtres, fusains, pastels) se trouvait sans le sou, toujours exposé à des difficultés, avait quitté notre foyer, pour penser en trouver un autre meilleur, étonnamment -ce qu'il regrettait amèrement sans doute ultérieurement, me parlant à mots couverts, car je ne savais rien à l'époque- et ne voulait pas se faire soigner, me confiant souffrir de maux de tête étranges et forts invalidants, encore un autre aspect ; puis, surtout, finalement, se trouvait en révolte constante, idéologiquement parlant aux prises avec notre Société (un homme évidemment très intelligent, perspicace, déchiré entre de multiples aspirations) qui du reste finalement, l'avait évincé et ne lui avait pas donné le succès -Hormis quelques Médailles Arts et Lettres ou autres, peut-être une Légion d'Honneur par le passé, maints cocktails et invitations - en accord à son âme, correspondant à ses talents d'Artiste-Peintre (Certifié par les Beaux-Arts), mais l'usa prématurément par un labeur de Peintre en Bâtiment puis, lorsqu'il cessa ce métier, en raison de ses allergies aux peintures emplies de composants chimiques très toxiques à l'époque, il demeura des années au chômage...

Noelle Arnoult
Tous droits réservés
12 Octobre 2024
Dijon
(Photo Daniel Arnoult,
Artiste-Peintre et moi, enfant)

Pour mon Prix Linda Bastide, pour un Poème-chanson, de la SAPF, qui me sera remise le 22 Novembre 2024 ,dans les locaux ...
02/10/2024

Pour mon Prix Linda Bastide, pour un Poème-chanson, de la SAPF, qui me sera remise le 22 Novembre 2024 ,dans les locaux de la Société des Poètes Français, rue Monsieur le Prince, à 18 h, je n'ai pu m'empêcher de l'accompagner de ce petit dessin, au fil de l'imagination, pour ne pas arriver sans couleurs... D'oiseaux des Îles !

LES OISEAUX DES ÎLES
(CHANSON)

Les Oiseaux des Îles sont de sublimes Fleurs
Quelquefois vénéneuses, sublimes ardeurs,
Quelquefois vénales, Dieu leur pardonne ;
Excusez-moi, souvent je déraisonne…

Refrain :
« Les Oiseaux des Îles chantent de trop de Charme
Ils ne savent que trop comment on nous désarme... »

C'est qu'une Fleur resplendit par milliers d’arômes
Comment pourraient résister nos pauvres fantômes,
Une Ombre comme la mienne, qui a souffert ;
Cœur à l'abandon prêt à remettre couvert !

Refrain :
« Les Oiseaux des Îles chantent de trop de Charme
Ils ne savent que trop comment on nous désarme »

Sa peau dégage des volutes d'exotisme
La humer : à la limite du masochisme
Pourtant je souffrirais de sombrer dans l'ennui
D'un Monde désert sans ma Princesse jolie…

Refrain :
« Les Oiseaux des Îles chantent de trop de Charme
Ils ne savent que trop comment on nous désarme »

Ses cheveux se sont hypnotisés sur ma peau,
Ses insondables yeux m'ont transformé en Sot
Captif volontaire de ses grâces subtiles,
De ses chatoyants colliers de Fleurs des Îles…

Refrain :
« Les Oiseaux des Îles chantent de trop de Charme
Ils ne savent que trop comment on nous désarme »

Pour Elle, je cueillerai Soleil rougeoyant
Et boirai la mer insondable, l'Océan !
Je décrocherai les plus altières étoiles
Ah oui ! Très loin, je mettrai les voiles !…

Refrain :
« Les Oiseaux des Îles chantent de trop de Charme
Ils ne savent que trop comment on nous désarme »

En notre cabane tressée de bois, bambou,
Je veillerai sur notre Amour si doux
J'imagine tout : le Bien, le Mal, tout !
Peu me chaut, elle me sourit, près d’un bayou !
Noëlle ARNOULT
MERCREDI 13 Mars 2013

Tous droits réservés
PRIX SAPF 2024
Siège de la Société des Poètes Français
22 Novembre 2024

Pour mon Prix SAPF, j'ai appris que mon poème se rattache au Prix Linda Bastide : (Jacqueline Vandal)PALMARÈS (Sur le si...
02/10/2024

Pour mon Prix SAPF, j'ai appris que mon poème se rattache au Prix Linda Bastide : (Jacqueline Vandal)

PALMARÈS (Sur le site de la SAPF)

