Fosse Commune

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Fosse Commune Journaliste, spécimen et anthropologue autoproclamée de fosse.

Cryptide post-punk provincial aperçu entre deux parkings Indigo, une crash bar et un bar à huîtres avec un tutu noir et une théorie sur les merguez de festival.

FESTIVALS 2027 : TOTO AUX ARÈNES DE NÎMESIls viennent de l’annoncer.Je vous confirme donc que je n’irai pas non plus le ...
28/10/2026

FESTIVALS 2027 : TOTO AUX ARÈNES DE NÎMES

Ils viennent de l’annoncer.

Je vous confirme donc que je n’irai pas non plus le 17 juillet.

Africa est probablement le morceau que je déteste le plus au monde. Il a réussi cette prouesse consistant à convoquer le Kilimandjaro pour finalement produire la bande-son d’un séminaire d’entreprise.

La veille continue.

DESCENTE EN FOSSE : LORD SPIKEHEART AU SONIC CITY OU UN ACTIVISTE DU METAL AFRICAIN À COURTRAIJe fouillais tranquillemen...
28/10/2026

DESCENTE EN FOSSE : LORD SPIKEHEART AU SONIC CITY OU UN ACTIVISTE DU METAL AFRICAIN À COURTRAI

Je fouillais tranquillement les programmations de festivals quand je suis tombée sur l’affiche de Sonic City Festival, à Courtrai. Que du beau monde prévu du vendredi 6 au dimanche 8 novembre à la frontière franco-belge. Ça va gratter entre noise, post-punk, dark ambient, rock expérimental et autres expériences sonores. Allez voir l’affiche, ça déboite.

Et puis au milieu de tout ça : Lord Spikeheart, programmé dimanche 8 novembre avec Curses, Dry Cleaning, PVA, Paranoid London…

Je ne connais pas. Je regarde. Ça dit : African experimental metal.

Pardon ?

Évidemment, j’ai tiré le fil. Et c’est passionnant.

Lord Spikeheart, c’est Martin Kanja, musicien kényan venu de la scène underground de Nairobi et ancien membre de Duma, duo qui mélangeait déjà grindcore, hardcore, noise, électronique et à peu près tout ce qui permet de dégrader convenablement un système nerveux.

Depuis, il est parti en solo.

Et là, ça devient franchement intéressant.

Son premier album, The Adept, sorti en 2024 sur son propre label HAEKALU, mélange death metal, grindcore, techno industrielle, trap, hip-hop et noise. Un joyeux bo**el qui lui a valu de figurer parmi les dix meilleurs albums de musiques du monde de l’année selon The Guardian. Pitchfork, BBC Radio, Arte et quelques autres se sont également penchés sur son cas. Visiblement, le garçon ne passe pas complètement inaperçu.

Il growle. Il hurle. Il rappe. Il chante en anglais, en swahili et en kikuyu. Et surtout, derrière le déluge sonore, il y a autre chose qu’un exercice de violence musicale.

Kanja parle du Kenya, de colonialisme, de terre, de rapports de pouvoir. Il rend notamment hommage à son arrière-grand-mère Muthoni wa Kirima, figure de l’insurrection Mau Mau contre la domination coloniale britannique.

Et comme manifestement faire une musique pareille ne suffisait pas, il a également créé HAEKALU Records, un label destiné notamment à donner davantage de visibilité et de moyens aux scènes extrêmes africaines.

En septembre 2025, il a remis ça avec REIGN, un EP où se télescopent industriel, death metal, grindcore et rythmiques africaines. Avec, au passage, Iggor Cavalera, ancien batteur de Sepultura, le producteur français Brodinski et les Togolais d’Arka’n Asrafakor. Voilà une réunion de famille qui doit faire un bruit absolument épouvantable.

Et sur scène ? Sonic City prévient que ses concerts finissent régulièrement en pogos. Ce qui paraît assez cohérent avec le reste du dossier.

Et c’est là que ma petite recherche de festival belge vient de partir complètement en couille.

Parce que derrière Lord Spikeheart, il y a une question beaucoup plus vaste : mais qu’est-ce qu’on connaît, nous, du metal africain ?

Personnellement ? Rien.

