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UN TIERS DE LA POPULATION BELGE EST D'ORIGINE ETRANGERELa Libre Belgique, 12 juin 2026Sur les quelque 11,87 millions d'h...
12/06/2026

UN TIERS DE LA POPULATION BELGE EST D'ORIGINE ETRANGERE

La Libre Belgique, 12 juin 2026
Sur les quelque 11,87 millions d'habitants que compte la Belgique, 2,71 millions (22,8%) sont des Belges d'origine étrangère et 1,64 million (13,8%) ne sont pas belges, ressort-il jeudi des données annuelles sur la diversité selon l'origine de Statbel.

Un peu plus de la moitié (51%) du groupe que Statbel définit comme "d'origine étrangère" n'ont pas la nationalité belge comme première nationalité enregistrée, mais ont acquis la nationalité belge entre-temps. L'autre moitié a la nationalité belge comme première nationalité enregistrée, parmi lesquels 20,9% ont deux parents avec une première nationalité étrangère enregistrée et 28,2% ont un parent avec une première nationalité étrangère.

Au niveau belge, environ deux tiers de la population est belge d'origine belge, mais au niveau régional cela varie de 21,5% en région bruxelloise à 63,1% en Wallonie et 71,1% en Flandre.

Globalement, une personne sur cinq est belge d'origine étrangère. Un écart considérable est toutefois constaté entre les régions. En Flandre, 17,8% des citoyens sont d'origine étrangère, contre 25,8% en Wallonie et 41,8% à Bruxelles. Pour les non-Belges, le pourcentage est de 11% en dans le nord et le sud du pays et de presque 37% en région bruxelloise.

La diversité a augmenté en Belgique au cours de la décennie précédente. En 2005, 79% des Belges étaient d'origine belge, contre 71% en 2015 et 63% cette année. Le nombre de Belges d'origine étrangère a, de son côté, évolué, passant de 12,4% en 2005 à 17% en 2015 et 23% en 2026. En ce qui concerne les non-Belges, une hausse de 8 à 11% a été observée entre 2005 et 2015, avant de monter à 14% cette année.

L'office de statistique belge livre ces statistiques pour la deuxième fois, en raison d'une hausse de la demande du monde académique et politique.

Le Soir, 10 juin 2026Pendant plus de vingt ans, une agence de location sociale de Saint-Josse-ten-Node a été gangrenée p...
10/06/2026

Le Soir, 10 juin 2026
Pendant plus de vingt ans, une agence de location sociale de Saint-Josse-ten-Node a été gangrenée par la fraude. Des employés s’attribuaient des logements sociaux, ainsi qu’à leurs proches, et falsifiaient les documents comptables. Ces faits sont révélés par l’audit de l’agence, désormais fermée, et publiés mardi par Bruzz.

L’agence de location sociale de Saint-Josse, AISSJ, fondée en 2000, gérait 230 logements locatifs privés dans la commune jusqu’à la fin de l’année dernière. A cette date, AISSJ a été déclarée en faillite. A l’époque, l’agence était aux prises avec une dette de plus d’un demi-million d’euros. Bruxelles Logement a commandé un audit financier en 2024, suivi d’un audit judiciaire l’année dernière. Ce rapport a été remis au parquet de Bruxelles en février. La Région de Bruxelles-Capitale est partie civile à l’enquête judiciaire en cours depuis lors. Le rapport d’audit fait état d’un « système d’attribution des logements sociaux globalement défaillant » et d’une « implication active de membres du personnel dans la création de faux documents ».

Un CA proche de l’administration communale

La fraude est particulièrement importante concernant les « premières attributions » de logements aux nouveaux locataires. Sur les 181 dossiers examinés, la fraude a été établie dans 94 cas et soupçonnée dans 44 cas, sur une période de 18 ans. Vingt-quatre autres dossiers ont été jugés illégaux, notamment en raison de l’absence des pièces justificatives nécessaires à l’octroi de la priorité à un candidat locataire. Au total, cela concerne 86 % des dossiers.

Le conseil d’administration de l’AISSJ était étroitement lié à l’administration communale. Pendant dix ans, Christian Boïketé en a été le président ; il était le frère de Philippe Boïketé (PS), alors adjoint au bourgmestre chargé du logement, et lui-même directeur de cabinet du bourgmestre Emir Kir (LB, mais membre du PS jusqu’en 2020) jusqu’en 2023. Après la démission de M. Boïketé, Luc Frémal, président du CPAS, lui a succédé.

