12/05/2026
Cette nuit, le cinéma africain a perdu l’un de ses plus grands bâtisseurs : 𝐁𝐚𝐬𝐬𝐞𝐤 𝐁𝐚 𝐊𝐨𝐛𝐡𝐢𝐨.
Depuis 1997, sous son impulsion, le 𝐅𝐞𝐬𝐭𝐢𝐯𝐚𝐥 𝐄́𝐜𝐫𝐚𝐧𝐬 𝐍𝐨𝐢𝐫𝐬 a fait du 𝐏𝐚𝐥𝐚𝐢𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐂𝐨𝐧𝐠𝐫𝐞̀𝐬 𝐝𝐞 𝐘𝐚𝐨𝐮𝐧𝐝𝐞́ l’un des grands rendez-vous du cinéma africain.
Pendant près de trente ans,
la mythique salle inaugurale de 1.500 places a vibré
au rythme des cérémonies d’ouverture et de clôture,
des projections officielles,
des ovations,
et des rêves portés par toute une génération de cinéastes africains.
Grâce à lui,
𝐘𝐚𝐨𝐮𝐧𝐝𝐞́ 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞𝐯𝐞𝐧𝐮𝐞, 𝐜𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞, 𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝟕ᵉ 𝐚𝐫𝐭 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧.
À travers Sango Malo, Le Grand Blanc de Lambaréné, Le Silence de la forêt ou Gouverneurs de la Rosée,
il a raconté l’Afrique
avec dignité, profondeur et authenticité.
Mais son plus grand chef-d’œuvre
restera peut-être d’avoir offert au cinéma africain
une scène,
un souffle,
et une reconnaissance internationale.
Pendant près de trente ans,
les lumières se sont éteintes dans la grande salle du Palais des Congrès…
𝐞𝐭 𝐥’𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐚𝐩𝐩𝐚𝐫𝐚𝐢𝐬𝐬𝐚𝐢𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐞́𝐜𝐫𝐚𝐧.
Cette nuit,
ces lumières se sont éteintes pour lui.
Le 𝐏𝐚𝐥𝐚𝐢𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐂𝐨𝐧𝐠𝐫𝐞̀𝐬 𝐝𝐞 𝐘𝐚𝐨𝐮𝐧𝐝𝐞́ s’incline avec émotion
devant la mémoire d’un ami fidèle,
d’un visionnaire,
et d’un immense artisan de la culture africaine.
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