21/11/2024
Il était temps, un mois après notre arrivée!
Le voici enfin, notre compte rendu sur cette course incroyable.
Bonne lecture 😅🤓
Sur les coups de 20h, nous arrivons dans le centre ville de Saint Pierre. Et nous n'en croyons pas nos yeux. Des milliers de personnes sont déjà sur place 2h avant la course. Les routes, les ronds points, les balcons sont pris d'assaut pour avoir la meilleure vue sur le départ des coureurs. Des apéros géants, des pique-niques en famille, des musiciens, … On a l'impression que tout St Pierre est présent... On profite un peu de cette ambiance hors du commun et nous dirigeons vers le sas d'entrée réservé aux coureurs.
Derniers encouragements et embrassades avec la famille puis il faut y aller. Une fois entrés dans le sas, nous ne pouvons plus en sortir. Sur les conseils d'un bénévole, nous fermons nos sacs de délestage (sacs avec nos affaires de rechanges qui sont transportés jusqu'aux bases de vie) et c'est à ce moment qu'un journaliste de la page Facebook « grand raid officiel » décide d'interviewer Ben. Grande première pour lui et il s'en est super bien tiré !
Libérés de nos sacs, on se dirige vers notre SAS de départ, nous serons dans la 3e vague. Plus que 30 minutes avant le départ de la course, on ressent dans ce fameux sas, de la joie, de l'excitation mais surtout beaucoup de stress. On discute avec quelques personnes autour de nous pour passer le temps et cette question est sur toutes les lèvres « Alors, tu comptes le faire en combien de temps ? ». Et nous avons tous la même réponse... « J'espère déjà le terminer mais surtout ne pas passer 3 nuits dehors... ». C'était notre objectif aussi !
Le speaker commence à faire monter l'ambiance, la foule se chauffe, on comprend sans regarder nos montres que c'est bientôt l'heure du grand départ. Dernières petites vérifs des chaussures, du sac et de la montre puis on se prépare. La musique va de plus en plus fort, les gens crient, nous commençons doucement à avancer.
22H00 Voila le moment tant attendu ! L'hymne de la Diag retentit !!! C'est parti. Nous avançons doucement bloqués par les quelques 2000 participants qui nous précédent et nous passons l'arche de départ. C'est tout simplement INCROYABLE. Des milliers de personnes nous acclament telles des stars, des caméras de TV nous filment, les gens nous tapent dans les mains, chantent, dansent, crient... Nous n'avions jamais connu cela. L'émotion est intense à cet instant. Cela va durer plus de 5 KMS sans interruption... Oui oui, plus de 5KMS... Les Réunionnais sont vraiment fantastiques !
On ne s’en rend pas compte mais il fait une chaleur de dingue due à cette marée humaine présente sur le parcours. On profite de l'ambiance à un pas plus que tranquille mais la fin du bain de foule est proche.
En effet, une fois arrivés dans les champs de cannes à sucre, c'est le calme plat. L'ambiance y est totalement différente. Dans l'obscurité la plus totale, les frontales s'allument une à une. Cela donne un spectacle magnifique, une ballet de lumières dans le noir nous émerveille. La première montée du parcours ralentit tout le monde et nous varions le rythme entre la marche et la course à pieds. Les kms défilent et nous arrivons au premier ravito (domaine Vidot) sur les coups de minuit. On ne traîne pas, on remplit les gourdes et on repart direction Notre Dame de la Paix.
Les premiers bouchons commencent en sortant du ravitaillement. Nous sommes bloqués pendant +- 45 minutes. Notre seul passe-temps, comme d'habitude, sera d'apprendre à connaître nos compagnons de bataille. La pluie commence à faire son apparition lorsque nous pouvons enfin reprendre un rythme normal. Une longue montée dans les bois avec l'arrivée du brouillard nous ralentira dans notre progression. On rejoint le bitume, cela nous permet de trottiner mais la pente s'accentue. C'est long, très long.. On ne profite pas beaucoup de cette portion de route..
Ouf, après 33 kms et 2100 D+ parcourus, nous arrivons enfin à cette école qui nous sert de refuge. La pluie n'a pas cessé et le froid commence à nous envahir. Nous sortons les Kway afin de nous protéger un peu, buvons un petit bouillon de vermicelles et on se met en route pour Nez de Boeuf 12 kms plus loin.
