05/11/2025
Nouvelle Publication du LZA
Saliha SALMI , Riadh MOULAI , Balla EL HACENE , Affef BAALOUDJ - Can butterflies (Lepidoptera) serve as effective bioindicators for assessing the health of Algerian cedar forests? Eur. J. Entomol. 122: 287-301, 2025 | DOI: 10.14411/eje.2025.033
https://www.eje.cz/artkey/eje-202501-0033_can-butterflies-lepidoptera-serve-as-effective-bioindicators-for-assessing-the-health-of-algerian-cedar-fores.php
Cette étude examine l'abondance et la diversité des papillons diurnes dans deux types d'habitats forestiers : une forêt de cèdres dégradée et une forêt de cèdres protégée, situées dans le parc national du Djurdjura, en Algérie. L'étude a été menée sur une période d'un an, d'avril 2022 à mars 2023. Au total, 1 479 individus appartenant à 48 espèces ont été recensés. Parmi eux, 13 % sont endémiques à l'Afrique du Nord. Le principal facteur contribuant à la dégradation de la forêt de cèdres du parc national du Djurdjura semble être les incendies de forêt répétés. Néanmoins, les clairières créées par le feu peuvent temporairement favoriser la diversité florale et, par conséquent, la richesse des papillons. Les résultats révèlent des interactions complexes entre les papillons, la qualité de l'habitat et les variations saisonnières. Aucune ségrégation claire n'a été observée entre les communautés de papillons dans les deux types de forêts de cèdres, bien que certaines espèces aient montré des préférences écologiques distinctes : Celastrina argiolus, Zygaena algira, Tomares ballus, Zygaena trifolii et Pyronia cecilia étaient davantage associées à la forêt de cèdres dégradée, tandis que Pyrgus alveus, Zerynthia rumina, Pararge aegeria et Issoria lathonia étaient liées à la forêt protégée. Cependant, des analyses supplémentaires sont nécessaires pour confirmer leur statut de bioindicateurs fiables. L'étude démontre également que l'abondance des papillons varie considérablement selon les saisons, avec un pic en été, soulignant l'influence cruciale des conditions climatiques. Ces résultats pourraient contribuer à l'enrichissement des listes d'espèces protégées en Algérie et en Afrique du Nord, ainsi qu'au maintien de la biodiversité et des services écosystémiques.