La Libre Belgique, 10 juin 2026À partir de vendredi, les pays de l'Union européenne appliqueront une procédure standardi...
10/06/2026

La Libre Belgique, 10 juin 2026
À partir de vendredi, les pays de l'Union européenne appliqueront une procédure standardisée de gestion de l'asile. L'objectif est d'accélérer le traitement des demandes d'asile, de rendre effectif le retour des personnes déboutées dans leur pays d'origine et d'aider les pays comme l'Italie ou la Grèce soumis à une plus forte pression migratoire. Voici ce que cela va changer pour la Belgique.

Il est le fruit de 10 ans de négociations conclues en mai 2024 et va entrer en vigueur, dans sa majeure partie, ce vendredi 12 juin partout dans l'Union européenne. "Il", c'est le Pacte de la migration et de l'asile de l'Union européenne. Il se compose d'une directive – laquelle doit être transposée dans le droit belge – et de 10 réglementations – qui, elles, sont directement applicables sur les territoires nationaux. La loi qui transpose l'essentiel du Pacte sera adoptée ce mercredi ou jeudi au Parlement.

Son histoire remonte à l'année 2015 lorsque de multiples conflits, en Afghanistan, en Syrie, en Irak ou en Somalie, poussent de nombreuses personnes sur le chemin de l'exil. Ce sont la Grèce, l'Italie, Malte, l'Espagne, certains pays de l'Est comme la Bulgarie, la Hongrie ou la Croatie, qui en reçoivent la charge principale. Ce dont ils se plaignent. Par manque de moyens ou pour exprimer leur mauvaise humeur, ces États de première entrée sur le sol de l'Union n'assureront pas toujours un accueil de qualité à ces personnes qui fuient le conflit. Les migrants seront alors poussés à poursuivre leur route ailleurs en Europe dans l'espoir d'un meilleur accueil. Et ce, en dépit du système Dublin qui stipule que les demandes de protection internationale doivent être traitées dans le pays de première entrée.

Le Pacte européen de la migration repose sur un compromis. Il formalise le début de la procédure d'asile aux frontières de l'Europe – donc, pour l'essentiel, à charge des pays de première entrée – et, en contrepartie, instaure un principe de solidarité des autres États membres de l'Union. Un principe de solidarité qui sera obligatoire mais flexible : ces pays européens qui n'ont quasi pas de frontières extérieures à l'Union européenne pourront soit accepter de prendre en charge des demandeurs d'asile arrivés dans les pays de première entrée, soit aider ces derniers financièrement ou matériellement (par exemple en envoyant du personnel). L'an dernier, la Belgique, qui est majoritairement un pays de seconde arrivée, a choisi la compensation financière. Mais la forme de l'aide peut être r***e d'année en année.

Le Pacte suit deux autres objectifs : harmoniser les procédures de l'asile en vigueur dans chaque pays et réduire les délais de traitements des dossiers. Il contient enfin une grande promesse : celle d'augmenter le nombre de retours effectifs des personnes déboutées vers leur pays d'origine.

Comment est-ce que cela va se traduire concrètement dans la gestion de la migration en Belgique ? Voici les principaux changements.

1. Une procédure d'asile à la frontière

Le Pacte prévoit un processus standardisé de gestion des demandes d'asile en Europe. La grande nouveauté de ce processus, c'est la procédure d'asile à la frontière qui sera obligatoire pour certaines catégories de ressortissants, notamment lorsque le demandeur vient d'un pays avec un faible taux de reconnaissance ou s'il présente un danger pour l'ordre public. La personne sera alors considérée comme n'ayant pas pris pied sur le territoire européen. Sa demande d'asile devra être examinée selon une procédure accélérée de maximum 12 semaines. Durant l'examen de sa demande, le ressortissant étranger devra rester à disposition des autorités compétentes – le pacte ne précise pas explicitement s'il doit être placé en centre fermé. Si la demande est rejetée, la personne ne pourra évidemment pas rentrer en Europe et devra rentrer dans son pays d'origine.

Cette procédure à la frontière ne concerne cependant assez peu la Belgique puisqu'à part les aéroports du pays – singulièrement Bruxelles-National – et les ports, elle ne compte pas de frontière extérieure à l'Union.

