05/18/2026
Aux projections libérantes, ce vendredi 22 mai, 20h30 :
HÖTEL MACHINE
d’Emanuel Licha
documentaire, 2016, couleur, 67 min., Québec
► En présence d’Emanuel Licha
Le Mayflower et le Commodore à Beyrouth, le Holiday Inn à Sarajevo, le Al Deira à Gaza, le Hyatt à Belgrade, l’hôtel Ukraine à Kiev, le Al-Rasheed à Bagdad, le Serena à Kabul, le Peace Hotel à Mogadiscio... Ces hôtels ont hébergé la majorité des journalistes qui couvraient les guerres de ces pays-là. C'est dans ces hôtels qu’ils ont croisé les autres protagonistes du conflit, transformant cet espace en un site stratégique. "L'hôtel de guerre" est le lieu depuis lequel le conflit est observé, analysé, discuté et montré, jouant ainsi un rôle actif dans la représentation publique qui en est faite et dans notre compréhension des événements. "Hôtel machine" est une réflexion sur la représentation des conflits, construite à partir de leur lieu original de production. "Hôtel machine" est l’histoire d’un hôtel qui se souvient.
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précédé de :
MIRAGES
d’Emanuel Licha
documentaire, 2011, couleur, 20 min., Québec
"Mirages" se déroule dans un décor de village irakien au milieu du désert Mojave en Californie. Conçu et utilisé par l'armée américaine pour l'entraînement des troupes avant leur départ pour l'Irak, ce village a été construit et continue d'être opéré sous la supervision de techniciens de Hollywood. Les figurants qui jouent le rôle des habitants de ce village sont recrutés parmi la diaspora irakienne immigrée aux États-Unis.
Ce camp d’entraînement est un dispositif optique. Il est fait pour apprendre aux soldats à voir la “réalité” irakienne telle que fictionnée par l’armée et Hollywood, et à reconnaître les “terroristes”. Il sert aussi à représenter une utopie de la guerre, et à éduquer le regard des spectateurs, notamment par l’intermédiaire du travail des médias qui sont les bienvenus pour couvrir les activités du camp. (...)
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et précédé de :
HOW DO WE KNOW WHAT WE KNOW?
d’Emanuel Licha
documentaire, 2011, couleur, 10 min., Québec
"How do we know what we know?" demande le journaliste en studio à l’envoyé spécial en Turquie qui n’a pas pu avoir accès à la zone de conflit en Syrie. Son reportage a donc été monté à partir d'images amateures.
Il y a quelques années à peine, on pouvait encore entendre dire que c’étaient les médias qui décidaient du début d’un conflit, à partir du moment où les journalistes se rendaient sur place. La multiplication des images tournées par les protagonistes eux-mêmes, couplées à leur diffusion quasi-instantanée, modifie cette équation. (...)