Les in:entendu·es • festival de musiques inouïes et contemporaines

Les in:entendu·es • festival de musiques inouïes et contemporaines 7e édition du 24 au 26 juillet 2026
Un festival propulsé par l'ensemble PTYX

Un événement soutenu par La Maison de la Musique Contemporaine, La SPEDIDAM (société de perception et de distribution qui gère les droits des artistes interprètes en matière d’enregistrement, de diffusion et de réutilisation des prestations enregistrées), la DRAC Centre-Val de Loire, la Région Centre-Val de Loire (via le dispositif du PACT), le Conseil départemental d'Indre-et-Loire, la Communauté de Communes Gâtine-Choisilles Pays de Racan et la ville de Neuvy-le-Roi.

Vous êtes sur la Commune Saint-Paterne-Racan demain à 17h ? Ça tombe bien 😁Retrouvez ce beau projet de collaboration eur...
23/05/2026

Vous êtes sur la Commune Saint-Paterne-Racan demain à 17h ? Ça tombe bien 😁

Retrouvez ce beau projet de collaboration européenne franco-allemande, au parc du presbytère.

Un article pour en savoir plus 👇

TRAVERSÉES
La presse allemande ne tarit pas d'éloges sur le concert.

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Un début de tournée plein d’énergie (Par Johannes Barthmes)

Le Barockorchester de Lahr a offert, pour l’ouverture de sa tournée à la Stiftskirche, une musique fougueuse et primitive. Bruits, rythmes et matériau musical hérité du passé étaient là pour être explorés : tel était le message.

LAHR — « La musique s’adapte aux musiciennes et musiciens, et non l’inverse » : telle était la devise de l’ensemble de l’école municipale de musique de Lahr. Cette formule est toutefois un peu trompeuse, car les œuvres présentées mardi — ou plutôt utilisées — n’étaient pas coulées dans des formes fixes, mais soumises à une transformation permanente. « Traversées » était le titre du concert. Ce qui était traversé, c’étaient les barrières des conventions d’interprétation de la musique classique, les frontières entre époques et styles, la distinction entre musique et bruit, mais aussi celle entre interprètes et public.

Avant que l’orchestre ne commence réellement, la directrice Annabelle Cavalli joua à la flûte à bec, avec trois membres de l’ensemble français PTYX, "Brownie Feet" d’Eve Beglarian (*1958), en guise d’ouverture, aussi longtemps que les quatre musiciens eurent envie de suivre la partition. La composition se dissolvait dans une improvisation libre, laquelle débouchait à nouveau sur une écriture baroque. L’orchestre sonna ensuite comme s’il accordait ses instruments, tout en improvisant sur un long crescendo brutalement interrompu autour de la note fondamentale de sa première pièce, la "Berceuse de Grâinne pour Diarmait" (berceuse) de Hughes de Courson (*1946).

Cette berceuse ainsi que la pièce suivante, "Ciaram rosa", appartiennent à "O’Stravaganza – Fantasy on Vivaldi and the Celtic Music of Ireland" de De Courson. Avec une pulsation claire, marquée par le tambour sur cadre grâce auquel Cavalli dirigeait l’orchestre de manière aussi sonore que visuelle, le caractère général du concert était donné : la musique peut s’entendre, se ressentir, se voir, se danser et se transformer librement. Parmi les violons et les flûtes traversières modernes se mêlaient des flûtes à bec, des traversos baroques, un clavecin, une profonde clarinette basse — ainsi que les sons mystérieux du thérémine, instrument vieux de plus d’un siècle mais toujours futuriste, joué par Jean-Baptiste Apéré de PTYX.

Des sons de boîte à musique et de flûte à bec introduisirent Drive the Cold Winter Away de John Playford (1623–1686). Heureusement, l’entreprise échoua, si bien que l’hiver, annoncé par des bruits menaçants de vent, put finalement éclater pleinement dans le célèbre Allegro des Quatre Saisons d’Antonio Vivaldi. Jana Leichner brilla dans sa partie soliste, sans se laisser impressionner par le tumulte de l’orchestre.

Antoine Moulin et Christophe Rostang improvisèrent ensuite un duo pour clarinette basse et trompette de Jean-Yves Bosseur (*1948). La trompette, grâce à différents sourdines artisanales, produisait des timbres si variés qu’il était difficile, dans l’Adagio suivant d’Alessandro Marcello (1673–1747), de distinguer clairement le cornet à bouquin comme instrument soliste. Cela aurait tout aussi bien pu être la trompette à nouveau métamorphosée. Le cornet à bouquin, instrument discret de la Renaissance et du premier baroque, fut magnifiquement révélé par Georges Kips dans une sonorité éclatante et chaleureuse.

Le programme annonçait ensuite Henry Purcell (1659–1695). Une improvisation virtuose de la basse électrique de Jan Hutnik, du Groove-Lab de l’école de musique, prépara la basse obstinée qui traversait cette œuvre.