Bloodywood m’a déjà envoyée fouiller du côté indien, mais l’Afrique subsaharienne dans les musiques extrêmes, j’ai un trou béant dans la cartographie.

Et apparemment, derrière, il y a tout un monde. Du metal au Botswana. Des scènes extrêmes au Kenya et en Ouganda. Du grindcore, du doom, du death, de l’industriel, des hybridations électroniques, des musiques locales qui viennent se frotter aux guitares saturées.

Bref.

Je cherchais DIIV à Courtrai.

Je viens de tomber dans le metal expérimental kényan.

Et maintenant, évidemment, je transmets et je veux en savoir plus.

FESTIVALS 2027 : GAROROCK ANNONCE SA TÊTE D’AFFICHE. ET CE N’EST PAS MUSE.Événement suffisamment rare  pour être signalé...
28/10/2026

FESTIVALS 2027 : GAROROCK ANNONCE SA TÊTE D’AFFICHE. ET CE N’EST PAS MUSE.

Événement suffisamment rare pour être signalé : Garorock Festival vient d’annoncer une première tête d’affiche pour 2027. Et ce n'est pas Muse.

Placebo. Vendredi 25 juin.

Voilà. On veille.

FESTIVALS 2027 : KYO ET TOKIO HOTEL AUX ARÈNES DE NÎMESIls viennent de l’annoncer.J'irai pas. Bonne journée.
28/10/2026

FESTIVALS 2027 : KYO ET TOKIO HOTEL AUX ARÈNES DE NÎMES

Ils viennent de l’annoncer.

J'irai pas.

Bonne journée.

FESTIVAL 2027 : ON VA BOUFFER DU MUSE CET ÉTÉTu ouvres Main Square Festival : Muse.Tu regardes les Eurockéennes de Belfo...
27/10/2026

FESTIVAL 2027 : ON VA BOUFFER DU MUSE CET ÉTÉ

Tu ouvres Main Square Festival : Muse.
Tu regardes les Eurockéennes de Belfort : Muse.
Tu vas au FESTIVAL DES VIEILLES CHARRUES : Muse.
Tu traverses la frontière : probablement Muse.
Tu ouvres ton frigo : Matthew Bellamy.

Aux Eurockéennes, 2027 sera leur cinquième passage. Aux Vieilles Charrues, cinquième passage également : 2000, 2004, 2010, 2015, 2027.

Et ça se vend comme des petits pains : la journée Muse des Vieilles Charrues a écoulé ses billets en moins de trois heures ; au Main Square, idem, tandis que les Eurocks avaient déjà vendu plus de 20 000 billets en cinq jours.

Moi, Muse, je les ai déjà vus. Je ne dis pas que c’est nul. C’est pas le propos.

Je dis juste : les gars, je vous aime bien, mais combien existe-t-il exactement de têtes d’affiche disponibles en Europe pour qu’on retrouve encore les mêmes sur toutes les affiches ?

FESTIVAL 2027 : FAITH NO MORE REVIENT, JE SUIS DONC CONTRAINTE DE RETOURNER DANS LES FLANDRES (Ou comment je viens de sa...
27/10/2026

FESTIVAL 2027 : FAITH NO MORE REVIENT, JE SUIS DONC CONTRAINTE DE RETOURNER DANS LES FLANDRES
(Ou comment je viens de sauter au plafond d’un coup, après avoir vu le retour des barjots de San Francisco en 2027)

Bon. Il fallait bien que ça arrive. Faith No More revient. Après des années à se demander si Mike Patton et ses camarades allaient un jour remettre cette machine parfaitement dysfonctionnelle sur une scène, la réponse est donc : oui.
Et pas qu'un peu.
Faith No More commence à semer des dates un peu partout en Europe pour l'été 2027 : Rock For People en République tchèque, Rock im Park et Rock am Ring en Allemagne, Mystic Festival en Pologne, Nova Rock en Autriche, Copenhell au Danemark, Tons of Rock en Norvège, NOS Alive au Portugal…

Et le 18 juin : Graspop Metal Meeting. Dessel. Belgique. Les Flandres.

Me voilà donc une nouvelle fois contrainte, par des circonstances totalement indépendantes de ma volonté, de me rendre dans un festival metal flamand. L'année dernière, c'était Primus à Alcatraz. Cette fois, c'est Faith No More au GMM. Non négociable.

