Sport Solid'r

Sport Solid'r Programmes et Ateliers ludiques de sensibilisation aux différents handicaps et au Sport Responsable dans les écoles

27/05/2026
27/05/2026

🇨🇭 Cap sur la Geneva’s Cup : Le Bordeaux Foot-Fauteuil a besoin de votre soutien 🦅

Nous avons l'immense honneur d'avoir été sélectionnés pour représenter Bordeaux lors de la Geneva’s Cup, un tournoi international prestigieux en Suisse. C’est une opportunité unique pour nos joueurs de briller au plus haut niveau, mais cela représente également un défi logistique et financier d'envergure.

Pour permettre à notre délégation de 17 joueurs, encadrants et accompagnateurs de voyager dans des conditions optimales et adaptées, nous faisons aujourd'hui appel à votre générosité.

Chaque contribution, quel qu'en soit le montant, nous rapproche un peu plus de Genève. Si vous ne pouvez pas participer financièrement, un simple partage de ce post ou une mise en relation serait déjà une aide précieuse.

👉 Pour nous accompagner dans cette aventure, vous pouvez faire un don sur notre cagnotte sécurisée : https://bit.ly/GenevasCup

27/05/2026
27/05/2026
16/05/2026

Intéressés par une projection en salle ou dans votre club ? Contactez moi.Un film documentaire de Nicolas BergèsCoproduit par Argane Productions (Carole Giar...

16/05/2026

QUEL AVENIR ? QUELLES SOLUTIONS POUR LE RUGBY FÉMININ ?

LE CAS AGATHE SOCHAT : UN TÉMOIGNAGE QUI INTERROGE

Le témoignage d’Agathe Sochat, désormais Agathe Gérin, est probablement l’un des plus forts et des plus révélateurs de la réalité actuelle du rugby féminin français.

Internationale du XV de France, finaliste de Coupe du monde, joueuse du Stade Bordelais, diplômée d’ergothérapie, racontait récemment le brutal retour à la réalité vécu après la Coupe du monde.

Et ses mots sont extrêmement forts :

« La réalité est difficile parce que je suis rentrée de la Coupe du monde au chevet de mon petit hospitalisé et de ma grande dont il fallait s’occuper, en devant aller m’inscrire à France Travail. Quand on joue devant 80 000 personnes, on ne se dit pas que deux jours après, on s’inscrit au chômage.»

Quelques semaines auparavant, pendant la préparation de la Coupe du monde, elle avait appris que son contrat fédéral ne serait pas renouvelé, comme celui d’une dizaine de joueuses.

Et derrière cette situation, il y a aussi une histoire profondément humaine.

Pendant la compétition, Agathe avait dû quitter momentanément le groupe France pour rejoindre son épouse qui accouchait prématurément de leurs jumeaux. Une épreuve terrible, marquée par le décès de l’un des deux bébés, tandis que leur fils survivait comme un grand prématuré.

Cette histoire, qu’elle avait souhaité partager sur les réseaux sociaux, rappelle ce qu’est aussi le rugby féminin :

- des femmes qui construisent une carrière,
- une famille,
- une vie,
- parfois une maternité,
- tout en représentant leur pays au plus haut niveau.

Heureusement, Agathe avait anticipé l’avenir.
Diplômée d’ergothérapie, elle avait déjà construit une reconversion professionnelle.

Mais malgré cela, elle dit elle-même avoir eu énormément de mal à encaisser ce retour brutal à la réalité.

Et c’est là que le sujet dépasse largement son cas personnel et pose question :

Est-ce digne d’une grande fédération ?

Une joueuse qui représente son pays au plus haut niveau, qui porte l’image du rugby français dans le monde entier, doit-elle se retrouver quasiment seule face à une fin de contrat fédéral, sans véritable accompagnement humain, psychologique ou professionnel structuré ?

Quel suivi ?
Quel accompagnement ?
Quelle transition ? Next ?
Et surtout… quelle suite ?

Car le problème n’est pas seulement le contrat.
Le problème, c’est ce qu’il y a après.

LE RUGBY FÉMININ FRANÇAIS : UNE CROISSANCE… MAIS À DEUX VITESSES

Aujourd’hui, le rugby féminin français reste extrêmement hétérogène.

