05/08/2026
𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐮𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐨𝐫𝐝𝐢𝐧𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐚𝐮𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐩𝐫𝐞𝐟𝐞𝐫𝐞 𝐞𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐧 𝐁𝐫𝐞𝐭𝐚𝐠𝐧𝐞 ? 🧐
On vous présente les 3 coordinateurs du LifeRide : Quentin, Anne-Cécile et père Alexandre.
En réalité, elle immortalise le moment précis où Quentin a compris qu'il aurait dû accepter ce séjour en catamaran aux Glénan du 2 au 9 octobre. Certes, il craignait le froid breton. Mais surtout, il avait refusé cette sortie en mer par fidélité à son ami Alexandre, dont le talent de persuasion est presque aussi célèbre que sa vocation hors du commun : il serait capable de convaincre un pilote de Formule 1 d'échanger sa monoplace contre son vélo de curé… ou Quentin de passer un samedi à coordonner 600 jeunes plutôt que de partir faire une semaine de voile.
Mais pourquoi Quentin en était-il arrivé à ce constat ?
Le jour même, ils avaient une réunion dont l'objectif était simple : « Faire une liste des activités de la journée et vérifier qu’elles soient accessibles et raisonnables, c’est-à-dire qui font preuve de bon sens afin de garder la motivation des centaines de participants présents ce jour-là. »
Une mission qui, sur le papier, semblait pouvoir être bouclée plus vite qu'Obélix n’engloutit un sanglier.
À 19h42, père Alexandre posa innocemment la première question : « Pour l’activité tyrolienne, est-ce qu'on a vérifié si on ne pouvait vraiment pas la faire partir d’encore un peu plus haut ? Ou alors, on peut proposer aux gens de descendre la tête en bas, suspendus par les pieds ? Ça pimenterait un peu l'attraction…»
Il n’en fallait pas plus pour relancer Anne-Cécile dans son tourbillon d’idées : « Je valide ! Et en bas, le jeune suspendu pourrait servir de piñata géante !!! Toute l'équipe devrait choisir entre profiter de sa faiblesse ou le délivrer. Ainsi on pourrait tester leur part d’ombre et de lumière. Ça illustrerait parfaitement le thème ! »
Père Alexandre resta silencieux quelques secondes. Tout le monde pensait qu'il allait ramener un peu de sagesse et calmer la fougue de sa collaboratrice. Il ajusta tranquillement son col romain puis déclara : « Franchement... je pense qu'on peut encore aller plus loin. » Un silence s’installa… « Et si on organisait plutôt l'événement de nuit ? Avec un immense son et lumière sur le château et une tyrolienne recouverte LED synchronisés avec la bande-son ? Alors là on pourrait vraiment traiter du thème de la Lumière. »
C'est à ce moment précis que Quentin commença à comprendre que le mot «raisonnable» n'avait manifestement pas la même définition pour tout le monde. Il jeta un regard désespéré vers Sebastien, le trésorier discret mais présent, qui, comme pour les lamas, ne valida pas le budget.
Rassuré par Sebastien, Quentin, qui n'avait encore rien dit de peur de passer pour le rabat-joie de service, prit une profonde inspiration et osa : « Excusez-moi... mais on n'était pas partis sur une journée un peu dans l'esprit scout ? Vous savez... respect, simplicité, fraternité, engagement, vie dans la nature... ».
« Oui mais… une simplicité ambitieuse, non ? » répondit Anne-Cécile sans vraiment attendre de réponse car, finalement, c’était plus une conclusion qu’une question.