09/05/2026
Les plus belles scènes ne sont pas toujours dans les plus grandes villes.
Parfois, elles sont cachées dans les p’tits villages au creux des bois et il suffit de musiciens un peu fous pour réveiller les bêtes endormies.
Hier soir, PLOMBERIE a donné un cœur et un souffle à notre vieille Chapelle et les vieux lambris se sont mis à vibrer jusque dans leurs jointures. Pendant un moment, ce n’était plus qu’une bâtisse surannée, c’était une bête vivante qui respirait avec sa foule.
PLOMBERIE nous a donné du groove brut sans ampli, des beats allégoriques, des chansons qui prennent les chemins de traverse et une musique qui refuse de rester bien gentiment à sa place.
Pi nous aussi, on a débordé. Le sousaphone est descendu dans la foule, les enfants ont répondu, les adultes aussi. PLOMBERIE nous a tirés dans son monde par le collet, avec ce mélange de virtuosité, de démesure et de joie sauvage.
Parce qu’on en a besoin en t**i : du drôle, du fou, du trop beau. De ce qui fait sauter les soupapes et entrer un peu d’air. On a besoin de nos artistes qui viennent déranger le quotidien, secouer nos charpentes et nous rappeler qu’il existe encore des façons de sauter de la locomotive et que ça fait terriblement du bien.
Et quelle chance de pouvoir vivre ça ici, dans notre village, dans notre Haut. Les artistes veillent à leur médecine, à nous de veiller sur leurs tribunes.
Hier soir, PLOMBERIE a réveillé la bête et nous a rappelé qu’au fond, il faudrait probablement danser plus souvent dans nos salons.
Ève
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The most beautiful stages aren’t always found in the biggest cities.
Sometimes they’re hidden in little villages tucked deep in the woods, and all it takes is a few slightly crazy musicians to wake the sleeping beasts.
Last night, PLOMBERIE gave our old Chapel a heart and a breath, and the old wood paneling began to vibrate right down to its joints. For a moment, it was no longer just an aging old building. It was a living beast, breathing in sync with the crowd.
PLOMBERIE gave us raw groove without amplification, allegorical beats, songs that take the back roads, and music that refuses to stay politely in its place.
And neither did we. The sousaphone made its way into the crowd, the children answered back, and so did the adults. PLOMBERIE pulled us into its world by the collar, with that perfect mix of virtuosity, excess, and wild joy.
Because, damn, we need it: the funny, the wild, the beautiful. The things that blow the valves and let a little air in. We need our artists to come disrupt the everyday, shake our foundations, and remind us that there are still ways to jump off the locomotive and that it feels damn good.
And what a privilege to experience it here, in our village, in our little corner of the world. Artists take care of their medicine; it’s up to us to take care of the stages that hold them.
Last night, PLOMBERIE woke the beast and reminded us that, deep down, we probably ought to dance in our living rooms a little more often.
Ève