2. Un filtrage systématique

C'est l'autre grand changement du Pacte européen : un screening – filtrage en français dans les textes – sera rendu obligatoire pour certains ressortissants aux frontières et sur le territoire. Y seront soumises les personnes qui sont entrées sur le territoire belge de manière illégale ou si elles n'ont jamais fait l'objet d'une procédure d'identification auparavant en Europe.

Le filtrage ne portera pas seulement sur l'identification du ressortissant étranger comme c'est le cas actuellement. Les autorités compétentes procéderont aussi à un contrôle sanitaire préliminaire ainsi qu'à un relevé d'une éventuelle vulnérabilité (handicap, risque de persécution, etc.) pour pouvoir orienter au mieux la personne ensuite dans son parcours migratoire. C'est l'Office des étrangers qui sera chargé de superviser le screening qu'il réalisera en collaboration avec les services de police et avec Fedasil. Il aura 3 jours pour le faire si la personne a été trouvée sur le territoire et 7 jours si elle s'est présentée à la frontière.

Durant ce filtrage, le ressortissant devra être en permanence "à la disposition des autorités belges". Il pourrait dès lors être placé en centre fermé – une décision qui sera prise au cas par cas. Et durant l'entretien, il sera seul. Son avocat pourra cependant l'aider à le préparer.

3. Des procédures accélérées

La procédure accélérée – qui oblige le Commissariat aux réfugiés et apatrides (CGRA) à traiter une demande d'asile dans les 3 mois – sera par ailleurs appliquée à beaucoup plus grande échelle qu'aujourd'hui. Le Pacte prévoit notamment que la demande doit être traitée de manière accélérée lorsqu'elle émane d'une personne originaire d'un pays pour lequel le taux de protection est de 20 % ou moins. C'est le facteur d'accélération le plus important : selon les statistiques, 40 % des demandes d'asile faites en 2025 tombaient sous le coup de ce critère. Elle sera également appliquée pour les ressortissants venant d'un pays appartenant à la liste européenne des pays d'origine sûrs. Elle pourrait même être appliquée pour des ressortissants qui, au cours de leur fuite, ont traversé un pays considéré comme sûr – mais aucune liste de ces pays tiers sûrs n'est pour l'instant établie.

Le traitement des demandes d'asile provenant de ressortissants étrangers qui ont déjà demandé une protection internationale dans un autre pays européen sera lui aussi fait de façon accélérée.

Un tel raccourcissement des délais va permettre d'accélérer le retour des personnes déboutées et de libérer des places dans les centres d'hébergement gérés par Fedasil aujourd'hui saturés.

4. Des délais de recours plus courts

Une autre loi, votée le vendredi 29 mai à l'aube, a raccourci le délai de recours contre une décision du CGRA devant le Conseil du contentieux des étrangers. Ce délai est ramené à 30 jours et sera même porté à 10 jours (procédure accélérée) ou à 5 jours (procédure urgente) dans le cas de refoulement à la frontière ou de transfert vers le pays de première entrée.

5. L'enregistrement des auditions au CGRA

Les auditions qui durent au minimum 4 heures au CGRA en vue de prendre une décision dans un dossier de demande d'asile seront à l'avenir enregistrées. Elles n'étaient que retranscrites jusqu'à présent. Mais cet exercice n'était pas toujours facile lorsque l'un des interlocuteurs ne parle pas une des langues nationales de la Belgique. L'enregistrement audio pourra aider l'avocat à contester la retranscription.

Le Soir 8 juin 2026Glatigny casse-toi ! L’école publique n’est pas à toi », « Ni matraque, ni réforme pour nos écoles »,...
09/06/2026

Le Soir 8 juin 2026
Glatigny casse-toi ! L’école publique n’est pas à toi », « Ni matraque, ni réforme pour nos écoles », « Free free Palestine », « Bruxelles Bruxelles antifa » : place Poeleart, devant le palais de justice, les slogans se succèdent, donnant à entendre un large panel de revendications. Il faut dire que le rassemblement « contre toute forme de violence à l’égard des jeunes » réunit un large éventail d’acteurs de la société civile : Ecole en lutte, la Ligue des familles, la Ligue des droits humains, des associations de parents, des syndicats…

