12/08/2026
Faut-il artificialiser et imperméabiliser 16 hectares supplémentaires de terres agricoles pour produire des tomates hors-sol, sous serres industrielles chauffées au gaz, avec vente d’électricité, captation massive d’eau de pluie, et un modèle porté par un groupe agro-industriel international ?
🍅 Méga-serres à tomates dans la Manche : ce n’est pas juste une histoire de tomates.
À Isigny-le-Buat, Agrocare veut agrandir ses serres pour produire 10 000 tonnes de tomates en plus par an, en hors-sol, sous serres industrielles.
Sur le papier, l’histoire est jolie: le porteur de projet promet des tomates françaises et des créations d’emplois, ainsi que des engagements, non contraignants, de ne pas pomper d’eau potable et de protéger des zones humides, haies et milieux impactés, avec mesures de compensation annoncées.
Mais derrière la belle image d'Épinal, les choses ne sont pas aussi roses qu’on voudrait nous le faire croire:
💧 captation massive d’eau de pluie (qui n'ira plus réapprovisionner les nappes phréatiques)
🌱 artificialisation de terres agricoles (avec la bénédiction de la SAFER dans des conditions floues)
🔥 chauffage au gaz et cogénération (le gaz produit de l’électricité revendue, et la chaleur récupérée chauffe les serres, le CO2 émis est normalement en partie absorbé par les plantes. Normalement. Quelle part? On ne sait pas.)
⚡ vente d’électricité (la vente d’électricité a représenté 30 % l’an dernier selon le porteur de projet! On est dans un business industriel avec argent public, aides, dispositifs ou avantages économiques éventuels: tout devrait être transparent!)
👩🌾 modèle industriel qui fragilise l’agriculture paysanne
🏡 fortes inquiétudes des riverains. Même la commune, l’agglomération et le SAGE Sélune, instance locale de gestion de l’eau, ont émis des avis défavorables ou maintenu leurs réserves.
💧 risque de tension sur l’eau potable en période de sécheresse, les scénarios des porteurs de projet étant beaucoup trop optimistes et ne tenant pas compte des variations saisonnières mensuelles en cas d’années plus sèches l’été (donc risque d’avoir à demander ensuite une autorisation de pomper...)
La question n’est pas d’être contre les tomates produites en France, même industrielles, hors-sol et hors-saison.
La question est : quelle agriculture voulons-nous ? Des fermes vivantes, ou des usines à tomates et à gaz et électricité ? Avec quelle transparence? Avec des engagements contraignants ou non? Avec de l’argent public?
Consultation publique jusqu’au 12 août.
[J’aime le post - je réagis - je contribue à sa notoriété :
👍 100% d’accord · ❤️ Soutien total · 🥰 Solidaire · 😮 Ça m’interpelle · 😢 Ça m’attriste · 😡 En colère contre la situation · 😆 Ça m’a fait sourire
- merci à vous!]