D’un côté :

- des clubs adossés à de grandes structures professionnelles,
- bénéficiant d’infrastructures solides,
- capables d’investir progressivement.

On pense évidemment à :
- Stade Toulousain Féminin,
- Stade Bordelais,
- ASM Romagnat Rugby Féminin.

Il faut également citer :

- Montpellier,
- Grenoble,
- et Bobigny.

Montpellier a longtemps été une place forte du rugby féminin français, avec de nombreuses internationales issues du club. Son modèle repose largement sur l’adossement historique au MHR et sur de gros partenaires économiques capables de soutenir la structure.

Grenoble suit également un modèle proche, avec un appui important de l’écosystème local et d’un projet structuré autour du club support. C’est d’ailleurs un environnement qui a permis l’émergence de joueuses comme Manae Feleu.

Et il faut aussi citer l’exemple remarquable de Bobigny.

Dans un territoire populaire comme la Seine-Saint-Denis, AC Bobigny 93 Rugby est devenu depuis des années un symbole :

- d’intégration,
- de diversité,
- d’inclusion,
- d’émancipation par le sport.

Avec des moyens pourtant bien inférieurs aux grandes puissances économiques du rugby français, le club continue :

- à former,
- à performer,
- à alimenter les équipes de France,
- et à porter un projet humain exceptionnel.

Mais derrière ces locomotives, l’écart devient parfois immense.

Beaucoup de clubs :

- fonctionnent encore presque entièrement grâce au bénévolat,
- des mécènes
- disposent de moyens limités,
- peinent à fidéliser leurs joueuses,
- et ne peuvent évidemment pas proposer de véritables perspectives professionnelles.

Aujourd’hui encore, dans beaucoup de clubs français, les rémunérations restent modestes, souvent autour de 1 000 à 1 500 euros mensuels pour de nombreuses joueuses sous contrat ou conventionnées, avec d’importantes disparités selon les structures.

La réalité, aujourd’hui, est que le rugby féminin français reste encore largement amateur ou semi-amateur.

LES CONTRATS FÉDÉRAUX : UNE ÉTAPE, PAS UN MODÈLE

Les contrats fédéraux ont permis d’accélérer le développement du XV de France féminin et du rugby à 7 féminin.

Ils ont apporté :
- du temps d’entraînement,
- de la préparation physique,
- de la professionnalisation,
- de la visibilité,
- des résultats internationaux.

Mais la Fédération française de rugby ne peut pas se contenter de financer une trentaine de joueuses pendant les quatre années précédant une Coupe du monde ou des Jeux olympiques… puis récolter seule les bénéfices médiatiques et politiques des performances du rugby féminin.

Car derrière ces équipes nationales, il y a des clubs qui investissent :

- forment les joueuses,
- les accompagnent depuis l’enfance,
- structurent les territoires,
- trouvent des éducateurs,
- cherchent des partenaires,
- maintiennent des sections féminines parfois dans des conditions très difficiles.

Et pourtant, beaucoup de ces clubs ne disposent toujours pas des moyens suffisants pour construire un véritable rugby féminin durable.

Le danger, aujourd’hui, serait de développer uniquement un rugby féminin FFR “de vitrine” :

- quelques internationales sous contrat,
- des campagnes de communication pendant les grandes compétitions,
- des résultats mis en avant,
- sans construire réellement l’écosystème économique qui permettra aux clubs de survivre et de grandir.

Or un sport ne se développe jamais durablement uniquement par le haut.

Il se construit par sa base.

LE NAMING AXA ÉLITE 1 : UNE PREMIÈRE ÉTAPE POSITIVE

Le championnat féminin français possède désormais un partenaire titre avec “AXA Élite 1”.

C’est une excellente chose parce qu’un naming apporte :
- de la visibilité,
- de la crédibilité,
- de la valeur commerciale,
- et montre que les grandes entreprises commencent enfin à croire au potentiel du rugby féminin.

Mais maintenant, il faut aller beaucoup plus loin.

Car le rugby féminin représente aujourd’hui énormément pour l’image du rugby français :

- inclusion,
- diversité,
- proximité,
- résilience,
- modernité,
- valeurs humaines,
- une pratique moins violente.

