07/05/2026
Bonsoir à toutes et tous,
Suite aux attaques et accusations récentes dont nous faisons l’objet, je me permets en tant que Président de l’association de répondre au nom de celle-ci.
M Le Dissès, lors du dernier conseil municipal, a souhaité s’éloigner de son ordre du jour afin de mentionner notre association lors de l’étude d’un point qui n’avait pourtant aucun lien avec le lieu. J’imagine que cela lui tenait à cœur, puisque ses propos ont été mentionnés dans un article de La Provence en date du Samedi 2 mai. L’autrice de l’article ne nous étant pas étrangère, nous supposons que toute demande de droit de réponse restera lettre morte comme cela l’a été par le passé.
Lors de cette intervention, monsieur le maire a évoqué plusieurs faits qui méritent une réponse.
D’une part, je suis accusé à titre personnel de « pénétrer dans le lieu alors que celui-ci est encore dangereux ». Étant adepte du rasoir de Hanlon, je vais partir du principe que monsieur le maire est plus mal renseigné que malveillant, bien qu’une prise de parole aussi cavalière sans s’être renseigné suffisamment auparavant me paraît à minima maladroite.
Il est important de préciser une nouvelle fois que l’arrêté de mise en péril en date du 10 septembre 2024 est clairement abusif, mais nous n’avons pas fait de démarche pour le dénoncer car nous souhaitions à la fois effectuer les travaux et nous mettre en conformité sur la sécurité, et éviter un conflit direct avec la mairie. Plusieurs experts sont venus confirmer que la charpente est saine et que le bâtiment ne présente pas un risque d’effondrement tel qu’allégué dans l’arrêté. Seule la façade se trouve dans un état préoccupant, et des mesures de prévention sont mises en place à ce titre afin d’éviter tout risque pour les personnes et les biens.
J’en viens aux accusations « d’entrer dans un lieu dangereux »… J’espère bien que les services municipaux et monsieur le maire sont au courant, bien que ce dernier essaie de me faire passer pour un malhonnête dissimulé. Je rappelle qu’à la fois les équipes de l’urbanisme, la police municipale, et le voisinage quand nécessaire (par exemple pour élaguer l’arbre au-dessus de la rue Donat Petenati) sont tous prévenus et au courant. Je dispose de mails prouvant des échanges à ce sujet. Il est absolument nécessaire de s’occuper de l’entretien du bâtiment malgré sa fermeture si l’on souhaite préserver le lieu et le rouvrir dès que possible à la population.
C’est d’ailleurs en ce sens que nous faisons avancer les choses. Nous travaillons activement à la partie administrative (Statuts, travaux, reprise d’activité, etc.) afin de pouvoir demander le rescrit fiscal qui nous permettra de défiscaliser les dons que l’on nous ferait de manière sereine et transparente. Nous avons déjà ouvert une cagnotte dont nous n’avons pas fait la pleine promotion car nous attendons cette stabilité.
De plus, concernant l’avancée des dossiers, j’ai entendu plusieurs contre-vérités qu’il s’agit de rectifier : le travail administratif prend du temps il est vrai, mais nous avons respecté autant que possible les délais, et par ailleurs, un devis pour les travaux a été produit, en accord avec les recommandations de l’architecte conseil, validé par l’architecte des Bâtiments de France, et avec le concours d’un artisan conseillé par l’urbanisme afin de limiter au maximum les risques de frictions dans le dossier. Nous avons même l’avis de non-opposition aux travaux. Ainsi, tous les feux sont au vert et il ne reste que le financement des travaux à régler.
Dans l’état actuel des choses, nous avons validé que les travaux urgents ne concernant que la façade, sont chiffrés à environ 24 000 €, les travaux pouvant commencer lorsque 30 % de la somme sera réunie. Dans cette attente, l’entretien du bâtiment est effectué dans une relation de transparence avec la police municipale et l’urbanisme.
En tout état de cause toute aide directe à l’association qui ne peut être qu’un service rendu à la ville et ses citoyens, sera la bienvenue. D’autant plus si elle émane de monsieur le maire et de la municipalité. En ce sens le Cercle de la Renaissance par ma voix est prêt, à entamer des relations de travail sereines et sincères avec les services de la mairie.
Ces discussions pourront s’orienter vers de possibles subventions (autre que celle nécessitant une réhabilitation de l’appartement au-dessus de la salle, qui pourrait être réaménagé en locaux pour l’activité associative), afin que l’argent des marignanais puisse servir à un projet pour les marignanais et le rayonnement de la ville !
Notre projet ne sera jamais un rachat en vue d’une revente à perte à 1€ à un promoteur privé. De plus, M Le Dissès a mentionné la volonté passée de la commune de racheter les locaux. Peut-être était-ce sous un autre mandat, mais de ma présidence, aucune offre de la sorte ne m’est parvenue. Pourtant l’édile n’est pas sans savoir que nous ne pouvons vendre ou céder le lieu. L’acte notarié d’origine nous l’interdit, en plus du bon sens et de nos valeurs ainsi que l’adéquation à l’objet statutaire de l’association.
Ainsi, comme toujours depuis le début de ce projet, je me tiens à la disposition de notre maire ainsi que de ses équipes, je voue à ces dernières une grande confiance et je les sais sincères. Je ne doute pas que M le maire ne souhaite pas mentir mais ne peut simplement pas connaître tous ses dossiers dans toute la profondeur et la complexité de ceux-ci.
Aussi, en cas d’incompréhension ou d’insuffisances de connaissances sur nos projets, nos intentions et l’état matériel du Cercle et ses locaux, je souhaite pouvoir renseigner plus en profondeur et au mieux M le maire et ses services sur l’avancée du dossier. Notre démarche est volontaire et apaisée.
Je me dois cependant de préciser que des attaques politiques, administratives ou institutionnelles survenant simplement dans une volonté de nuisance à cause de l’objet de l’association ou des convictions politiques de ses membres, constitueraient de dangereux précédents illégaux et disproportionnés. Je dois aussi rappeler et condamner le fait que le Cercle a fait l’objet de dégradations et de vandalisme. Je me réserve le droit de porter plainte, fort des éléments que nous détenons. J’espère donc un retour à la raison, à la communication et au travail conjoint dans l’intérêt des marignanaises et marignanais.
La population de Marignane mérite mieux que des querelles stériles, pour un lieu historique faisant partie du patrimoine de la ville, qui a vécu bien longtemps, a survécu à toutes les municipalités et survivra encore. Le Cercle continuera de fonctionner comme il l’a toujours fait : par la force de ses bénévoles, avec bonne volonté et esprit de cohésion, au service des marignanaises et des marignanais.
Cordialement,
Christophe FROCHE, Président du Cercle de la Renaissance