DU CONCOURS DE POÉSIE SAPF 2024
Grand-Prix « Charles Le Quintrec » (Poésie classique)

Claire PIERRE
pour « Je vous aiderai à vivre... »
Prix « Monica Richon » (Poésie néo-classique)

Jean-Claude FOURNIER
pour « Inestimable valeur »

Prix « Claude Sorel » (Poésie libre ou en prose)

Marie-Thérèse VINOY
pour « L’île de rêve »
Ex-aequo avec
Yves RENAUD
pour « L’infini et la grâce »

Prix du Haïku
Aude GORCE
pour « 3 haïkus »

Prix « Marceau Constantin » (Poème illustré)

Non attribué

(quelques œuvres présentées mais non retenues)

Prix « Cécile Aubry » (Conte ou poésie Jeunesse)

Robert FAUCHER
pour « Les deux petits agneaux »

Prix « Linda Bastide » (Chanson poétique)

Noëlle ARNOULT
Pour « Les oiseaux des îles »

Diplôme d’honneur
Philippe PAUTHONIER
pour « Le Mont Saint-Michel »

POUR CONNAITRE UN PEU LINDA BASTIDE :

https://18dumois.info/le-fabuleux-destin-de-linda-bastide.html

mars 2020 / Les Gens
Le fabuleux destin de Linda Bastide
photo : Brigitte Postecpar Monique Loubeski

Narbonnaise de naissance, Montmartroise de cœur, Linda Bastide navigue depuis longtemps entre Pigalle et Abbesses. A la veille de ses quatre-vingt-cinq ans, elle se retourne sur les mille existences qui ont constitué sa vie.

Un père prof, une mère directrice de maternelle : le destin de la jeune Linda semblait tout tracé. Bonne élève, lectrice précoce, elle serait à son tour enseignante. Mais la gamine rêve de Paris depuis qu’on lui a offert un livre de photos sur la capitale. Son cahier rouge est riche de 150 poèmes lorsqu’elle débarque à la gare de Lyon. Sa grand-mère, qui croit en elle, lui a fourni un petit pécule. Suffisant pour payer le trajet et quelques nuits d’hôtel.
Elle s’installe à Montmartre, à 17 ans. La toute jeune femme a confiance en sa bonne étoile. « La vie a beaucoup plus d’imagination que n’importe quel écrivain », affirme-t-elle. Linda croise par hasard une femme qui lui ressemble. Mimi France sera sa première bonne fée. Elle est à la tête du Quick Élysées, un restaurant chic, récemment inauguré en présence du tout-Paris qui chante et qui pétille. Chaque jour elle offre le couvert à celle qui devient vite sa fille d’élection. Linda y attire le chaland et fait des rencontres, ignorant encore que Jo, le mari de Mimi, est un de ces beaux mecs en cost**d croisé qui règnent sur Pigalle. Monsieur Jo est alors le patron du Moulin Rouge.

Starlette
Au milieu de sa collection d’ours en peluche, caressant Belle, sa chienne épagneul, Linda rit à l’évocation de cette jeunesse insouciante. Apprentie mannequin, elle a posé pour des publicités, défilé pour Jacques Estérel, auteur-compositeur et styliste. Pour lui, elle est même entrée dans la cage d’un lion. Il n’y aura pas de photo, le fauve n’était pas d’humeur. Une copine l’entraîne au cours de théâtre de Solange Sicard qui sera sa seconde bonne fée.
Linda débute au cinéma. Elle joue une détenue dans Prison de femmes de Maurice Cloche. Son agent la fait engager dans un film grec. Elle rate son avion, récupère son rôle in extremis sous le regard furibard de la Bardot locale, trop contente de la remplacer. Linda est également à l’affiche d’un film de Francesco Rosi (I magliari). Pour elle c’est la dolce vita, à 160 à l’heure au volant de sa décapotable.
Paula Delsol, romancière, productrice, esthéticienne pour subsister, l’embauche pour son premier long métrage, La Dérive. Linda y campe une fille de son époque qui veut échapper à tout prix au sort commun des femmes : un mari et des gosses. Déçue par l’amour, elle se laisse entretenir par un bourgeois d’âge mûr, avant de craquer pour un garçon bohème et sans le sou, joué par le Montmartrois Pierre Barouh. Tourné avec de petits moyens en décors naturels, le film mettra deux ans à voir le jour et sort en 1964. Au générique, Linda est alors rebaptisée Jacqueline Vandal, contre son gré.