5h30 le soleil se lève, on est en plein milieu d'une plaine avec une vue magnifique sur le piton des neiges. On voit au loin les traileurs qui ont déjà gravi la montée. On sort de cette plaine via un petit sentier, on attaque une descente sur le bitume. Ça nous permet de courir un peu. On entre à nouveau dans une plaine sur les hauteurs qui nous offrent une vue à couper le souffle, une mer de nuages et une vue sur les monts alentours.
Il est 7h03 quand on arrive à nez de bœuf. Le soleil commence à nous réchauffer. Toujours très bien dans notre course, on mange un peu, boit chacun quelques cocas pour reprendre des forces avant de repartir vers Mare à boue. Là, nous attend la première assistance perso.
On en prend encore une fois plein la vue mais aussi plein les jambes sur les sentiers techniques. Les derniers kilomètres pour rejoindre la première base de vie se font sur le bitume, reboostés par l'idée de rejoindre la famille, on accélère le pas.
Ça y est, nous y sommes. Déjà (ou à peine) 57kms parcourus. Une bonne ambiance règne à la base. Tous les athlètes profitent de manger et se reposer au soleil. Pour la petite anecdote , Tom un peu fatigué, oublie son téléphone dans l'herbe... Heureusement, les traileurs sont d'honnêtes gens et un appel micro est lancé. Il doit toujours se faire remarquer...
A la recherche de t-shirt mauve Beobank, nous retrouvons Sidjy et notre maman qui nous amènent des vêtements propres et SURTOUT de quoi se brosser les dents. Quel bonheur...
Après 45 mins de pause, on entame un gros morceau.. MARE A BOUE . Jamais un sentier n'a si bien porté son nom...
Pour résumer : de la grisaille, une énorme montée, de la boue, de la boue et … encore de la boue. Le moral en prend un coup, on se motive en se disant que la vue va être incroyable une fois arrivés au sommet. Les terrains sont très techniques et nous exténuent... On voit des coureurs arrêtés sur le coté, ils sont à bout de forces.
67e km, nous arrivons enfin au point culminant de la course : Croisée Coteau Kerveguen, il est 13h36. Finalement, grosse déception, les nuages sont tellement présents qu'on ne voit rien. Tant p*s, pas le temps de se lamenter, il faut repartir.
Nous entamons la fameuse descente « du bloc » qui nous emmènera à Cilaos. Là où d'après les anciens, la course commence vraiment. La descente longue de 8 kms est un enfer pour tous. Ça glisse, les terrains sont accidentés, il y'a d'énormes marches, des rochers, des racines. Nos compagnons de galère ne nous avaient pas menti... On se motive l'un l'autre mais les visages tirés et les mines déconfites commencent à laisser apparaître la fatigue de tout le monde. Heureusement nous sommes enfin en bas, les bénévoles connaissent la difficulté des kms que nous venons de parcourir et nous encouragent. Ce passage aura laissé des traces. Plusieurs abandons seront constatés sur place. Un petit détour par un sentier un peu plus roulant et à 16h29 nous voilà arrivés à Cilaos.
Tellement fatigués et excités de rejoindre le stade, nous ne voyons même pas Sidjy, Marie-Laure et Maxence venus nous encourager... Quel bonheur de voir des visages familiers après ces heures de galère... Déjà 76 kms de parcourus 3915D+.
Ça peut paraître bête mais on se dit qu'on vient de passer un cap. Il ne reste « plus » que 100 kms avant d'arriver à la Redoute. On prend le temps de discuter entre amis, on aurait bien bu une petite bière tous ensemble mais pas sûr d'être capable de repartir ensuite … Nous sommes fatigués et avions prévu de dormir à Cilaos. Malheureusement, le stade est plein, aucun lit n'est disponible, il pleut donc impossible de dormir dehors. Nous décidons de manger un peu, de nous changer à nouveau et d'essayer de dormir dans cette énorme salle où nous sommes tous réunis. Un semblant de sieste de 15 minutes nous rebooste, on est prêt à repartir. En s’apprêtant à fouler le bitume, nous voyons toute la famille sur le coté. Impossible de ne pas s'arrêter. Nous ret**dons notre départ et prenons les bonnes ondes et encouragements qu'ils nous apportent. Nous voilà mentalement et physiquement au top !
