26/05/2026
𝔽𝕌ℤℤ𝕆ℝ𝔸𝕄𝔸 𝕊𝔼𝕊𝕊𝕀𝕆ℕ #𝟙𝟟 - 𝕋ℍ𝔼 ℂ𝕆𝕊𝕄𝕀ℂ 𝕋ℝ𝕀ℙ ℝ𝔼𝕍𝕀𝔼𝕎
Ce 28e Cosmic Trip à Bourges n’était pas un festival de bobos, mais une pu**in de cathédrale de fuzz érigée dans une ville qu'on ne sait pas situer sur une carte dès qu'on dépasse le grand-nord (Montauban donc)
Pendant trois jours, une faune de survivants en Doc Martens, converses et jeans serrés est venue s'enfermer dans le bunker rétro-futuriste de l'Antre-Peaux (nom trouvé par un ancien coiffeur surement) pour fuir notre époque délétère.
Le rituel est immuable : réveil la tronche en chou-fleur à la manière du Captain Willard dans "Apocalypse Now", confession express à la cathédrale St Etienne, et gavage de gras salvateur avant de replonger dans le larsen.
Aux platines, la sainte inquisition du vinyle bloque le compteur en 1969 maximum pendant que sur scène, des sauvages (venus de tous pays, Japon, UK, USA, etc...) balancent des larsens thermonucléaires et de la fuzz tellement grasse qu'on pourrait y faire frire des frites.
C’est une agression sonore totale, une marée de quinquagénaires ivres de houblon et de distorsion qui se prennent une branlée salutaire loin de la variétoche autotunée des médias actuels.
Mais le vrai miracle de ce grand foutoir électrique, c’est qu'au milieu de cette fureur primitive et de la sueur, l'ambiance reste d'un cool absolu : un havre de bienveillance totale, garanti sans sexisme ni connards, où les sauvages se comportent comme des hippies en cuir. Une pure communion de joie brute qui prouve que le rock 'n' roll a peut-être de l'arthrose, mais qu'il a trouvé son plus beau refuge.
J'ai tenté, avec mes petits moyen, de vous faire revivre ça !
https://podcloud.fr/podcast/fuzzorama/episode/fuzzorama-session-numero-17-the-cosmic-trip-review