Pourquoi ?

Faith No More, c'est un groupe de San Francisco formé à la fin des années 70 et devenu, à partir de la fin des années 80, l'une des anomalies les plus importantes du rock alternatif. Ils se sont séparés en 1998. Ils sont revenus en 2009. Ils ont sorti Sol Invictus en 2015. Puis silence, projets annulés, années qui passent. Mike qui dit, jamais plus jamais.
On les a rangés dans le metal alternatif. Dans le funk metal. Dans le rock expérimental. Dans le rap metal. C'est pratique. C'est surtout une façon de dire que personne n'a jamais vraiment su dans quelle pu**in de boîte les mettre. On les a comparés à Pearl Jam, et j’ai protesté…
Parce que Faith No More peut faire cohabiter du metal, du funk, du punk, du hip-hop, de la pop, du hardcore et des choses qui donnent simplement l'impression que quelqu'un a laissé Mike Patton sans surveillance.

Mike Patton, justement.

Chanteur arrivé en 1988, propriétaire d'une voix qui semble avoir été livrée avec beaucoup trop d'options : crooner, hurleur, murmure inquiétant, voix de dessin animé, démon coincé dans une canalisation, chanteur pop impeccable. Parfois dans le même morceau. Et derrière, il y a une machine de guerre, et notamment Billy Gould à la basse.
Si vous ne connaissez pas, allez écouter The Real Thing, Angel Dust et King for a Day… Fool for a Lifetime. Vous comprendrez pourquoi une quantité assez indécente de groupes arrivés après eux leur doivent quelque chose.

Et sur scène ?

Faith No More, c'est cinq musiciens capables de jouer avec une précision chirurgicale pendant que Mike Patton donne l'impression qu'une erreur administrative lui a permis de s'échapper d'un établissement sécurisé. Ça peut être massif, funky, brutal, grotesque, magnifique, parfaitement maîtrisé et complètement imprévisible. Parfois tout ça pendant le même morceau.

Et en ville, c’est comment ?

Pas beaucoup plus calme. C’est de purs débiles comme on les aime, entourés d’un folklore considérable de m***e au sèche-cheveux, de b*tes à l’air et d’hôtels probablement ravis de les voir partir. Une bonne partie est invérifiable. Mais il nous reste trois histoires parfaitement documentées qui permettent déjà de conclure que personne, à aucun moment, n’a jugé utile de mettre un adulte dans la pièce.
Faith No More, c’est aussi un groupe qui a viré son guitariste par fax en 1993. Un groupe dont le chanteur s’est volontairement privé de sommeil avant de fabriquer des paroles de Land of Sunshine avec des questions piquées dans un test de personnalité de l’Église de Scientologie. Un groupe qui, au début des années 90, en a eu tellement marre des métalleux réclamant leur reprise de War Pigs de Black Sabbath qu’il a décidé de leur répondre avec Easy des Commodores.

En gros : exactement le genre de groupe pour lequel on accepte volontairement de retourner dans un champ flamand.

La billetterie ouvre samedi 14 novembre à 10 h. J’ai mis une alerte.

Rendez-vous est pris.

FESTIVAL 2027 / CABARET VERT POSE UNE PIERRE HOSTILE SUR LE JEUDI : ÇA S’APPELLE ELECTRIC CALLBOY ET ÇA N’ANNONCE RIEN D...
27/10/2026

FESTIVAL 2027 / CABARET VERT POSE UNE PIERRE HOSTILE SUR LE JEUDI : ÇA S’APPELLE ELECTRIC CALLBOY ET ÇA N’ANNONCE RIEN DE BON POUR MES GENOUX

Pour l’instant, le Cabaret Vert n’a annoncé qu’un seul nom pour son jeudi 2027 : Electric Callboy Vous les avez plébiscités l’été dernier. Ils sont dans le top 20 de la fosse commune 2026.

Et effectivement, ça vaut des points.

Electric Callboy, pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont des Allemands qui ont décidé qu’il n’existait aucune raison valable de choisir entre metalcore, techno, eurodance, gros breakdowns, refrains de boîte de nuit et coupes de cheveux suffisamment laides pour constituer une infraction dans plusieurs pays européens.