Nous repartons avec plusieurs « fous » et faisons la connaissance de Florian. Il était sur le point d'abandonner à cause d'un fameux « syndrome de l'essuie glace ». Ensemble, nous entamons le sentier Taibit, on s'engouffre dans cette végétation, il est 17h45 et nous allumons nos frontales pour commencer cette ascension. C'est parti pour une nouvelle nuit dehors. Peu après le sentier Taibit, nous avons le droit à la fameuse « tisane ascenseur », musique à fond, chants, danse pour ceux qui peuvent encore sont au rendez vous. Vraiment un moment magique de la course ! Après cette petite pause, il faut repartir et la montée s'annonce compliquée, au loin nous voyons les frontales des traileurs qui nous précédent, cela offre un spectacle magnifique.. La montée est périlleuse, tout le monde souffre, un petit groupe de 10 s'est formé. Les discussions en tout genre fusent . Cela motive et surtout fait défiler les kilomètres...
Notre montre indique 23h00 quand nous arrivons à Marla. Gros ravitaillement pour nous. Des dizaines de coureurs dorment à même le sol et semblent passer leur meilleure nuit tellement la fatigue est énorme.
On ne s'att**de pas trop à Marla, après quelques traversées de rivières, quelques ralentissements dus aux traileurs du Bourbon qui nous rejoignent sur le parcours, nous voilà arrivés à la Plaine des Merles. Déjà 95kms parcourus.. Il fait froid et humide, nous sommes complètement vidés d'énergie mais une fois encore, aucun lit de disponible... Heureusement, les bénévoles de la croix rouge nous déplient des lits à côté de la tente des coureurs blessés et on se pose 10 minutes. Entre le froid et la musique à fond, impossible de dormir.. Encore merci à eux pour leur gentillesse, c'est dingue que des gens aient autant de bienveillance à notre égard.
Allez, c'est parti, direction le fameux sentier scout, c'est toujours aussi gras, ça glisse mais nous avançons, doucement mais sûrement. Traversant le sentier dans le noir, nous ne nous rendons pas compte du vide qu'il y'a sous nos pieds... Vers 5h00 le soleil commence à pointer le bout de son nez. Nous apercevons le Maïdo. WAHOU tout simplement impressionnant. De par la beauté du paysage mais aussi de sa taille qui domine totalement la plaine.
La nuit fût éprouvante, voilà 34h que nous avons pris le départ sans dormir. Après 105kms et 6045D+ nous sommes à Aurère. Le ravitaillement ressemble plus à un champ de bataille qu'autre chose. Des gens dorment partout. Les visages sont marqués par les nuits blanches et la difficulté de la course. Un des ravitos les plus compliqués pour nous. Arrivant après les coureurs du Bourbon et pas mal de traileurs de la Diag, il ne reste plus grand chose à se mettre sous la dent... Seule la musique nous redonne un peu le moral. La fatigue se fait de plus en plus ressentir. On avance tels des robots vers la passerelle d'Oussy. Nos yeux commencent à se fermer tout seul. Heureusement, le sentier rempli de rocher nous réveille à chaque impact de notre descente... Les pieds souffrent, le mental aussi. Bizarrement, seules les jambes sont encore au top...
Nous voilà à Oussy, lieu de notre première « nuit ». Il est 8h du matin, le soleil commence à briller, nous trouvons un petit coin d'ombre, installons nos couvertures de survie et c'est parti pour une bonne nuit de 20 minutes... On s'endort en 5 secondes chrono. Le réveil pique tel un lendemain de guince où il faut aller bo**er. Quelques bonbons en guise de petit déj et nous voilà partis à l'assaut du Maïdo. Une jolie montée de 12 kms et 1146 D+. Il faudra être fort, c'est une vraie fournaise, le soleil tape très fort. On monte le sentier avant de redescendre vers la rivière. Première « do**he » pour nous. On trempe nos casquettes espérant garder le tête fraîche le plus longtemps possible. Ça grimpe, ça grimpe encore et toujours plus. Le temps commence à se couvrir, le température descend un peu et ça fait du bien.. Les panoramas sont à couper le souffle, on s'arrête pour profiter de la vue et immortaliser le moment. Les kilomètres défilent doucement mais on se sent bien. On croise des gens qui randonnent et nous encouragent. La vue sur le col est brouillée par les nuages, on entend de la musique, des cris, des trompettes. L'arrivée est proche !
