07/09/2026
⭐Les Muses du Crazy Horse Paris - Cheetah Magnetic⭐
C’est une femme aux multiples identités. Selon les époques, elle se fait appeler Olivia Koudrine, Kdom ou encore Cheetah Magnetic. Peintre, écrivaine, actrice, mannequin, mais avant tout danseuse du Crazy Horse Paris.
Née en 1953 à La Fère, dans le nord de la France, Olivia se destinait d’abord à un tout autre avenir. Elle étudie les Lettres à l’université, mais entre les amphithéâtres et les lectures, la danse s’invite peu à peu dans son parcours. Encore étudiante, elle rejoint une compagnie de danse en tournée et parcourt l’Asie, forgeant au fil des scènes une présence artistique que l’on ne peut véritablement apprendre.
Cheetah Magnetic fait ses débuts au Crazy Horse Paris en juillet 1980 et s’impose rapidement comme l’une des danseuses inoubliables de la Maison. Entre deux répétitions, elle peint, prépare des examens de Sciences Politiques et se rêve déjà écrivaine. Elle aime autant les films d’Ingmar Bergman que les comédies musicales de Gene Kelly, écoute Vivaldi, Supertramp et Jacques Brel, et lit Nietzsche comme François Mauriac.
Au milieu des années 1980, Cheetah Magnetic est devenue une personnalité reconnaissable dans toute la France. Après ses années au Crazy Horse, elle entre dans des millions de foyers grâce à « Cocoricocoboy », l’émission humoristique la plus populaire de l’époque. Son rôle de comédienne la transforme en véritable figure de la culture populaire et du paysage de la télévision de variétés de l’époque.
Parallèlement, elle devient l’un des visages emblématiques de « Pl***oy ». Très présente dans les numéros de 1986 et 1987, Cheetah Magnetic apparaît à plusieurs reprises en couverture et dans les pages éditoriales de magazines glamour comme « Lui ». Elle incarne alors un moment particulier de la culture populaire française, où cabaret, télévision et célébrité commencent à pleinement se rejoindre. À bien des égards, elle devient l’une des premières icônes multimédias françaises : à la fois playmate, personnalité de télévision, icône du cabaret et célébrité grand public.
En 1987, elle publie « Si la Cococour m'était contée », inspiré de son expérience dans l'univers de la télévision. Deux ans plus t**d, elle publie « La Danseuse », un roman nourri de ses années passées au Crazy Horse. D’autres ouvrages suivront sous le pseudonyme d’Olivia Koudrine.
Depuis le début des années 2000, elle se consacre également à la peinture sous le nom de Kdom, prolongeant dans les arts visuels ce même goût pour la réinvention qui a toujours guidé son parcours, de la scène à l’écriture.
📝Mots et recherches par Ficheraz
Crédits photos :
Archives personnelles de Cheetah Magnetic