Le rugby féminin n’est plus simplement une “section à développer” il est devenu un moteur d’image pour la fédération et pour le rugby français.

L’ANGLETERRE : INVESTIR AUJOURD’HUI POUR CONSTRUIRE DEMAIN

Le rugby anglais n’est pas encore rentable mais il a déjà compris qu’on ne construit pas le rugby féminin uniquement autour de l’équipe nationale.

La RFU anglaise a déjà investi plus de 12 millions de livres sterling, soit environ 14 millions d’euros, dans le développement du rugby féminin et du rugby communautaire à travers le programme “Impact ’25”.

Plus de 650 clubs ont déjà bénéficié directement de ces investissements :

- infrastructures,
- vestiaires adaptés,
- développement des jeunes filles,
- formation,
- accompagnement territorial,
- médiatisation,
- soutien aux clubs.

Les Red Roses sont devenues une véritable marque sportive.

Les joueuses sont omniprésentes :

- sur les réseaux sociaux,
- dans les médias,
- dans les campagnes de communication.

Les jeunes filles peuvent s’identifier.

Et cela produit déjà des résultats :
plus de pratiquantes,
plus de clubs,
maillage du territoire,
plus de visibilité,
plus de talents détectés partout sur le territoire.

Les salaires anglais restent néanmoins encore très éloignés du rugby masculin. Les internationales sous contrat RFU peuvent aujourd’hui atteindre environ 30 000 à 45 000 livres annuelles, parfois davantage pour certaines stars ou joueuses cumulant club et sélection. Le championnat reste donc encore largement soutenu par les investissements fédéraux et les clubs supports.

Mais l’Angleterre doit aussi servir d’avertissement.

Le championnat anglais attire aujourd’hui énormément d’internationales étrangères, notamment canadiennes, néo-zélandaises ou australiennes.

C’est une richesse sportive mais si nous voulons un jour devenir championnes du monde, alors la priorité doit rester :

- la formation française,
- le développement des joueuses françaises,
- et la stabilité économique des clubs.

LA NOUVELLE-ZÉLANDE : PEUT-ÊTRE LE MODÈLE LE PLUS INTELLIGENT POUR LA FRANCE

Le modèle néo-zélandais est probablement celui qui mérite aujourd’hui le plus d’attention parce qu’il réussit à combiner :

- performance,
- stabilité,
- formation,
- maîtrise économique,
- et accompagnement humain.

La Nouvelle-Zélande n’a pas seulement construit les Black Ferns elle a construit :

- une filière jeunes, scolaire,
- un championnat provincial historique, la Farah Palmer Cup,
- des franchises semi-professionnelles à travers le Super Rugby Aupiki,
- un accompagnement fédéral,
- et une vraie cohérence entre clubs et équipe nationale.

Le Super Rugby Aupiki fonctionne avec seulement quelques franchises régionales :

- Blues Women,
- Chiefs Manawa,
- Hurricanes Poua,
- Matatū.

Les effectifs sont volontairement maîtrisés, avec environ 28 joueuses sous contrat par franchise, afin de conserver :

- l’équilibre sportif,
- la stabilité financière,
- et la qualité de la formation locale.

Surtout, les Néo-Zélandais ont très vite compris qu’il fallait éviter les dérives du rugby masculin professionnel :

- inflation des salaires,
- dépendance économique,
- concentration des talents,
- déséquilibres financiers.

Le système reste donc très encadré et maîtrisé économiquement.

Les salaires restent raisonnables et contrôlés :

- certaines Black Ferns touchent environ 60 000 à 130 000 dollars néo-zélandais annuels selon leur statut,
- soit environ 30 000 à 70 000 euros,
- très loin des excès du rugby masculin professionnel.

Mais ce qui est probablement le plus intéressant pour la France, c’est l’approche humaine.

Les Black Ferns bénéficient aujourd’hui :

- d’un accompagnement professionnel,
- d’aides à la reconversion,
- d’un suivi médical renforcé,
- et même de dispositifs spécifiques liés à la maternité.

Et cela change énormément parce que le rugby féminin ne peut pas être pensé exactement comme le rugby masculin.