Sur scène, ça saute partout, ça hurle, ça danse, ça balance des riffs énormes au milieu de synthés parfaitement indignes et ça transforme régulièrement une foule en gigantesque séance d’aérobic pour métalleux.

Mais revenons à Cabaret Vert.

En 2026, le jeudi du Cabaret Vert nous avait notamment servi Body Count, Turnstile, Deftones, Ultra Vomit, Last Train et Rise of the Northstar sur Razorback. Une journée globalement construite autour du principe selon lequel le corps humain possède beaucoup trop de vertèbres. Certes, Razorback avait également réussi à me coller du flamenco le lendemain. Je n’ai pas oublié. Je n’oublierai jamais.

Donc je reste prudente.

Mais quand le premier caillou posé sur le jeudi 2027 s’appelle Electric Callboy, j’ai quand même tendance à regarder les organisateurs avec méfiance.
Parce que ça ressemble vaguement au début de la construction d’une nouvelle journée de débile.

On attend la suite.

Electric CallBoy jouera également le 15 février 2027 à Accor Arena, Paris.

DESCENTE EN FOSSE : LES PRIMEURS DE MASSY. 29 ANS À DÉTERRER DES GROUPES AVANT QUE TOUT LE MONDE LES CONNAISSE.(Ou comme...
26/10/2026

DESCENTE EN FOSSE : LES PRIMEURS DE MASSY. 29 ANS À DÉTERRER DES GROUPES AVANT QUE TOUT LE MONDE LES CONNAISSE.
(Ou comment je cherchais une date de Dééfait et je suis tombée sur un festival qui depuis 29 ans parie sur les premiers albums et déterre les têtes d'affiche de demain)

Bon. Je glandais tranquillement sur Internet en cherchant où passait Dééfait. C’est ma nouvelle obsession. J’ai donc développé une activité parfaitement raisonnable qui consiste à surveiller leurs dates de concert comme si j’avais personnellement des intérêts financiers dans leur tournée. Et là, je tombe sur les Primeurs de Massy: du 28 au 31 octobre à Paul B avec Dééfait mais aussi Chest. band et Lézard. Trois groupes que je suis à la culotte. Trois styles. Et je commence à me demander ce que c’est que ce machin. Et là, je découvre un concept.

Les Primeurs de Massy existent depuis 1998. Vingt-neuf éditions. Et depuis le départ, une règle : ne programmer que des artistes qui viennent de sortir leur premier album. C’est tout. Mais c’est énorme. L’idée est née à Paul B, scène de musiques actuelles de Massy, sous l’impulsion de Christian Maugein et Olivier Poubelle. Le principe était de donner de la visibilité à des artistes au moment où ils commencent véritablement à exister discographiquement. Pas forcément des débutants. Pas nécessairement des inconnus qui viennent de brancher leur premier ampli. Des artistes qui franchissent une étape. Et à qui on décide de faire confiance.

Et ça donne : Vingt artistes. Quatre soirées. Deux salles. Tous genres confondus. Et tout mélangés. Les Primeurs ne fonctionnent pas par soirées musicales thématiques. On ne range pas gentiment le post-punk avec le post-punk, l’électro avec l’électro et la chanson avec la chanson, histoire que personne ne soit contrarié dans ses habitudes. On mélange. Et surtout, l’ordre de passage n’est pas annoncé. Voilà une idée qu’elle est bonne. Parce que ça signifie qu’on ne vient pas uniquement consommer les quarante-cinq minutes du groupe qu’on connaît déjà avant de repartir. On vient écouter. On vient découvrir. On vient éventuellement se prendre une claque par quelqu’un dont on ignorait totalement l’existence deux heures auparavant.

Évidemment, j’ai voulu savoir ce que ça avait donné depuis 1998. Et là, le tableau de chasse est dingue. Sont ainsi passés : Jeanne Added, Deadletter, Meule, Vive La Fête, Feu! Chatterton, Ghinzu (oui eux, deux fois l'Olympia ce mois-ci)… et des têtes d’affiche actuelle dont je me fous personnellement mais n’empêche.
Alors évidemment, tous les artistes passés par Massy ne sont pas devenus célèbres. Et heureusement, d’ailleurs. La réussite d’un groupe ne se mesure pas uniquement au nombre de billets qu’il vend ou à sa capacité à remplir un Zénith. Mais ça raconte quelque chose. Depuis presque trente ans, des programmateurs écoutent, cherchent, prennent des risques et proposent au public de leur faire confiance.

