15/09/2026
Jour 173 | Intimité, tendresse et sexualité : une dimension de la vie
Lorsqu'une maladie grave survient, beaucoup de choses changent. Le corps évolue, les traitements peuvent entraîner de la fatigue, des douleurs ou modifier l'image de soi. Pourtant, une dimension essentielle de la personne demeure souvent présente : le besoin de proximité, de tendresse, d'intimité et, pour certains, de sexualité.
Les soins palliatifs considèrent la personne dans toutes les dimensions de sa vie : physique, psychologique, sociale… mais aussi affective. L'intimité ne disparaît pas avec la maladie, l'âge ou la perte d'autonomie. Elle fait partie de la qualité de vie et mérite d'être respectée.
L'intimité ne se résume pas à la sexualité. Elle peut s'exprimer par un regard, une main tenue, une étreinte, un moment partagé, un silence apaisant ou une présence rassurante. Pour certains couples, la sexualité reste importante ; pour d'autres, la tendresse devient une nouvelle manière de se retrouver. Il n'existe pas de modèle unique.
Ces sujets restent pourtant souvent difficiles à aborder. Par pudeur, par gêne ou par crainte de déranger, les personnes malades comme les professionnels hésitent parfois à en parler. Pourtant, lorsque la personne le souhaite, ces questions ont toute leur place dans l'accompagnement. Certains symptômes, certains traitements ou certaines difficultés peuvent être pris en compte afin d'améliorer le confort et la qualité de vie.
Respecter la vie intime, c'est aussi préserver des espaces de confidentialité : frapper avant d'entrer, limiter les interruptions, respecter le consentement et reconnaître le droit de chacun à choisir ce qu'il souhaite partager… ou non.
En soins palliatifs, il ne s'agit jamais d'imposer une discussion sur la sexualité ou l'intimité. Il s'agit de permettre à la personne d'en parler si elle en ressent le besoin, sans jugement, avec écoute et bienveillance.
💙 Prendre soin d'une personne, c'est aussi reconnaître qu'elle reste, jusqu'au bout de sa vie, un être de relations, de désir, de tendresse et de liberté. Respecter cette dimension, c'est respecter la personne dans toute son humanité.