Quelques minutes plus t**d nous y voilà. Incroyable, des centaines de personnes nous y attendent, nous encouragent, nous tapent dans les mains. On se croirait sur un col au Tour de France. Impossible de décrire ce que nous ressentons à ce moment la. L'émotion est énorme, les larmes montent mais on arrive à contenir tout ça.. Imaginez-vous, complètement éreintés après des heures d’effort, plus de 120 kms parcourus jour et nuit et 8091D+ acclamés comme des stars par des centaines d'inconnus... On en a la chair de poule rien que d'y repenser !
Une fois de plus, notre fidèle assistante Sidjy, nous attend au sommet. On ne pourra jamais assez la remercier... Elle vient de se taper une marche de 7 kms avec une glacière remplie de coca, d'oasis, de saucissons, de sandwich, … La pauvre, elle en a bavé à cause de nous ! On se pose avec, on discute, on mange, on prend des nouvelles des proches. Une fois de plus grâce à elle, nous sommes au top pour repartir avaler ces derniers kms.
Nous voilà repartis pour 17 kms de descente. Nous sommes bien physiquement malgré tout et décidons de courir lorsque cela est possible. Entre bois et sentier, les terrains restent très techniques. Au départ, nous pensions dérouler et prendre un max de plaisir sur cette descente. Après 5 kms, nous allons vite déchanter. Boue, racines, terre argileuse, marches énormes. Nous ne prenons que peu de plaisir. Le mental flanche mais aucun de nous 2 veut le montrer. Notre foulée nous trahit malgré l'envie de faire bonne figure. L'un après l'autre on se tire pour avancer tant bien que mal. Nos montres déconnent et nous n'avons plus les bonnes indications. Cela nous impacte beaucoup car nous sommes dans le flou total. Seuls les ravitaillements nous donnent des indications de kms et dénivelés parcourus. Après avoir subi cette logue descente, nous voyons au loin la dernière base de vie.
139kms après avoir pris le départ, nous voilà arrivés à Ilet Savannah il est +-18h00.
Nous retrouvons Sidjy qui nous attend avec tout ce qu'il faut pour nous ravitailler. Ben en profite pour rester avec, manger et se reposer un peu. Tom ayant eu la très bonne idée de traverser la rivière pieds dans l'eau, a choppé de magnifiques ampoules. Pas le choix de passer par la case podologue s’il veut terminer la course. Il n'est pas le seul et on perd pas mal de temps à ce ravito à cause de l'attente. On en profite pour bien nous alimenter et reprendre des forces car on compte mettre la gomme pour les 36 derniers kms.
C'est la dernière ligne droite. Il est 20h, Direction le chemin Ratinaud – Kalla. Autant vous dire qu'on n’a pas mis la gomme longtemps. 7 kms à parcourir avec 620 m de D+. Bien sûr, tout ça à la frontale. Allez voir sur internet, ça vaut le détour. On n'a jamais avancé aussi lentement. C'était l'horreur absolue. D'énormes rochers à grimper, à descendre, d'autres encore plus grands à grimper puis à descendre... Des arbres, des racines, un véritable enfer pour tout le monde. Heureusement, les Réunionnais ont le sens de l'accueil et organisent des ravitos sauvages. Musique à fond, speaker qui met l'ambiance, tonnelles, eau fraîche, encouragements en veux-tu en voilà...
Ce fût interminable mais nous voilà à la Possession. Déjà 154 kms parcourus et 8982m D+. La fatigue est de plus en plus présente. On prend le temps d'avaler ce qui passe encore après 51h30 de course. On sait que le chemin des Anglais ne sera pas simple.
Plus rien ne peut nous arrêter, même pas nos pieds en feu sur lesquels on peine à tenir debout.
Let's go, c'est parti pour plusieurs kilomètres sur un chemin en pavés de taille et de hauteur différentes. Un vrai régal pour les pieds et les genoux …
Un mec chute juste devant nous dans une descente. Il a eu de la chance, sa tête a failli heurter un rocher. Plus de peur que de mal, il a le genou abîmé mais repartira après avoir pris le temps de souffler. La fatigue se fait ressentir et les hallucinations visuelles arrivent. On en avait entendu parler mais on ne pensait pas que cela était réel. Notre cerveau nous joue des tours, visages sur les rochers, coureurs sur les cotés inexistants, … Cela devient trop dangereux, on décide de faire une sieste de 10 minutes contre un rocher. Cela porte ses fruits, nous voilà en pleine forme (comment on n’exagère pas du tout).