Et puis le concept a fait des petits à Castres. Depuis 2015, les Primeurs de Massy se déclinent avec Les Primeurs de Castres dans le Tarn? du 29 au 31 octobre, avec douze artistes sur trois soirées. Et figurez-vous que j’y retrouve mes deux suspects. Chest. le jeudi 29 octobre. Dééfait le vendredi 30.
Ils sont donc à Massy ET à Castres.
Autrement dit, le concept ne s’est pas contenté de survivre pendant près de trente ans. Il s’est reproduit. Et manifestement, il se porte très bien.

CARTOGRAPHIE DE FOSSE RELOADED  #07 - LE DÉJÀ-SAOULE À 16H, AU CAMION DE LA CROIX-ROUGE À 18H…(Série hivernale d’observa...
25/10/2026

CARTOGRAPHIE DE FOSSE RELOADED #07 - LE DÉJÀ-SAOULE À 16H, AU CAMION DE LA CROIX-ROUGE À 18H…
(Série hivernale d’observation de la faune et des phénomènes de fosse, version enrichie de vos commentaires de la saison passée. Aujourd’hui : le gars qui paye pour tout voir la tête dans une poubelle)

Houblonus collapsus praecox

Heure du premier drame : 🕓🕓
Équilibre vertical : 🥴
Taux de bière hors du verre : 🍺🍺🍺🍺
Probabilité de voir la tête d’affiche : ⚰️

Tu arrives tranquille, soleil encore haut, pas un seul pogo à l’horizon, et là… il est déjà là.
Le spécimen.
Rouge comme une brique. Humide comme une serpillère. En train de gu**ler ÇA VA ÊÊÊTTTRE TROP BIEEEEN à un mur.

C’est le mec qui a payé 99 balles pour un festival dont il verra réellement un groupe : celui qui joue à 15h25 sur la scène régionale, un trio dont sa cousine connaît le bassiste.

À 16h, il est :
– torse poil même en novembre à Troyes
– la pinte collée à la main comme une ventouse
– déjà en train de renverser de la bière sur quelqu’un (il dit pardon mais il maîtrise déjà plus rien)
– persuadé que tout le monde veut être son ami (non ! Même ses potes sont tannés)
– incapable de marcher droit (il zigzague comme si le sol était en pente)
À 17h : il chante Wonderwall entre les morceaux
À 17h42 : il fusionne avec le grillage de sécu
À 18h : on le retrouve nez dans une poubelle, dans un moment de sincérité absolue avec ses regrets, sa bile et une merguez froide

À la Croix-Rouge, il dit : j’suis pas si mal, hein… alors qu’il ressemble à un fer à repasser fondu.

Le phénomène n’est pas nouveau. Des témoignages permettent d’en attester la présence. On m’a rapporté qu’avant un concert de Soulfly à la Mutualité : plusieurs spécimens avaient été retrouvés la gu**le dans le caniveau, au sens propre, en train de comater. Ils avaient payé leur place. Ils n’ont jamais vu Soulfly. Houblonus collapsus possède donc une histoire. Une tradition. Peut-être même un patrimoine.
Mais le déjà-saoul possède une faculté longtemps sous-estimée : il peut également niquer le concert des autres. Capacité de nuisance stratosphérique rapportée par deux fosseux venus en famille voir enfin The Cure. Très bien placés. Tout était prêt. À 19h50, dix minutes avant le concert, il a fallu l’emmener à l’infirmerie. Perso je pense au meurtre.

Sinon, il finit la soirée :
– sur les épaules d’un mec qui ne sait pas qui il est,
– ou dans le bus retour en mode momie de bière,
– sans avoir vu la tête d’affiche, ni même compris qu’il y avait des scènes.

C’est un monument.
Une tradition.
Une énigme biologique.
Un avertissement pour la jeunesse.
Un investissement pour les festivals.

Et quelque part… un grand classique de nos étés.

Moralité : l’ennemi n’est jamais la bière. C’est l’horaire.