Avant d’acheter un violon ou un piano à son enfant, on peut aussi tester son envie de faire de la musique avec du simple papier A4. Dans "Feuilles de papier" de Raphaële Biston (*1975), tout l’orchestre fut équipé de feuilles pour mettre en scène une météo d’avril : légère bruine, forte pluie et grêle violente, sous la direction de Jean-Baptiste Apéré. Ensuite, le public fut invité à reproduire l’expérience avec le programme de salle. Heureusement, il ne lui fut pas demandé de le déchirer, comme cela avait été fait auparavant avec les feuilles blanches.

Un orchestre d’école de musique est certes un ensemble de formation. Mais Annabelle Cavalli a trouvé des formes qui ne donnaient pas l’impression d’un travail en cours d’apprentissage : elles existaient comme des performances abouties et captivantes, enrichies des interventions créatives de PTYX. Le public remercia les artistes par une ovation debout. La tournée conduira les participants jusqu’à la fin du mois de mai en Suisse puis dans plusieurs étapes en France.

Légendes des photos

Photo du haut :
Annabelle Cavalli dirigeait le Barockorchester de Lahr au tambour sur cadre, tandis que Georges Kips (debout à gauche) interprétait au cornet à bouquin le solo du célèbre Adagio d’Alessandro Marcello.

Photo centrale :
Malheureusement caché derrière l’orchestre : Jean-Baptiste Apéré tirait du thérémine futuriste d’étranges sons envoûtants.

Badische Zeitung, 21 mai 2026
https://www.badische-zeitung.de/das-lahrer-barockorchester-ist-mit-einem-energiegeladenen-auftakt-in-seine-tournee-gestartet

Viendra ? Viendra pas ? Si vous êtes indécise pour assister au concert de dimanche, 17 heures, au parc du presbytère, li...
22/05/2026

Viendra ? Viendra pas ?
Si vous êtes indécise pour assister au concert de dimanche, 17 heures, au parc du presbytère, lisez cet article ! 
Et merci à la Commune Saint-Paterne-Racan pour l’accueil et le soutien. 

Si jamais vous n'étiez pas encore convaincu par le crossover proposé par le Barockorchester de Lahr et PTYX, voici ce qu'en a pensé un journaliste du Badische Zeitung, après la première. 🙏
C'était mardi dernier.

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"Une expérience passionnante couronnée de succès"
Par Endrik Baublies

L'Orchestre baroque de Lahr, au complet, et l'ensemble « Ptyx » partent en tournée la semaine prochaine, de la Suisse jusqu'en Bretagne. Le concert « Traversées », donné mardi soir à l'église collégiale, a marqué un début prometteur.

Un mélange rarement entendu de styles et d’époques, qui commence au baroque et se termine dans le présent, est un pari risqué. Mais comme l’Orchestre baroque a connu un énorme processus de maturation au cours des dix dernières années, le résultat a été grandiose. Et ce, précisément en raison des nombreuses ruptures – par exemple entre les styles des XVIIe et XVIIIe siècles et « Le Lion » soigneusement intégré, issu du cycle « Tierkreis » du compositeur d’avant-garde KarlHeinz Stockhausen.

La manière dont l’ensemble, avec ses instruments baroques, a su s’imposer face à la clarinette basse (imitant le rugissement du lion), à la trompette des éléphants et aux cris d’une horde de singes était tout simplement magistrale. Annabelle Cavalli, professeure à l’école de musique qui a fondé l’orchestre baroque, savait qu’elle pouvait compter sur ses élèves.

L’expérience stylistique a également été une réussite, car les transitions entre les morceaux étaient un art en soi : par exemple entre les « Quatre Saisons » d’Antonio Vivaldi et deux mouvements des « Cinq formes d’appel » de Denis Dufour (né en 1953). Ce que l’ensemble et l’orchestre ont ici interprété ensemble, l’un après l’autre et parfois l’un contre l’autre, frôlait les limites du possible musical.

L’ouverture avec Jean-Baptiste Apéré (thérémine), Christophe Rostang (trompette) et Antoine Moulin (clarinette basse) ainsi que Cavalli (flûte) constituait déjà un début prometteur. Le quatuor s’est produit en duo derrière les places encore vides de l’orchestre. On y entendait des mélodies, des suites de notes atonales et des traces de musique contemporaine.

Les œuvres baroques, interprétées avec leur maîtrise habituelle, étaient enrichies de sonorités inattendues et pourtant d'une force expressive remarquable. Le programme était principalement composé de pièces de compositeurs moins connus. Outre Vivaldi, le public aurait pu reconnaître les noms de John Playford et Karlheinz Stockhausen. La diversité même de ces compositeurs contemporains – allant des harmonies et de la musique contemporaine (généralement dépourvue de mélodie) à une touche de jazz moderne et d'atonalité – était remarquable en soi. À cela s'ajoutait la subtile distinction que le morceau interprété, extrait des « Tierkreis » de Stockhausen, était presque entièrement mélodique, contrairement aux autres.