Salué à Cannes où il obtient le prix des ciné-clubs, crédité de deux voix par le jury du prix Louis Delluc, le film sort à la sauvette, en plein mois d’août. Il est interdit aux moins de 18 ans. Une sanction qui fait sombrer La Dérive dans l’oubli. Jusqu’à ce que des cinéphiles perpignanais du club Jean Vigo le redécouvrent. Numérisé, il séduit par sa fraîcheur et sa liberté de ton. Aujourd’hui, Benjamin Barouh, fils de Pierre, rêve d’un passage à Cannes Classics – la section films anciens du Festival de Cannes – et d’une nouvelle sortie en salles.

Poètesse
Résidant à Montmartre, la jeune femme croise souvent son voisin, Jacques Prévert. Il l’appelle « poussin », l’intègre dans sa bande de copains (René Fallet, André Hardellet...) et la recommande à un éditeur, Guy Authier. « Je suis devenue poète sans l’avoir fait exprès », raconte-t-elle. Son recueil « A cloche-cœur » reçoit le Prix des Muses, la première récompense d’une longue série. Jean Cocteau avait eu l’idée de créer un concours de poèmes à thème. En 1963, le sujet est Montmartre. Linda l’emporte en évoquant les rues de son quartier d’adoption. La mort fauche Cocteau avant l’attribution du prix. Pierre Mac Orlan le lui remet dans un restaurant de la place du Tertre. Depuis, Linda a publié une quinzaine de recueils, souvent illustrés par des amis peintres.
En 2012, Isaline Rémy, son amie poétesse, incite Linda à postuler à l’Académie française, avec un argument massue : « Si tu n’le fais pas, j’te parle plus ». Linda prépare soigneusement un dossier qui sera étudié et reçu. Lors de l’élection au fauteuil numéro 40 elle obtiendra...une voix.

Ambassadrice
Partageant désormais son temps entre son nid parisien et sa maison narbonnaise, Linda est naturellement amenée à représenter le Languedoc à Paris et inversement. Elle porte le titre d’ambassadrice de la République de Montmartre, chargée de promouvoir à l’extérieur les artistes de la Butte. Elle les connaît bien puisque sa rue – la rue Véron – possède une école d’art et plusieurs galeries. C’est aussi une des plus appréciées des street artists. En 2012 elle organise une rétrospective des affiches de la Fête des vendanges de Montmartre à Narbonne. Et son rôle de représentation l’emmène aussi en Espagne, en Roumanie, aux Etats-Unis.
Aujourd’hui, la dame aux cheveux blancs s’amuse à renouer avec son passé de vedette de cinéma. Pourtant son combat actuel est la publication des Coulisses du silence. Ses beaux-parents, Rifka et Jacob Knobel, lui ont légué un lourd trésor, enfermé dans un sac en papier kraft. Le récit d’un aspect peu connu du système de persécution n**i : l’internement des ressortissants anglo-américains dans des camps, comme celui de Vittel, avant l’entrée en guerre des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. L’objectif : utiliser ces prisonniers comme monnaie d’échange. Les Knobel avaient fui la Pologne pour émigrer en Palestine, alors sous mandat britannique. Ils aimaient Paris, voulurent y revenir en voyage. Raflés en décembre 1940 ils seront séparés, internés. Rifka est enfermée avec Bernard, son bébé de six mois.
La rédaction de cet ouvrage richement illustré par des dizaines de documents, a demandé des années de travail à Linda Bastide. Elle l’a auto-édité et aimerait aujourd’hui qu’il soit diffusé plus largement. Le sac et son contenu ont été déposés au Mémorial de la Shoah.

LUC-SUR-ORBIEU A l'occasion du vernissage de l'exposition de peinture de la MJC "Les talents du terroir", les organisateurs se sont montrés honorés de la participation de Linda Bastide, ambassadeur de la république de Montmartre, venue dédicacer son nouveau recueil "Le fil du temps".

Ce dernier est parrainé par le club Richelieu, lequel a récompensé le livre précédent "Le fil du miroir", par l'obtention du prix de poésie international francophone 2012.

Linda Bastide, narbonnaise de naissance a quitté la Septimanie pour rejoindre dès l'âge de 17 ans Montmartre où elle a côtoyé les grands de ce monde. Elève du cours d'art dramatique de Solange Sicart, "mannequin volant" chez Jacques Esterel, modèle chez Jacques Dessange, elle sillonne le monde de soirées en soirées, de film en film, de défilés en défilés. Son destin hors du commun lui ouvre les portes, de rencontres en rencontres, de l'art sous ses différentes facettes.

