12/12/2025
Hello à toutes et à tous,
Oui, oui, je me suis faite très discrète ces derniers temps. Et pour être honnête : parler pour parler, ce n’est vraiment pas mon truc. J’ai donc préféré prendre une vraie pause média pour analyser la situation autour du COJOP et comprendre les enjeux auxquels fait face son Président, Edgar Grospiron.
Je suis une militante déterminée pour l’intégration du cyclo-cross aux JO d’hiver 2030. Pourquoi ? Parce que cette discipline porte plus d’un siècle d’histoire. 1902, ce n’est pas hier. Et respecter l’histoire d’un sport, c’est respecter ses racines et celles et ceux qui l’ont façonné.
Aujourd’hui, j’observe chaque jour des débats autour des sports additionnels : trail, gravel, cyclo-cross, cross-country… Pour ma part, je défendrai toujours fermement le cyclo-cross et le cross-country : des disciplines qui ont réellement construit l’histoire du sport en France. Dois-je croire que la COJOP oublierait l’histoire au profit… d’autre chose ?
On nous annonçait une décision début décembre. Finalement… ce sera juin 2026. Ou peut-être 2027, qui sait ?
Ce délai doit être une opportunité : celle d’envoyer des signaux forts aux responsables politiques et sportifs. Les JO, d’hiver comme d’été, doivent respecter les pratiques sportives fondatrices.
Le cyclo-cross est une discipline incroyable, historique, trop méconnue dans la moitié sud du pays mais profondément vivante dans la moitié nord... en hiver. Oui, certains sports sur neige et glace craignent probablement de voir briller des athlètes comme Mathieu van der Poel, Pauline ou encore Jimmy Gressier. Mais… n’ayez aucune crainte : les JO sont une fête, pas une propriété réservée à quelques-uns, j’ai envie de dire, ouvrez-vous !
Et dois-je rappeler que plus de 70 % des jeunes Français n’ont pas accès au ski ? Offrons-leur d’autres pratiques hivernales accessibles et bonnes pour la santé : le cyclo-cross et cross-country (2 pratiques accessibles et de plus pratiquées en milieu sécurisé)… La diversité ne doit pas être une menace.
Pendant ce temps, j’observe que Nice, sur le podium des villes les plus chaudes de France, va accueillir des épreuves des JO d’hiver et prévoit plus de 180 millions d’euros d’investissements pour satisfaire ses besoins. Cela me rappelle la folie actuelle des Émirats, capables de construire une montagne artificielle en plein désert pour avantager son coureur. Absurde, non ?
Alors oui, quand on m’a proposé de participer à l’organisation du cyclo-cross à la Planche des Belles Filles, je n’ai pas hésité une seconde et pour cause ce projet coche toutes les cases qui me semblent essentielles pour accueillir un tel événement, en cohérence avec l’esprit des JO de la montagne. Oui, il faut de la montagne, pour le symbole comme pour le sens :
✅ un site à plus de 1 000 m d’altitude,
✅ un respect total de l’environnement par ses responsables,
✅ un coût quasiment nul,
✅ un lieu mythique pour les cyclistes passionnés.
L’UCI soutient le cyclo-cross. Son président, David Lappartient, l’a dit clairement. J’ose espérer que l’histoire primera sur la spéculation, au niveau des instances internationales.
Et surtout, ne venez pas me dire que nous ne sommes pas dans les Alpes : le patinage de vitesse se tiendra probablement aux Pays-Bas, et pour ce qui est des remises de médailles, qu’elles se déroulent au nord ou au sud des Alpes pour sa répartition… Messieurs, la cour de récréation n’est pas au programme. Vous serez plus que les bienvenus en territoire vosgien pour vous partager la neutralité d'une guerre déjà annoncée dans vos quotidiens.
Ce mois de silence m’a permis d’observer, de comprendre et de travailler. Nous continuons, quoi qu’ils en disent, quoi qu’ils en pensent. J’ai d’ailleurs récemment remis un dossier complet sur l’histoire du cyclo-cross à Edgar Grospiron, pour qu’il mesure pleinement l’héritage qu’il peut contribuer à transmettre. Un homme de sens, j’en suis convaincue.
La suite arrive. Et elle sera belle !
Lucie ☺️