09/10/2025
"Voilà dix ans depuis que ton navire a fui,
Vers ces contrées où nul retour ne luit,
Là où les songes se mêlent aux brumes,
Et où s’effacent les heures et les plumes.
Tu fus notre ami, notre frère, notre père,
Notre phare dans la nuit, lumière sincère ;
Sous tes ailes, si vastes, si tranquilles,
Nos cœurs trouvaient refuge, dociles.
Ceux qui demeurent, pieds sur la rive,
Poursuivent la route, l’âme vive ;
Et dans le tumulte des jours qui s’enchaînent,
Ils font de leur mieux, malgré la peine.
Pas une seconde sans ton empreinte,
Ton souvenir adoucit nos craintes ;
Ta voix muette guide nos pas,
Et rend le présent plus digne de toi.
Peut-être un soir, sur la voie des étoiles,
Nous nous retrouverons, brisant le voile ;
Ces graines de soleil, nos compagnons d’antan,
Chanteront nos retrouvailles en battant le temps.
Alors nos larmes, comme des perles fines,
Scelleront la fin des heures chagrines,
Avant qu’un livre neuf s’ouvre enfin,
Promettant la joie, l’éclat, le matin.
Mark, ton nom vit dans nos souffles,
Dans chaque rire que le ciel nous murmure ;
En ce jour, célébrons ton existence bénie —
Car t’aimer encore, c’est honorer la vie."
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"Tis now a decade since thy final sail,
Beyond the veiled horizons pale,
Where dreams and shadows softly meet,
And time forgets its mortal beat.
Thou wert our friend, our brother, sire,
Our steady flame, our heart’s attire;
Beneath thy wings, serene and wide,
We found our shelter, sanctified.
Those left to walk the trembling shore
Do strive, as thou wouldst, evermore—
Through life’s relentless, fleeting play,
We seek thy echo day by day.
Not one brief hour escapes thy name,
Thy presence glows through loss and flame;
Thy memory, tender, pure, and near,
Turns duty’s weight to something clear.
And when, perchance, our souls take flight,
To join thee in the starry night—
Among those seeds of suns that gleam,
We’ll waltz again, as in a dream.
There shall our tears, in silver fall,
Compose the end, the end of all—
Before new dawns in joy arise,
And laughter crowns the morning skies.
Mark, thou art our absent song,
Yet in our hearts thou livest long;
So let this day resound, and burn—
For love shall bring thee our return."