28/07/2026
Il faut peut-être arrêter de nous mentir : beaucoup de pays africains ont obtenu des drapeaux, des hymnes et des présidents, mais pas une véritable liberté.
Il y a à peine quelques générations, des Européens se sont assis autour d’une table en Allemagne pour se partager l’Afrique comme un gâteau. Ils ont tracé des frontières, occupé nos terres, pillé nos ressources et décidé de l’avenir de millions d’Africains sans demander l’avis d’un seul Africain.
Puis, un jour, ils nous ont annoncé que nous étions indépendants.
Indépendants de quoi exactement ?
Nous possédons les matières premières, mais nous importons les produits finis.
Nous avons les terres, mais nous importons la nourriture.
Nous avons une jeunesse nombreuse, mais nous importons les compétences, les technologies et parfois même les solutions les plus élémentaires.
Nous avons des gouvernements, mais certaines décisions importantes concernant notre économie, notre monnaie, nos ressources et notre sécurité se négocient encore ailleurs.
Et en 2026, cela ne choque presque personne.
Par contre, pour parler de Samuel Eto’o, de la FECAFOOT, d’un sélectionneur, d’un penalty ou d’une qualification ratée, tout le monde devient analyste, juriste, économiste et stratège.
Nous pouvons passer des semaines à nous insulter pour le football, mais nous sommes incapables de consacrer la même énergie à comprendre qui exploite nos minerais, qui contrôle nos marchés, qui fixe les règles de notre économie et pourquoi nos pays restent pauvres malgré toutes leurs richesses.
Le football est-il donc devenu notre anesthésie collective ?
Pendant que nous débattons des Lions Indomptables, d’autres discutent de nos ports, de nos forêts, de notre pétrole, de notre cacao, de notre dette et de notre avenir.
Et qu’on ne vienne pas tout mettre sur le dos de l’Occident.
La domination étrangère fonctionne aussi parce qu’elle trouve toujours des Africains prêts à vendre les intérêts de leur peuple pour un poste, une commission, un vi