22/08/2025
Il y avait foule sous le Bivouac à l’heure de l’apéro le dernier jour des Estivales. Ce 1er août nous recevions Laure Adler, fidèle à nos rendez-vous qui comme Philippe Sands nous honore de sa troisième participation.
L’invitation s’imposait, puisque Laure Adler vient de publier « Quand elle danse », un livre d’entretiens avec la chorégraphe Anne Teresa De Keersmaeker initiés aux Estivales il y a tout juste deux ans. Rencontre entre deux grandes dames à laquelle les Belges pourront encore assister ce 30 août !
L’occasion (merci Sigrid Bousset et Béatrice Delvaux) de retracer son parcours, atypique et déterminé, qui débute à Conakry avant une fugue à 17 ans pour rejoindre les barricades d’un fameux mois de mai, tenu par des trotskistes, existentialistes, structuralistes… au balcon desquels elle est sidérée de tutoyer Sartre ou Lacan avant de rencontrer Duras, sa Marguerite, qui comme une boussole trace la voie. Sa vie à la radio, qui l’aura vue entrer par la sténo avant d’en prendre la direction, à France Culture ou plus t**d de L’Heure Bleue sur Inter. Une vie émaillée de rencontres, de dialogues, de prises de positions, de dissensus et au bout du compte… une voix : féministe, qui lui fait publier aujourd’hui « La voix des femmes », livre qui relate ses innombrables échanges avec des femmes de toutes conditions.
Cette rencontre avec Laure Adler — qui aura aussi évoqué les artistes déterminants, hommes et femmes, qu’elle a côtoyés, ou encore l’homme qui partage sa vie et aura scellé son destin radiophonique — nous assure qu’il est des vies qui paraissent plus grande que la vie, surtout racontées avec brillo.