Les « Feuilles de papier » de 2021 de la compositrice Raphaële Biston (née en 1975) ont constitué une particularité de ce concert. L’orchestre et les solistes « jouaient » avec les partitions – celles-ci ne faisant pas vraiment partie des partitions nécessaires. Le mot « jouer » doit en effet être compris ici dans ses deux sens possibles. S’agissait-il d’un jeu ou l’ensemble a-t-il joué avec le papier, au sens de « faire de la musique » ? Les spectateurs ont eux aussi pu tenter quelque chose de similaire à la fin avec les feuilles de salle.. La « déchirure » des musiciens (ils ont déchiré leur papier de manière audible à la fin) était d’une classe à part.

Avec « Traversées », les élèves, d’anciens membres de l’orchestre baroque et d’autres musiciens, ainsi que l’ensemble « Ptyx », ont démontré de manière impressionnante à quel point un concert peut être sans limites. Nous leur souhaitons donc bonne chance pour la tournée, et espérons qu’il y aura davantage d’auditeurs. Il est en effet regrettable que l’ouverture de « Traversées » à Lahr, dans la Stiftskirche, ait attiré si peu de monde.

Pourquoi « Traversées » ?

Le mot français « traversées » se traduit le mieux par « überqueren » ou « durchqueren ». Ce mot correspond donc parfaitement au concert de l’orchestre baroque avec l’ensemble « Ptyx ». Les chemins entre les styles et les époques pouvaient être compris à la fois comme une « traversée » et comme un « passage ».

19/05/2026

Très heureux d'accueillir cet orchestre baroque de jeunes allemands à Saint-Paterne-Racan ! Dimanche 24 mai à 17h, parc du Presbytère.

Sur la Commune Saint-Paterne-Racan le dimanche 24 mai, à 17h !événement : https://fb.me/e/4r8rDmIgM
17/05/2026

Sur la Commune Saint-Paterne-Racan le dimanche 24 mai, à 17h !

événement : https://fb.me/e/4r8rDmIgM

Dates de la tournée "Traversées" avec le Barock Orchester de Lahr (direction Annabelle Cavalli).
Toutes les infos sur les événements correspondants.

Voilà une bonne raison de voter !
12/05/2026

Voilà une bonne raison de voter !

[Patrimoine]
L'Abbaye de la Clarté-Dieu a été choisie comme Coup de Cœur de la Fondation du Patrimoine ✨
Une magnifique reconnaissance pour ce magnifique lieu.
Six projets ont été retenus pour la Région Centre-Val de Loire
👉 Vous pouvez apporter votre soutien en votant pour l’Abbaye :
https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/abbaye-de-la-clarte-dieu-a-saint-paterne-racan/60251
Chaque vote compte‼️Vote ouvert jusqu'au 17 Mai ‼️
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Merci pour votre soutien 💛
Fondation du patrimoine Centre-Val de Loire

En parallèle, l'ensemble PTYX vous propose de passer au Hangar Brossay découvrir un travail autour des paysages sonores ...
30/04/2026

En parallèle, l'ensemble PTYX vous propose de passer au Hangar Brossay découvrir un travail autour des paysages sonores du village.

A partir de 14h au 10 rue Anatole France. Concert à 17h.
Avec Akio Suzuki, Hiromi Miyakita, Christophe Fellay et 8 musiciens et musiciennes de l'ensemble PTYX.

Voir détail dans les commentaires.

Hier, c'était apéro pour les bénévoles du festival 2025 au Hangar Brossay.L'occasion d'annoncer, de vous annoncer, que l...
26/10/2025

Hier, c'était apéro pour les bénévoles du festival 2025 au Hangar Brossay.
L'occasion d'annoncer, de vous annoncer, que la 7e édition aura bien lieu, du 24 au 26 juillet 2026.

On vous concocte une édition magique pour les 18 ans de l'ensemble PTYX 🎁🎂

Le photographe Jeangé, qui nous suit avec fidélité, amitié et générosité depuis des années, était présent sur le festiva...
31/07/2025

Le photographe Jeangé, qui nous suit avec fidélité, amitié et générosité depuis des années, était présent sur le festival.

Voici un échantillon de ses photos. Vous pouvez en retrouver de nombreuses autres sur le site du festival :
https://lesinentendus.fr/la-grande-galerie-de-levolution-du-festival/

Merci Jeangé pour ces belles photos. Des spécimens en tout genre !

30/07/2025

Danser, nager, marcher, chanter, échanger, penser....
Les in:entendu·es, c'est LE festival qui t'empêche de coaguler !!!

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