Aujourd'hui avec l'humilité qui l'a caractérise Linda ne cesse d'écrire pour notre plus grand plaisir.

"Le fil du miroir" nous offre treize poèmes qui dans un langage clair et concis nous appelle à la méditation sur nos propres sens cachés, car le miroir nous renvoie notre visage certes, mais en sens inverse, seul l'autre a le privilège de nous regarder tel que nous sommes... "Dis-moi ce que tu vois...".

https://www.rencontredesauteursfrancophones.com/post/75-ans-de-silence-extrait-linda-bastide

75 ans de silence (extrait) - Linda Bastide
75 ANS DE SILENCE se situe entre 1905-exils et déracinements des aieuls Sachs et Knobel- et 1982 année du décès de Rifka. Avec ce récit, Linda n’a pas voulu faire œuvre d’historienne puisque l’une des armatures de son roman est l’autobiographie.

« Il était une fois notre vie » que Rifka née Sachs, sa belle mère polonaise, anglaise, apatride puis française, lui a raconté. Son éternelle fuite avec Jacob Knobel depuis leur Pologne natale, passant par la Palestine ; jusqu’à Paris où ils sont raflés et emprisonnés pendant cinq ans, séparés, dans des camps de rétention, chacun otage, pour servir de monnaie d’échange et de

garantie de paix avec L’Amérique.

« Mais que se passait il donc en ce 5 décembre 1940 ? Rien de spécial pour cette petite famille. La courte nuit d’hiver avance un dernier rayon oblique sur le parquet de la chambre . Il est cinq heures, Paris éteint ses réverbères . Le rituel des Knobel est en place : Rifka se lève chaque jour à l’aube, en même temps que son Jacob qui file vers la boulangerie rue Julien Lacroix, responsable qu’il est de la promenade matinale du chien râtier, de l’ouverture et de la mise en ordre de la boutique, du bonjour au premier client. Puis elle donne à Bernard son premier biberon du matin...

Bernard me répète pour la centième fois ce que mémé Derasse (une voisine) m’a déjà raconté mille fois.

Que les gendarmes français sont arrivés en douce, sans faire craquer une seule marche de l’escalier, comme s’ils marchaient avec des pantoufles. Que mémé Derasse qui avait pourtant l’ouie fine ; elle a rien entendu ! Mais que tout à coup ils ont fait un raffut du diable, tapant sur la porte comme des malades, à réveiller Paris tout entier. Qu’elle a surgi de son perchoir, qu’elle les a vus, qu’elle s’est penchée sur la rambarde, et qu’elle a crié comme «Une» qu’on écorche : c’est quoi ce boucan ? Qu’est ce qui se passe ? Y a le feu ?

Et puis elle a plus rien dit : elle a vu Jacob sortir de l’appartement, encadré par deux gendarmes .Il disait rien, il était blanc, si blanc que j’ai cru qu’il allait tomber raide ! Juste derrière, elle a vu Rifka ... avec quelque chose qui ressemblait à un fichu dans le creux du bras, et un sac bo**ré à bloc dans l’autre main. Un gendarme de chaque côté, Rifka tapait sur la poitrine des militaires. Mais elle disait rien non plus, elle se souvient très bien ... Mémé Derrasse, elle a hurlé bêtement quelque chose comme « Mais c’est pas possible Madame Knobel ! Où c’est qu’on vous emmène comme çà ? C’est pas humain ! »...
.. Une mémé Dérasse qui court derrière les gendarmes, trainant son fils Gilbert. «Mais laissez là m***e ! Elle a rien fait ! Et laissez moi le bébé, m***e !! »

Rifka et son bébé de cinq mois et demi, sont embarqués gare d’Austerlitz, direction Besançon. Jacob c’est à Romainville qu’on l’emmène. Rien d’autre à faire pour les deux que de suivre cette police française impassible, muette et polie. Manière de se faufiler entre le temps et le

temps, de n’être qu’un souffle si léger qu’il vous portera jusqu’au bout de la nuit ... Nous n’en saurons pas plus.»

Découvrez l'ouvrage de Linda Bastide :

https://www.rencontredesauteursfrancophones.com/product-page/75-ans-de-silence-linda-bastide

Narbonnaise de naissance, Montmartroise de cœur, Linda Bastide navigue depuis longtemps entre Pigalle et Abbesses. A la veille de ses quatre-vingt-cinq ans, elle se retourne sur les mille…

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