21/05/2026
Festival Vox 2026
DÉSOBÉISSANCES - Des voix qui s’élèvent et se soulèvent
✨ Lectures ✨
Et la joie de vivre, de Gisèle Pelicot , lu par Odile Cohen .cohen, éditions Audiolib
💬 “Il m'a fallu marcher. Il m'a fallu le silence qu'il n'est pas si facile d'affronter. Je m'accroche. J'irai au bout du trajet. Je suis comme le funambule sur la corde raide, je dois continuer. Je n'aime ni les larmes ni les effusions en public. Je refuse de me laisser emporter par la haine. Alors si j'ai l'air un peu raide sous le masque du sourire, digne pour les uns, suspecte pour les autres, si j'ai pu paraître en deçà des horreurs révélées, y compris aux yeux de mes enfants, c'est que je me concentre sur le prochain pas, le prochain jour.”
📖 Le 2 septembre 2024, le monde entier découvrait le courage de Gisèle Pelicot lors du procès de Mazan.
Parce qu’il est impossible de réduire une personne à son statut de victime, Gisèle Pelicot s’empare de sa propre histoire, la porte de sa voix pour qu’elle ne soit pas racontée uniquement par celles et ceux qui écrivent le procès (juges, avocat·es, journalistes, expert·es…), pour qu’enfin la honte change de camp. Elle ne tait ni l’horreur ni sa banalité dans le flot continu des violences patriarcales, elle ne tait pas non plus les espoirs d’une jeune femme qui a aimé et s’est sentie aimée, à une époque où davantage encore l’accomplissement féminin devait passer par le mariage avec un homme. Au terme d’un procès d’une ampleur sans précédent (le refus du huis-clos par Gisèle Pelicot y a grandement contribué), l’autrice le réclame : “Je veux que ma vie ne soit plus résumée à ce que j'ai subi, je veux qu'elle soit ce que j'en fais. Et je serai la joie de vivre.”
Devenue un symbole mondial de dignité, elle raconte enfin son histoire, portée à l'audio par Odile Cohen.
📅 Jeudi 4 juin à 19h
📍 Maison de la Poésie (Paris 3e) -
🎟️ Réservation gratuite et obligatoire, lien en bio
📣 La suite du programme très bientôt !
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