C’est à la suite de vidéos et témoignages dénonçant des violences policières lors des manifestations contre les réformes de l’enseignement que les collectifs Mars Attacks, Parents Attacks, Students Attacks, ainsi qu’Ecole en lutte ont appelé à un nouveau rassemblement ce lundi dès 16 h. « Nous avons entendu des policiers qualifier des jeunes de “sauvages” de “petites putes”, de “gauchiasses”. Des propos racistes et sexistes qui ne sont pas sans rappeler les dérives de l’extrême droite », avaient indiqué les organisateurs sur leurs réseaux sociaux. « Nous appelons toutes celles et ceux qui refusent qu’on démolisse les jeunes à coups de réformes et de matraques à marcher dans la rue. Nous appelons à une manifestation pacifiste la plus large possible. »

La colère après les incidents de jeudi

Jeudi dernier, jour de vote du décret-programme II, plusieurs milliers d’élèves et d’enseignants s’étaient réunis aux abords du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles lors d’une manifestation improvisée contre les mesures dudit décret. Parmi elles figurent l’augmentation de la charge horaire des enseignants du secondaire supérieur sans revalorisation salariale, la hausse du minerval dans l’enseignement supérieur ou encore la réduction des budgets « gratuité ».

Sur place, la police a multiplié les recours au gaz lacrymogène et a procédé à des arrestations jugées violentes par de nombreux manifestants. Les jours suivants, de nouveaux rassemblements se sont tenus près de la gare Centrale, débouchant eux aussi sur plusieurs arrestations. La Ligue des droits humains a dénoncé une « réaction policière disproportionnée », soutenant que la présence d’adolescents aurait dû inciter les forces de l’ordre à davantage de retenue.

Un avis partagé par plusieurs manifestants rencontrés ce lundi, dont Anton, déjà présent jeudi dernier près du parlement. « On me voit d’ailleurs sur une vidéo qui circule beaucoup sur les réseaux sociaux », affirme-t-il. « Donc, quand certains se demandent si ces images ont bien été filmées ce jour-là, je peux en attester. » Le jeune homme, chercheur d’emploi de 24 ans, se dit contre les réformes dans l’enseignement. « Tous mes amis sont profs d’histoire, je comprends leurs revendications. »

Maxime, instituteur à l’Ecole des Bruyères de Louvain-la-Neuve, participe lui à presque toutes les manifestations du secteur depuis l’arrivée de la majorité MR-Engagés. Il est même resté jusqu’à 3 h du matin pour suivre le vote du décret-programme en séance plénière. « Je l’ai vécu comme une grande injustice », confie-t-il. « J’ai ensuite entendu des collègues qui ont été nassés par la police, qui ont assisté à des arrestations musclées. J’espère que cela va mobiliser d’autres acteurs. »

Une mobilisation qui dépasse l’école

Après un rassemblement à 16 h place Poelaert, le cortège s’est élancé rue de la Régence en direction de la gare Centrale. Dans une foule caractérisée par une diversité d’âge et de milieu, des élèves du secondaire distribuent des stickers du mouvement de jeunesse du PTB, RedFox, à l’effigie de la ministre de l’Education, Valérie Glatigny (MR), accompagnée du slogan : « Touche pas à notre avenir. Stop aux plans Glatigny. » Selon nos confrères de Het Laatste Nieuws, la militante suédoise Greta Thunberg était également présente : « Je fais ma part, nous faisons tous notre part pour soutenir les étudiants et les enseignants », a-t-il indiqué.

Si la mobilisation est née dans le sillage des manifestations contre les réformes de l’enseignement, elle rassemble désormais bien au-delà du seul monde scolaire. « Je suis là en tant que maman, prof et citoyenne », énumère Stéphanie, enseignante à l’Ihecs. « Je suis là pour la protection de notre démocratie et pour le droit de toutes et tous à occuper l’espace public. Or, aujourd’hui, on a presque peur d’être là. » Autrefois, elle participait aux manifestations avec ses enfa

Avec Asbl ReForm et ATELIERS DU SOLEIL
05/06/2026

Avec Asbl ReForm et ATELIERS DU SOLEIL

Venez nombreux à notre fête interculturelle ce vendredi 26 juin dès midi! Au programme: chants, danses, témoignages et r...
03/06/2026

Venez nombreux à notre fête interculturelle ce vendredi 26 juin dès midi! Au programme: chants, danses, témoignages et repas interculturel...
Merci de confirmer votre présence.