DESCENTE EN FOSSE : THE MESSTHETICS & JAMES BRANDON LEWIS PASSENT EN FRANCE ET EN BELGIQUE. EXCELLENTE EXCUSE POUR PARLE...
24/10/2026

DESCENTE EN FOSSE : THE MESSTHETICS & JAMES BRANDON LEWIS PASSENT EN FRANCE ET EN BELGIQUE. EXCELLENTE EXCUSE POUR PARLER ENFIN DE FUGAZI
(Il y a des informations que je conserve essentiellement parce qu’elles me permettent de parler d’un sujet qui me plaît. Celle-ci implique deux membres de Fugazi, un guitariste et un saxophone. Je prends)

The Messthetics & James Brandon Lewis passent en France et en Belgique à la fin du mois d’octobre.
The Messthetics, c’est notamment Joe Lally à la basse et Brendan Canty à la batterie. La section rythmique de Fugazi. Et Fugazi, c’est une excellente raison de suspendre momentanément toute activité.

Si vous ne connaissez pas Fugazi, on va régler ça immédiatement. Et si vous connaissez, laissez moi radoter tranquille. Washington D.C., fin des années 80. Du post-hardcore, si on veut absolument mettre une étiquette dessus, mais surtout un groupe qui va devenir une référence considérable de la scène indépendante américaine.

Mais Fugazi, c’est aussi une certaine manière de faire. Et ce sont mes héros.
Groupe autogéré. Concerts avec des billets maintenus à prix bas, généralement 5 à 7 dollars selon les archives du groupe. Pas exactement la philosophie « pack premium avec entrée prioritaire, tour de cou collector et accès exclusif à Gérard pendant douze minutes ». Et si tu trouves un tee-shirt. Eux n’en vendaient pas. Zéro merch. Nibe.

Et au milieu de tout ça, il y avait cette section rythmique.
Joe Lally et sa basse.
Brendan Canty et sa batterie.

Deux hommes qui ont passé des années à construire sous MacKaye et Picciotto une charpente capable d’être tendue, sèche, lourde, mobile, parfois presque dansante, sans jamais transformer Fugazi en parpaing.

Et ce sont précisément ces deux-là qui nous intéressent aujourd’hui.

MAIS ATTENTION : THE MESSTHETICS, CE N’EST PAS FUGAZI

Parce qu’avant que quelqu’un achète une place au Grand Mix en espérant hurler Waiting Room et vienne ensuite déposer une réclamation auprès de Fosse Commune : NON.
Fugazi est en pause pour une durée indéterminée depuis 2003 et n’annonce actuellement ni tournée ni nouvel enregistrement.

Ce qui tourne actuellement s’appelle The Messthetics.
Et The Messthetics a sa propre histoire.
On retrouve donc Joe Lally et Brendan Canty, mais avec Anthony Pirog à la guitare.
Un trio instrumental qui va chercher ailleurs : rock expérimental, improvisation, jazz, bruit, groove, passages beaucoup plus abrasifs et d’autres où tout le monde semble avoir décidé de laisser un peu d’air circuler avant de recommencer à déranger les meubles. Puis arrive James Brandon Lewis. Saxophoniste. Parce que manifestement, le dispositif n’était pas encore suffisamment susceptible de partir de travers. Mais faut aimer le jazz.

Donc non, on n’est pas devant « la moitié de Fugazi rejoue du Fugazi avec un saxophone ».
Disons surtout quatre musiciens qui ont manifestement décidé que choisir entre un concert de rock et un concert de jazz était une perte de temps.

Ils passent donc par chez nous à la fin du mois :

25 octobre - Tourcoing - Le Grand Mix
26 octobre - Diest - Cultuurcentrum Diest
27 octobre - Paris - New Morning
28 octobre - Avignon - LaScierie
29 octobre - Le Mans - Le Scarron
30 octobre - Tours - Le Bateau Ivre

Donc récapitulons.

Pas Fugazi.
Pas Ian MacKaye.
Pas Guy Picciotto.
Pas Waiting Room.

Mais Joe Lally.
Brendan Canty.
Anthony Pirog.
James Brandon Lewis.

Une basse. Une batterie. Une guitare. Un saxophone. Et suffisamment de raisons pour aller vérifier ce qu’ils fabriquent avec tout ça.

Adresse

16 Rue Du Temple
Reims

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