25/05/2024
Le 16 juin , Dédé sera là, avec Michel , Anthony, Jeanjean, Phil , Philou et même Phiphi.
On me dit dans l'oreillette qu'Iza , Nanou et popo seront présentes aussi.
Viens les rejoindre , rigoler, transpirer et même refaire la course autour d'une bière et d'une saucisse. Il y aura même un p'tit concert !!!!!
Et oui c'est tout ça le trail , le Main'erve trail By JMA
Un traileur en 2024
Il s’appelle André. Tout le monde l’appelle Dédé. Mais en fait, cela aurait tout aussi bien pu être Thierry, Michel ou autres… Car il n’est pas vraiment pas isolé dans son cas.
Dédé, je l’ai croisé à l’arrivée d’un trail le week-end dernier. Il avait le sourire aux bords des lèvres. Il venait de terminer son épreuve, et avec ses 50km et plus de 3000m de D+, c’était déjà un sacré morceau. Pour lui, c’était un vrai challenge. Un « grand » défi perso comme il m’a expliqué. Alors certes Dédé, ce n’est pas un champion. Il ne court pas pour les podiums ou les trophées. Mais il a aussi la passion du trail. On peut même dire, d’une certaine manière, que c’est toute une partie de sa vie. Comme un jardin secret.
Chez lui dans une grande armoire, il garde tous ses dossards, toutes les coupures de presse et les tracts des épreuves auxquelles il participe, il a aussi quelques tee-shirts finishers. Il aime bien se replonger dans tout ça de temps en temps quand il a un coup de blues ou quand il cherche de nouveaux objectifs. Il se dit qu’il aura de quoi raconter à ses petits enfants plus t**d de belles petites aventures.
Dédé, il est comme vous et moi. Le trail pour lui c’est surtout une parenthèse dans sa vie un peu décousue. Comme une soupape de sécurité. Il a la quarantaine bien tassée. Il a deux enfants de 8 et 12 ans. Et puis il est « papa célibataire » comme on dit. Avec la garde alternée une semaine sur deux. Alors il a du mal, parfois, à s’entraîner autant qu’il aimerait. Il est cadre dans une entreprise non loin de Toulouse. Parfois il lui arrive d’appeler une babysitter en début de soirée pour pouvoir assurer une sortie longue à la frontale. Mais le plus souvent, bien sûr, il manque quelques entraînements importants ici ou là. Il jongle avec son emploi du temps hyper chargé. Il lui semble ne jamais devoir toucher terre ou pouvoir prendre du recul.
Il sait bien qu’avec tout ça, il ne sera jamais prêt comme il faut pour les objectifs qu’il se fixe mais il s’en fout un peu. Pour lui le principal, c’est de pouvoir se défouler. C’est de déconnecter totalement pendant quelques heures quand il part courir un peu plus longtemps avec des potes ou quand il s’inscrit sur une course. Dans sa tête, il sait bien que c’est ce qui le fait tenir. Et puis il y a ses pensées qui volent de temps à autre sur le prochain objectif, en fin d’année, dans une île lointaine… Cela lui permet de s’évader, lui permet de s’accrocher et de continuer aussi.
Alors Dédé, quand je l’ai croisé, il avait les larmes aux yeux. Il venait de terminer sa course en milieu de peloton. Mais il était juste allé au bout et cela, pour lui, valait toutes les victoires du monde. Dédé n’est pas trop sur les réseaux, Dédé se fout bien d’être connu ou reconnu, lui il court juste pour se sentir bien et pour rêver dans son coin.
Dédé c’est un traileur comme il y en a tant d’autres…. en 2024 !