«CE TEXTE EST LE FRUIT D’UN ACCORD HONTEUX CONCLU ENTRE LES ÉTATS MEMBRES ET UNE MAJORITÉ DE DROITE ET D’EXTRÊME DROITE»...
02/06/2026

«CE TEXTE EST LE FRUIT D’UN ACCORD HONTEUX CONCLU ENTRE LES
ÉTATS MEMBRES ET UNE MAJORITÉ DE DROITE ET D’EXTRÊME DROITE»

AFP et Le Figaro, 2 juin 2026
Les eurodéputés et les États européens ont trouvé un accord lundi soir pour durcir la politique migratoire de l'UE, avec la possibilité de créer des centres à l'étranger où renvoyer les migrants illégaux. La loi prévoit une batterie de mesures pour accélérer les expulsions et permet aux États qui le souhaitent d’installer des centres en dehors de l’Europe, pour y renvoyer des déboutés du droit d’asile. Le compromis, trouvé dans la soirée, devra être voté une dernière fois par le Parlement européen et les États membres dans les prochaines semaines.

Certains pays européens comme le Danemark, l’Autriche ou l’Allemagne commencent déjà à imaginer où installer ces centres, par exemple au Rwanda, en Ouganda ou en Ouzbékistan. L’idée de créer ces «hubs de retour», sans lien avec le pays d’origine des migrants, n’est pas nouvelle. Elle a été testée par l’Italie de Giorgia Meloni en Albanie, avant même l’examen de leur demande d’asile, contrairement à ce que prévoit la nouvelle loi européenne.

Mais le centre en Albanie est longtemps resté vide en raison d’une série de contestations judiciaires. Et il faudra du temps aux États pour développer de tels projets, en accord avec les pays tiers qui les accueilleraient. La France s’est montrée sceptique sur de tels centres et l’Espagne s’y est opposée, y voyant une menace pour le respect des droits humains.

TOUR DE VIS

Ces hubs seront des «arrangements pays par pays. On ne voit pas très bien comment ça marchera», met en garde une source diplomatique, qui considère que le cœur de la loi se trouve plutôt dans les «flexibilités» mises en place pour accélérer les expulsions. Car le texte approuvé lundi prévoit des sanctions plus strictes pour les migrants refusant de quitter le sol de l’UE, comme des saisies de documents d’identité ou une durée de détention prolongée jusqu’à 24 mois.

Le renvoi des migrants contre leur gré serait aussi accompagné d’une durée d’interdiction d’entrée dans l’UE allongée à 10 ans (contre 5 ans actuellement), voire 20 ans. Aujourd’hui, environ 20% des décisions d’expulsion aboutissent réellement, une statistique très critiquée par les partisans d’une ligne migratoire plus ferme.

Mais avec les nouvelles règles, l’UE disposera d’un «meilleur contrôle pour garantir que les retours soient effectués. C’est ce qu’attendent les citoyens - et c’est ce que nous leur offrons», affirme le commissaire européen en charge de l’immigration Magnus Brunner. Durant les négociations de la soirée à Bruxelles, le principal bras de fer concernait la date d’application des différentes mesures.

LA GAUCHE ET LES ONG VENT DEBOUT

Les États auront la possibilité d’initier directement des centres de retour, mais d’autres mesures n’entreront en vigueur qu’un an après la publication de la loi, pour des raisons juridiques notamment. Le texte marque quoi qu’il en soit un net durcissement de la politique migratoire de l’Union européenne, seulement deux ans après l’adoption du Pacte asile et migration, qui entre tout juste en vigueur actuellement.

Ce pacte prévoit un «filtrage» renforcé aux frontières et un mécanisme de solidarité entre les États membres dans l’accueil des migrants. Le nouveau texte validé lundi soir vient le compléter et traduit la poussée de la droite et de l’extrême droite au Parlement européen. L’eurodéputé de droite François-Xavier Bellamy, qui a milité pour le durcissement des règles, estime que le texte «va révolutionner la politique européenne face à l’immigration illégale».

La gauche et les ONG sont à l’inverse vent debout contre ces mesures, qu’elles jugent contraires au droit international. Ce texte est le «fruit d’un accord honteux conclu entre les États membres et une majorité de droite et d’extrême droite», accuse l’eurodéputée écologiste Mélissa Camara, qui y voit un «recul historique pour les droits fondamentaux des personnes exilées».

30/05/2026

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