La grande chaloupe nous accueille après 163 kms et 9342m D+. On engloutit ce que notre corps accepte avant de repartir, il reste 12 kms et on veut en finir ! La Redoute est proche et ça nous met du baume au cœur.
Avant ça, il faudra monter et surtout descendre le Colorado. Les balises indiquant l'arrivée pour les 5 courses nous motivent ! Pour arriver à l'observatoire, il faudra emprunter une tranchée remplie de boue. Quand Mathieu Blanchard y est passé (plus de 24h avant nous), la pluie battait son plein. Ajoutez à cela des milliers de coureurs passés par là avant nous. Un beau bain de boue. Les jambes commencent à flancher face à la difficulté du sentier. On glisse, nos chaussures pèsent 2kg chacune, on grimpe avec difficulté en s'aidant des branches. Le soleil se levant pour la dernière fois sur la course, nous arrivons au dernier ravito. Accueillis au Colorado avec des chocolats chauds, cela nous remonte le moral. Ah oui on a failli oublier, à ce ravito, nous sommes obligés de revêtir le t-shirt officiel du Grand Raid (indispensable pour franchir la ligne d'arrivée). Forcément, dans nos têtes malgré un cerveau qui fonctionne au ralenti, on réalise qu'on est porche du but.
Plus que 5 kms de descente et ça y'est, le rêve deviendra réalité. Avant ça, il faudra rester concentrés. La descente du Colorado est une des plus difficiles du parcours. Et oui... arriver à la Redoute, ça se mérite jusqu'au bout. Plus question de fatigue, de maux quelconques. Comme des gosses, on est excité et on se pose un millier de questions sur l'arrivée. La descente ne nous fait pas de cadeaux, une fois de plus cela s'apparente à de l'escalade plutôt qu'à du trail. On a mal, mais on s’en fout, chaque pas nous rapproche de ce mythique stade.
Il nous reste un peu plus d'un kilomètre quand on l’aperçoit enfin, l'émotion commence à nous gagner.
Plus qu'une petite descente et on arrivera sur cette petite route entourée de barrière pour nous indiquer l'entrée du stade. On commence à croiser des spectateurs sur les cotés, c'est bon signe. Enfin nous y sommes, après 58h d'effort, 3 nuits blanches, 175kms et un peu plus de 10500m D+.
Nous faisons un quart de tour de p*ste pour arriver sous l'arche, une fois de plus nous avons l'impression d'être des stars le temps d'un instant. Les gens crient nos prénoms, tapent des mains, nous félicitent... Moment magique qu'on n'oubliera jamais. Nous franchissons la ligne main dans la main, symbole de fraternité et fierté. Le speaker cite nos noms, c'est officiel, nous sommes FINISHERS d'une des courses les plus dures au monde.
Notre famille est là pour nous féliciter. Un moment hors du temps. Beaucoup d'émotions pour nous comme pour nos proches.. Des accolades, des larmes de joie, des bisous, … Nous ressentons toute la fierté des nos fidèles supporters.
On ne réalise pas vraiment ce que nous venons de réaliser.
C'était si compliqué mais on a pris tellement de plaisir dans la douleur.
A peine passés la ligne, nous sommes déjà nostalgiques... On se regarde, se felicite et on se dit que c'est déjà terminé... On pense déjà à recommencer l'année prochaine...
On reçoit notre t-shirt de finisher ainsi que notre médaille que l'on porte fièrement malgré les petits bobos...
Et pour fêter cela rien de tel qu'une (plusieurs) petite(s) bière(s) en famille. On en profite pour lire tous les messages reçus pendant la course. On essayait d'en lire un maximum mais ce n'était pas toujours facile avec un cerveau en vrac !!
Vous êtes géniaux de nous avoir soutenus de cette façon. On a reçu des messages à toute heure. Vraiment un énorme merci à vous qui nous avez permis d'aller au bout de cette course.
Un grand merci à l'organisation, aux bénévoles, aux réunionnais qui ont été tous simplement incroyables.
Un grand merci à nos sponsors et aux gens qui nous ont parrainés. Merci d'avoir cru en nous.
Un énorme merci à notre famille venue sur place et de nous avoir suivis.
Pour terminer, sans elle, rien n'aurait été possible, on ne peut que remercier et féliciter Sidjy. Cette diagonale des fous c'est aussi la sienne !
A très vite pour de nouvelles aventures, on a déjà des idées plein la tête !
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