Les joueuses construisent aussi :

- des vies de famille,
- des maternités,
- des reconversions,
- des doubles projets professionnels.

Le cas d’Agathe Sochat le montre parfaitement et peut-être que la France doit justement s’inspirer de cette approche néo-zélandaise :

- professionnaliser progressivement,
- protéger économiquement les clubs,
- maîtriser les dépenses,
- accompagner humainement les joueuses,
- et construire un modèle durable plutôt qu’un simple effet générationnel avant chaque Coupe du monde.

MAÎTRISER DÈS MAINTENANT LE MODÈLE ÉCONOMIQUE

Le rugby féminin ne doit surtout pas reproduire certaines dérives du rugby masculin :

- inflation incontrôlée,
- dépendance financière,
- déséquilibres économiques,
- concentration des talents,
- fragilité des clubs.

Il faut construire dès maintenant un modèle durable et maîtrisé car si quelques clubs deviennent ultra-dominants financièrement, alors le championnat perdra rapidement et c’est déjà un peu le cas:

- son équilibre,
- son attractivité,
- et sa capacité à développer les territoires.

Le rugby féminin français doit rester accessible et compétitif pour un maximum de clubs.

Cela passera probablement demain par :

- un salary cap adapté au rugby féminin,
- une surveillance financière rigoureuse,
- des règles favorisant les joueuses françaises formées localement,
- une meilleure répartition des ressources,
- et un accompagnement économique progressif des clubs par la Fédération.

L’objectif n’est pas de freiner le développement mais d’éviter dès aujourd’hui les erreurs qui fragilisent déjà le rugby masculin professionnel.

Le pire serait de construire artificiellement quelques grosses équipes avant de voir le système exploser dans dix ans.

CE QUE LA FFR DOIT CONSTRUIRE MAINTENANT

Aujourd’hui, la Fédération ne peut plus simplement accompagner le rugby féminin à travers quelques contrats fédéraux.

Elle doit construire un véritable modèle économique et cela passe par :

- un plan média ambitieux,
- des accords de diffusion,
- une stratégie réseaux sociaux moderne,
- l’aide à la structuration des clubs,
- des partenariats privés,
- des investissements fédéraux assumés à perte dans un premier temps,
- une régulation économique intelligente,
- et un véritable accompagnement humain et professionnel des joueuses en fin de contrat.

Oui, cela coûtera de l’argent.

Mais une fédération qui a délégation de service public n’est pas seulement là pour équilibrer des comptes à court terme, pour une comptabilité analytique, pour un intérêt politique immédiat.

Elle a pour mission de construire le rugby de demain.

LE RUGBY FÉMININ A BESOIN DE CLUBS FORTS

Le véritable avenir du rugby féminin passera forcément par les clubs.

Parce que ce sont eux qui :

- forment,
- accompagnent,
- fidélisent,
- créent du lien,
- développent les territoires,
- et sécurisent les joueuses sur le long terme.

Un contrat fédéral peut aider une génération.

Mais seul un championnat structuré, stable et économiquement sain peut construire durablement un sport.

Et si nous voulons un jour voir les Bleues championnes du monde, performantes dans la durée, alors il faut commencer dès maintenant à construire ce modèle.



10/05/2026

Le maître fier de son élève . Samantha Davies , Violette Dorange . Passage de relai réussi et une très belle complicité des deux navigatrices . Violette a fini hier soir 3 eme de la 1 000 Race sur Initiatives Coeur, l’ancien bateau de Sam Davies .

10/05/2026

Cap sur la Route du Rhum : Violette Dorange et Élodie Bonafous affûtent leurs armes sur la 1000 Race 👉 https://ebx.sh/XIKpxz

13/02/2026

On nous dit de faire du sport… mais savons-nous vraiment pourquoi ?

Au-delà de la santé physique, le sport agit sur le mental, renforce les liens sociaux et développe des compétences utiles au quotidien. On vous en parle en détail dans notre article sur notre blog ASPTT juste ici : https://pulse.ly/8xtbooobnb.

Prêts à découvrir pourquoi faire du sport ? Attention, ça risque de vous motiver ! 😉

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